Les vacances, une période plutôt difficile à gérer pour les parents. Au moment où certains ne trouvent pas quoi faire pour occuper leurs enfants, il y en a qui font inscrire à des centres d’encadrement des enfants en vacances. Un bref aperçu sur les activités proposées dans certaines de ces centres
La crèche Tiny Hearts Community Playschool, encadre les écoliers en vacances dans le but de leur éviter le désœuvrement et l’oisiveté. Le concept architectural de cette crèche aide à favoriser l’accueil et l’éveil de l’enfant. Des salles d’activités offrant un coin cocooning, des cachettes, un espace de lecture et de nombreux espaces de motricité et de libre expression.
Des salles de repos conçues comme de véritables chambres d’enfants, avec du papier peint sur les murs, et des éléments de décoration murale. Le matériel éducatif et les jeux sont soigneusement choisis pour répondre aux besoins essentiels de chaque tranche d’âge (attraper, manipuler, bouger toutes les parties du corps…). Les jouets sont disposés autour des enfants et à leur portée afin de les rendre autonomes dans leur activité ludique. Située au quartier Gasekebuye, cette crèche encadre des enfants ayant un âge compris entre 2 et 10 ans.
Un encadrement harmonisé
Tiny Hearts Community Playschool propose aux enfants en vacances des activités telles que des jeux moteurs comme des marelles, des tobogans, des balançoires, des ballons, des poupées, bac à sable, maison de jeu, de petites voitures, la patte a modelé, des livres pour lecture, etc. qui permettent aux enfants de pouvoir bouger, sauter, descendre, lever les bras, ramper.

Le domaine du sixième art permet de développer les habiletés sociales de l’enfant.
Espérance Nsengiyumva, fondatrice et responsable de cette crèche indique qu’il y a d’autres activités qui permettent aux enfants d’explorer l’environnement et d’entrer en relation avec les autres. « Les enfants choisissent des graines et les plantent en suivant la plante jusqu’à ce que ces derniers germent et commencent à pousser ». Les livres ont également une place importante dans les activités quotidiennes. Un aménagement spécifique leur est consacré, destiné à rendre attrayant ce support éducatif. Des ateliers de bricolage sont dispensés une fois par semaine. Il y a aussi le sport et la cuisine pratiqués deux fois par semaine.
Taekwondo, une autre méthode d’éducation
A la 2ème avenue du quartier Kanyosha, chez kw’Itaba kwa Vyisi, le club de Taekwondo Jaguar Burundi a organisé la 3ème édition de « Shining Event ». Abraham Ndayishimiye, entraineur principal de ce club, indique que l’idée de fonder le « Shining Event » lui est venue en 2016.Cet évènement est organisé dans le but de révéler les talents cachés dans nos enfants dans le domaine du Taekwondo. Pour cette année, c’est la 3ème édition. A notre arrivée des enfants âgés de 4 à 17 ans étaient en train de s’entrainer en faisant des démonstrations de coups de pieds. Cela permettant aux enfants de vivre leur passion sportive à fond.
Selon lui, le Taekwondo est une activité très dynamique. Il est réputé pour son bon état d’esprit. Il développe le respect, la force de caractère, la confiance en soi et tempère les comportements agressifs. « Il aide l’enfant à améliorer de nombreuses qualités physiques dont la coordination, la souplesse, la vitesse, l’endurance et le contrôle de soi ».
D’après ce coach, la pratique du Taekwondo apporte de nombreux bénéfices aux enfants. « Physiquement par exemple, il développe la souplesse naturelle de l’enfant, ainsi que l’équilibre et la coordination. « Le Taekwondo apprend également à celui qui le pratique de respecter les autres ». L’aspect sportif permet en plus aux enfants de découvrir l’esprit sportif, d’apprendre à gagner mais aussi à perdre… A la fin de l’encadrement, un évènement sera organisé auquel les parents seront invités dans le but de leur faire découvrir ce que les enfants ont pu apprendre durant les vacances. Ces derniers feront une démonstration de Taekwondo et des compétitions.
La musique améliore la capacité d’apprendre des enfants
L’école de musique « Christian Music School » située à l’avenue des Eucalyptus offre des cours de piano et de guitare aux enfants en vacances. Cette école organise de telles activités depuis 4 ans. Elle accueille des enfants de 6 à 18 ans. Certains croient que la musique est réservée aux adultes. Le but de cette activité est de montrer que les enfants peuvent eux aussi apprendre à jouer de la musique. Jean Jaurès Butoyi, directeur de cette école précise qu’il veut offrir aux jeunes enfants la chance qu’il n’a pas eu en leur apprenant la musique. «Moi j’ai commencé la musique à 15 ans, mais j’aurais aimé l’apprendre dès mon plus jeune âge».
« IngomArts », une autre école de musique située à cette même avenue, offre des cours de batterie et de chants. Amadi Nkurikiye, batteur professionnel, enseigne la batterie et Josephat Ahishakiye est professeure du vocal. Pour Nkurikiye, la pratique des activités musicales comme chanter, taper des rythmes sur un tambour, écouter différentes musiques stimule différentes zones du cerveau. Ce qui favorise plusieurs apprentissages. Les activités musicales stimulant entre autres l’écoute, la mémoire, l’attention, l’organisation de la pensée et la capacité de votre tout-petit à contrôler certains comportements. Cela offre des occasions de socialiser les enfants. Ces derniers soulignent l’influence que la musique a sur l’enfant. « Le domaine du sixième art permet de développer les habiletés sociales de l’enfant, par exemple coopérer, partager les instruments, suivre les règles et attendre son tour ». Ces deux écoles de musique ont pour objectif d’éduquer, de promouvoir et d’encourager toute personne qui a la passion d’apprendre la musique, à exploiter son talent et ses potentialités.
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