Les propriétaires des bateaux de pêche ont un délai de 3 mois pour immatriculer leurs bateaux. A partir du 1er janvier 2023 aucun bateau ne sera autorisé à exercer dans les lacs du Burundi sans avoir les documents. Les propriétaires dénoncent les prix exorbitants de ces documents.

L’immatriculation des bateaux contribuera au renforcement de la sécurité lacustre.
La direction générale de l’Autorité Maritime, Portuaire et Ferroviaire (AMPF) exige aux propriétaires des bateaux de pêche dans les différents lacs du Burundi d’immatriculer leurs engins d’ici au 31 décembre 2022.
Passé ce délai, aucune embarcation de pêche ne sera autorisée à opérer dans les différents lacs du Burundi sans que le bateau n’ait pas les documents exigés dont la plaque d’immatriculation pour chaque pirogue.
Des réformes pour renforcer la sécurité lacustre
Les mêmes sources précisent que c’est dans le souci de renforcer la sécurité lacustre que ces mesures ont été prises. Elles indiquent que des malfaiteurs qui opèrent dans les lacs se servent quelquefois des bateaux des pêcheurs. Raison pour laquelle il est urgent de distinguer les bateaux des pêcheurs de ceux des malfaiteurs.
Des forfaits dont des vols à mains armées sont commis par des personnes non encore identifiées se déplaçant dans de petites pirogues appartenant aux pêcheurs.
Avec les plaques d’immatriculation, le nombre de bateaux de pêche qui opèrent dans les lacs du Burundi sera maîtrisé.
Le contrôle des bateaux de pêche, des bateaux de transport et autres bateaux clandestins sera assuré sans problème. La collaboration entre les pêcheurs, la marine Burundaise et les autorités administratives sera renforcée.
Le coût de l’immatriculation des bateaux de pêche est très élevé
H.A, un propriétaire d’une embarcation de pêche rencontré au port de Rumonge salue cette innovation dans le secteur de la pêche, mais souligne que le montant de 105 USD exigé pour avoir ces documents est trop exorbitant.
Il demande que le coût de ces documents soit revu à la baisse en tenant compte du pouvoir d’achat des propriétaires des bateaux de pêche.
Il faut du temps pour être en ordre
N.B, un autre propriétaire d’une embarcation de pêche salue cette mesure de renforcer la sécurité lacustre, mais demande qu’il leur soit accordé un temps suffisant pour qu’ils se préparent en conséquence.
Il demande à l’Autorité maritime portuaire et ferroviaire de prolonger les délais de mise en application de cette mesure pour qu’elle soit effective.
D’autres propriétaires de bateaux de pêche demandent à l’Autorité maritime, portuaire et ferroviaire de mettre en place un dispositif de secours et une équipe de secours pour intervenir en cas d’accident dans le lac Tanganyika.
Ils demandent aussi que dans les comités de gestion des ports de pêche les propriétaires des bateaux de pêche soient représentés pour pérenniser cette mesure.
Une synergie des efforts pour décourager les pirates
En cas de vol ou autres forfaits commis dans les lacs du Burundi, l’AMPF devrait s’impliquer en collaboration avec d’autres services opérant dans les lacs pour combattre l’impunité ou la complicité.
Signalons que le secteur de la pêche a été délaissé depuis des années et que les propriétaires des bateaux de pêche saluent la mise en place d’une loi qui régit la pêche au Burundi depuis 2016 mais demandent que des mesures d’accompagnement soient arrêtées.
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