Au Kenya, le KTDA veut installer une usine de transformation de thé à Kiambu. La hausse des prix des produits vivriers et manufacturés se remarque en RDC à cause de l’interruption du trafic avec Kisangani. Quant à la Tanzanie, le gouvernement prévoit d’allouer un budget consistant au secteur de l’éducation pour privilégier les secteurs qui favoriseront la création de l’emplois afin de lutter contre le taux de chômage au moment où le Rwanda prévoit déplacer 19 000 familles des zones à haut risque avec un budget de treize milliards de francs rwandais.

Prof Adolf Mkenda,le ministre Tanzanien de l’éducation,science et technologies.
L’Agence de développement du thé du Kenya (KTDA) prévoit construire une usine de transformation du thé dans le comté de Kiambu. D’un coût global de 130 millions de shillings kenyans (950 000 $), l’unité sera la 16ème dédiée au traitement du thé de spécialité de la KTDA. Elle s’inscrit dans le cadre de la stratégie des autorités visant à augmenter la part des thés spéciaux (variétés blanches et pourpres) dans les exportations de la feuille afin de réduire la dépendance vis-à-vis du thé noir.
Dans cette optique, l’organisme avait sollicité en octobre dernier un appui de 800 millions de shillings kenyans (5,8 millions $) de l’exécutif pour financer la mise en place des lignes de transformation de thé orthodoxe dans 10 usines. Source : agence ecofin
RDC : conséquences de l’interruption du trafic avec Kisangani
Les prix des biens de consommation comme les produits vivriers et manufacturés ont augmenté à cause de l’interruption du trafic entre Ubundu (Tshopo) et la ville de Kisangani à la suite des conflits sanglants entre les communautés Lengola et Mbote. Les sources locales indiquent que les belligérants ont érigé des barrières sur les voies qui relient Ubundu à Kisangani, empêchant ainsi l’approvisionnement d’Ubundu en vivres et autres produits. Les prix ont doublé voire triplé sur place. Thomas Molanga, notable de Lowa témoigne :
« Le train et les véhicules ne voyagent plus sur Ubundu, même pas les motos. D’où l’augmentation des prix des produits divers. Un gobelet de sel est vendu à 4500 francs congolais alors qu’il coûtait auparavant 1500, une plaquette de paracétamol se vend aujourd’hui à 800 francs congolais au lieu de 300.Le sérum (Ndlr sérum glucosé) vendu autrefois à 1800 francs congolais, revient actuellement à 6000 francs congolais », lit-on sur le site de la radio Okapi.
Le ministre de l’intérieur Jean Norbert Lokula Lolisambo a affirmé que cette question va être résolue le plus tôt possible. « Comme on a approvisionné le carburant, je pense que dans 48 heures cette route sera ouverte parce qu’il est certain que la PNC ira jusqu’à Ubundu pour vérifier s’il y a des barrières pour les démanteler.
Tanzanie : Un budget de 1,67 billion de shillings pour l’éducation
Le budget de l’éducation privilégie les secteurs qui favoriseront la création de l’emploi afin de lutter contre le fort taux de chômage, l’explosion démographique. Le ministère de l’Éducation, de la Science et de la Technologie a dévoilé mardi le 16 mai, un budget de 1,67 billion de shillings pour l’exercice 2023/2024, avec cinq priorités visant à accroître l’accès à l’éducation, à améliorer la qualité de l’éducation et à garantir l’employabilité des diplômés.
Ces dernières années, avec la croissance de la science et de la technologie, l’éducation dispensée par les établissements d’enseignement locaux semblait être à la traîne face aux besoins actuels du marché du travail. Un problème qui place le ministère sous le microscope depuis un certain temps déjà.
Cependant, l’un des domaines sur lesquels le budget prévu pour l’année 2023/2024, qui est passé de 1,5 billion de shillings en 2022/2023, se concentrera davantage sur l’achèvement de l’examen de la politique d’éducation et de formation, du programme d’enseignement et de sa mise en œuvre, selon le ministre de l’éducation, le professeur Adolf Mkenda.
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Rwanda : 13 milliards de francs rwandais pour délocaliser 19 000 familles des zones à haut risque
Le secrétaire permanent au ministère chargé de la Gestion des urgences (MINEMA) a déclaré que plus de 19 000 ménages vivant dans des zones sujettes aux catastrophes dans différentes parties du pays, devraient être relogés d’urgence dans des endroits sûrs. Philippe Habinshuti, a indiqué que le ministère avait besoin de plus de 13,9 milliards de francs rwandais pour mettre en œuvre un projet de délocalisation de plus de 19 000 ménages des zones à haut risque au cours du prochain exercice budgétaire qui débutera le 1er juillet, mais ces fonds n’ont pas encore été alloués par le ministère des Finances et de la planification économique, lit-on dans the NewTimes
« Nous avons fait une évaluation et identifié 19 179 familles résidant dans des zones à très haut risque, qui peuvent mettre leur vie en danger en cas de catastrophe, et nous avons réalisé que ces fonds ne sont pas disponibles », a-t-il déclaré.
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