Editorial

Halte à la pollution du lac Tanganyika

Depuis 12 ans, le Burundi  célèbre le 22 juillet de chaque année  la Journée nationale du lac Tanganyika. Et pourtant, des déchets de plusieurs ordres continuent à polluer les eaux de ce lac, riche en eau douce. Les conséquences sont nombreuses, entre autres la migration des poissons vers des milieux moins pollués.  Les alevins qui se multiplient dans les zones de frayère des rives du lac meurent par eutrophisation. Ainsi, les poissons auront du mal à se multiplier sur les rives burundaises du lac Tanganyika.

Bella Sonia Ndamiye, Rédactrice en chef a.i

Et les effets du changement climatique ajoutent le drame au drame. Le niveau d’impureté de l’eau du lac Tanganyika  atteint aujourd’hui 25 unités de turbidité (unité de turbidité = état d’un liquide trouble) alors qu’il équivalait à 1,2 unité de turbidité en 1994. Qu’est-ce qui pourra alors sauver notre cher lac Tanganyika ? Les experts dans la protection de l’environnement proposent aux autorités de prendre des mesures en faveur de la végétation sur les collines surplombant le lac Tanganyika, mais également des mesures tendant à  réprimer toute personne envoyant des matières polluantes dans le lac et à faire respecter les 150 mètres à partir des bords du lac. Ces mesures, ajoutées au contrôle et à la régulation de la pêche, contribueraient à améliorer des la qualité de l’eau du lac et par conséquent à augmenter les prises.

En cette année 2017, le thème de la Journée nationale du Lac Tanganyika est “Protégeons le lac Tanganyika, c’est notre vie”.  Eh bien oui, le lac est notre vie. Il est source de vie pour des centaines de pêcheurs et de leurs familles au Burundi et même dans la sous-région, car quatre pays se partagent le lac Tanganyika, à savoir: la République du Burundi (8%), la République Démocratique du Congo (45%), la République Unie de Tanzanie (41%) et la Zambie (6%).   Ses ressources naturelles et son bassin sont d’une importance capitale pour des millions de personnes avec 17% des réserves mondiales  d’eau douce.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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