Développement

Déficit énergétique : La REGIDESO promet les solutions en énergie électrique d’ici 2024

Au Burundi, l’insuffisance de l’électricité plombe le développement. Les coupures répétitives de l’électricité affectent les activités génératrices de revenus et les industriels ne sont pas satisfaits. A part ce déficit énergétique, la vétusté du réseau énergétique pose un réel problème.  Le DG de la Regideso tranquillise la population et affirme être à la recherche des solutions durables.

Le déficit en énergie électrique constitue un des défis majeurs contre le développement au Burundi

La population du Burundi fait face à des problèmes liés à l’insuffisance de l’électricité. Dans certains quartiers, les ménages se sont habitués aux coupures intempestives d’électricité. Les personnes vivant de petits métiers comme la soudure, le commerce du lait ou les propriétaires des salons de coiffures et des secrétariats publics voient souvent leurs activités perturbées. Parfois, les coupures d’électricité s’étendent sur de longues heures.

Le secteur industriel touché

Tout de même, les industriels indiquent que l’insuffisance de l’électricité plombe leurs activités.  Lors de la visite de Marie Chantal Nijimbere, ministre ayant le commerce dans ses attributions dans certaines unités industrielles de la capitale économique, les industriels ont fait savoir que l’insuffisance énergétique plombe porte leur productivité.

C’est le cas de PACOBU dont les responsables assurent que l’électricité fournie par la Regideso est insuffisante pour faire fonctionner ses machines.    La société Jessy Blessing Company qui produit localement du sel fait face aux mêmes défis. Selon Eulfride Niyongere, directrice générale de cette société, l’offre énergétique de la Regideso est insuffisante pour faire tourner ses machines dont elle dispose.

D’autres sociétés comme ITRAPACK qui s’investit dans la production des emballages biodégradables sont également touchées. Sophonie Ndayisaba, administrateur directeur général de cette société indique qu’il peut y avoir des coupures d’électricité pouvant aller jusqu’à 6h par jour. Ce qui impacte la production. Pour résorber ce déficit énergétique, ces sociétés sont obligées de faire recours aux groupes électrogènes qui nécessitent du carburant pour faire tourner leurs usines.

La Regideso veut booster sa capacité de distribution de l’énergie

Selon Dr Ir Major Jean Albert Manigomba, DG de la Regideso, la population peut espérer un changement dans la distribution de l’énergie d’ici peu. Il parle notamment de l’électricité générée par la centrale hydroélectrique Rusumo Falls qui, selon lui, est prête à être injectée dans le réseau avec 28 MW de capacité de production. Manigomba espère que la centrale hydroélectrique Jiji-Murembwe sera opérationnel en 2024 avec une capacité de production de 49.5 MW. Pour lui, le Burundi aura alors acquis une capacité énergétique suffisante. A la question de savoir si le Burundi aura la capacité énergétique requise pour pouvoir exploiter le nickel de Musongati après l’opérationnalisation de la centrale hydroélectrique Jiji-Murembwe, le DG de la Regideso répond par la négative. Pour lui, on peut acheter de l’électricité à n’importe quel pays limitrophe si besoin en est. « Nous avons des projets d’interconnexion avec d’autres pays », affirme-t-il. Il cite notamment la Tanzanie et l’Ethiopie parmi les pays d’où le Burundi peut s’approvisionner.

A propos des coupures répétitives de courant, le patron de la Regideso indique qu’elles sont dues aux travaux de maintenance des postes pour leur permettre de contenir la charge d’énergie à venir. Cependant, les coupures ne sont pas uniquement dues aux travaux de réhabilitation. Manigomba indique que la plupart des coupures sont dues à la vétusté du réseau électrique. « Les câbles fondent parce qu’elles sont vielles et qu’elles ne résistent pas à la charge électrique injectée », explique-t-il. Il affirme que la Regideso dispose d’un projet de réhabilitation de son réseau électrique qui nécessite d’être appuyé par ses partenaires.

Au moment où le pays veut booster la production sur tous les plans, le secteur de l’énergie doit focaliser l’attention des décideurs. Ceci, pour permettre aux opérateurs économiques de produire beaucoup et de limiter les coûts de la production.

A propos de l'auteur

Jonathan Ndikumana.

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