Environnement

Les égouts à ciel ouvert, le calvaire des citadins

La présence des égouts sans couvercles sur certaines avenues de la mairie de Bujumbura obstrue la circulation et menace la santé de la population. Cette dernière déplore déjà quelques accidents de la route et demande la couverture de ces égouts pour éviter le pire

Au centre-ville de Bujumbura, plus particulièrement au tournant de l’avenue Pierre Ngendandumwe qui sépare la Banque KCB et l’école primaire Stella Matutina, l’égout non couvert qui s’y trouve a déjà causé des accidents de roulage. Un taximan rencontré à cet endroit témoigne du danger. « Avant le trou était très profond et, par mégarde, j’y ai fait tomber ma voiture. J’ai dû payer 2000 FBu pour la faire sortir de là ». Il rassure qu’actuellement, certains conducteurs savent avec précision là où se trouvent cet égout et essaient de l’éviter.

A la gare routière de Cotebu se trouve un autre égout très profond qui contient des sachets et des bouteilles en plastique. Ce dernier gêne la circulation des bus et des taxis sur ce parking. Les chauffeurs œuvrant sur ce parking indiquent que non seulement, cet égout dégage des odeurs nauséabondes insupportables et représente un danger pour la circulation de leurs automobiles. « Pendant la saison des pluies, la situation est tout autre. Cet égout est plein de déchets qui dégagent une odeur nauséabonde et plusieurs personnes sont déjà tombées dedans par mégarde ».

Un danger social

Au centre-ville sur l’avenue de la RDC, en face de l’entrée de l’église orthodoxe, il y a un égout non couvert. Les chauffeurs qui passent par là témoignent de la gêne que cause ce trou dans la circulation. C.N, un taximan parquant son véhicule à cet endroit se lamente. « Il suffit juste d’une petite inattention pour tomber dedans ». Selon lui, les heures du soir sont les plus mauvaises. Des gens et des voitures y tombent le plus souvent. « Un vieil homme ivre est tombé là-dedans récemment. C’était vers 22h du soir, il rentrait chez lui à Bwiza et il a eu un bras cassé ». Ce taximan demande la couverture de cet égout. En attendant, ils y ont mis de longues branches d’arbres pour éviter les accidents.

Au quartier VIII de la zone Ngagara, l’égout se trouvant en face de la 3ème rue est bouché par des eaux usées, des branches d’arbres et des déchets.

Le cliché est le même dans la zone Bwiza en commune Mukaza de la mairie de Bujumbura. Un égout sans couvercle est visible à la 4ème avenue juste à l’entrée du bureau du chef-lieu de la zone Bwiza. Les habitants de cette localité se plaignent que malgré les accidents impliquant les piétons, les motos, les vélos et les voitures circulant sur cette avenue, aucune solution n’a été trouvée. Ces derniers, alors, ont trouvé des solutions alternatives en remplissant l’égout de pierres pour éviter toutes éventualités d’accidents.

Au quartier VIII de la zone Ngagara, sur l’avenue Buconyori, il y a quatre égouts. Celui se trouvant tout près de la station-service Delta est plein de vieux pneus pour éviter que quelqu’un y tombe. Celui se trouvant en face de la 3ème rue est bouché par des eaux usées, des branches d’arbres et des déchets. Une femme vivant dans cette localité se lamente du fait qu’il y a des gens qui viennent y jeter des déchets. « Il a été conçu et construit pour servir dans l’évacuation les déchets. Si ce n’est pas le cas, c’est nous qui en subissons les conséquences ».

A la 4ème rue, l’égout qui s’y trouve est recouvert de branches mortes. A quelques pas se trouve un autre égout plein de déchets mélangés avec de l’eau. Un jeune homme habitant tout près de ces regards non couverts affirme que ces derniers ont déjà causé plusieurs accidents. Il s’inquiète du fait que les maladies des mains sales peuvent les attaquer. Une jeune femme se trouvant à côté de lui s’inquiète pour la sécurité des enfants. « On essaie comme on peut d’empêcher les enfants de sortir jouer dehors de peur qu’ils tombent dans ces trous, mais cela est difficile dans cette période de vacances ». A l’avenue Moso, un autre regard s’observe juste au tournant de l’avenue Mugamba. Les citadins demandent aux autorités habilitées de procéder à la couverture de ces regards.

Vers une réhabilitation de la station d’épuration ?

Signalons que les égouts publics se déversent dans la station d’épuration de Buterere. L’épuration des eaux est un ensemble de techniques qui consistent à purifier l’eau soit pour réutiliser ou recycler les eaux usées dans le milieu naturel, soit pour transformer les eaux naturelles en eau potable.  Et, lors de notre passage à la station d’épuration, celle-ci était fonctionnelle. Les activités étaient plus que visibles. Deux camions hydrocureurs étaient en train d’y déverser les eaux usées et les déchets issus du curage et deux nouvelles pompes étaient dehors pour remplacer les anciens. A la question de savoir à quand la couverture de ces égouts, les SETEMU ont promis de s’exprimer dans nos publications ultérieures. Selon une source qui a requis l’anonymat, il y aurait un projet de réhabiliter la station d’épuration de Buterere. De nouveaux matériels comme les couvercles des égouts publics sont disponibles en vue de remplacer ceux qui ont été abimés.

A propos de l'auteur

Chanelle Irabaruta.

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