Transport

Délimitation du périmètre de circulation des tricycles et des deux-roues : Une mesure qui n’est pas du goût à tout le monde

Un mois s’est écoulé après la mise en application de la mesure interdisant la circulation des tricycles et des deux-roues dans certaines zones de la ville de Bujumbura. Mais dans les espaces où la circulation de ces engins est permise, tout n’est pas rose. Les conducteurs et les clients ne parlent pas d’une même voix

Il est 8 heures à Kinama dans la commune de Ntahangwa en mairie de Bujumbura. Nous sommes à quelques encablures du marché de cette localité. La circulation est intense. Les vas-et-viens sont incalculables. Des vélos, des motos et des tuk-tuks assurent le transport des personnes sans oublier les véhicules qui s’en occupent habituellement. Il y a aussi la prédominance des piétons qui vont vaquer à leurs activités quotidiennes. Un autre aspect à ne pas ignorer ce sont des personnes qui se regroupent et attendent désespérément les bus susceptibles de les transporter jusque dans le centre-ville. Mais, actuellement, ces moyens de transport sont comptés sur le doigt de la main, surtout pendant les heures de pointe. Si jamais un autobus arrive à l’arrêt-bus, les passagers se bousculent pour espérer occuper une place dans le véhicule, car tout le monde ne peut pas en avoir vu l’effectif des passagers qui attendent. La carence des bus est causée par la pénurie récurrente du carburant qui s’observe depuis plusieurs semaines. Cela a été aggravé par la mise en application de la mesure interdisant la circulation des deux-roues et des tricycles dans certaines zones de la ville de Bujumbura qui a été prise par le ministère de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique.

Les conducteurs des motos, des vélos et des tuk-tuks se concurrencent dans un espace restreint.

Une mesure qui n’arrange presque rien

Même si la zone de Kinama fait partie du périmètre où la circulation des motos, des vélos et des tuks-uks est autorisée, les conducteurs de ces engins ne sont pas satisfaits. Un conducteur  du taxi-vélo nommé Egide Niyongabo avec qui nous nous sommes entretenus fait savoir que suite à cette mesure, beaucoup de conducteurs de ces engins se sont concentrés dans les périphéries de la ville de Bujumbura, notamment à Kinama. « Les taxi-moto, les taxi-vélo et les tuk-tuks qui travaillaient dans les zones actuellement interdites sont allés se concentrer dans les périphéries. Par conséquent, une pléthore de ces moyens de transport s’y observe», indique M. Niyongabo. En conséquence, il y a une concurrence farouche dans le transport des personnes. Pour illustrer cela, il donne l’exemple sur un trajet  où un client payait 1000 FBu il y a de cela un mois. Actuellement, le même  client paie entre 300 FBu et 700 FBu. 

Un conducteur de moto qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat affirme qu’il travaille à perte. Sur un trajet où un client d’un taxi-moto payait habituellement 2500 FBu, aujourd’hui  le même trajet se négocie entre 1000 FBu et 1500 FBu. 

Quid des bénéficiaires ?

Les personnes qui se déplacent via ces moyens de transport disent qu’ils sont partiellement satisfaits parce que le prix a diminué. Même s’ils se réjouissent de cette amélioration, il faut remarquer que tout n’est pas rose. Une tenancière d’un restaurant situé aux environs du marché de Kinama a fait savoir que le fait de circuler dans une zone restreinte ne l’arrange pas. «  Le fait de se déplacer à vélo ou à moto dans cette zone ou dans ses environs ne cause aucun problème, mais mon travail m’exige d’aller au-delà de  cette zone. Par exemple, je dois aller régulièrement dans certains marchés comme Ngagara II dit Cotebu ou Bujumbura City Market (BCM) dit Chez Sion », précise-t-elle. Dans ce cas-là, les tricycles et les deux-roues ne peuvent pas me servir à grand-chose. Pour boucler un pareil trajet, ajoute-t-elle, elle est obligée de payer un taxi dont le prix se situe entre 10 000 FBu et 15 000 FBu.

En plus de cela, en tant que gestionnaire d’un restaurant, il lui est impossible de rester uniquement à Kinama. Elle doit aller de temps en temps au centre-ville pour faire quelques courses. Ainsi les tricycles et les deux-roues deviennent des discours sociaux. Elle demande au gouvernement du Burundi d’alléger cette mesure en mettant en avant la liberté de mouvement et surtout d’agrandir les zones autorisées à la circulation des tuk-tuks et des deux-roues. Elle souhaite exercer ses  activités commerciales dans de meilleures conditions.

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Gilbert Nkurunziza.

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