Société

La gent féminine aux prises avec le chômage

Le chômage constitue un des principaux défis auxquels l’Etat burundais fait face. Ces dernières années, le nombre de jeunes sans emploi a continué à augmenter. Les jeunes filles sont plus touchées par ce fléau que les garçons. Le 27 février, Germany Sparkassenstiftung Eastern Africa (DISK) et le Centre d’Incubation et d’Accélération de l’Université du Burundi (CINAUB) ont organisé une journée d’échange sur les barrières à l’entrepreneuriat féminin.

Au Burundi, les jeunes femmes sont plus touchées par ce fléau que les garçons.

 

Les jeunes filles sont les plus touchées par le chômage au Burundi. La croissance économique reste faible face à une démographie galopante. Les chiffres dévoilent une situation inquiétante. En 2016, une étude conjointement menée par les Ongs ADISCO et REJA révélait que le chômage des jeunes tablait sur 55,2% et 65% respectivement en milieux rural et urbain. Ce qui crée une tension sur le marché du travail avec les femmes comme les premières victimes. En ce qui concerne l’employabilité, 33,6% de femmes sont parvenus à décrocher leur premier emploi en 2016. Ce qui traduit directement l’existence de fortes disparités avec les hommes qui se taillent la part du lion en s’accaparant de 66,4% des offres d’emplois.

Malgré ce déséquilibre entre l’offre et la demande d’emploi observé sur le marché du travail, les demandeurs d’emploi ne cessent d’augmenter en nombre. D’après Dr Bélyse Mupfasoni, professeur d’université, l’université du Burundi met sur le marché entre 2500 et 3000 lauréats chaque année.
C’est dans ce contexte qu’un atelier d’échange a été organisé par CINAUB sur financement de DISK à Bujumbura pour relever les principaux défis à l’entrepreneuriat féminin. Chercher des solutions est aussi le principal objectif de ce centre d’incubation qui veut encadrer et encourager les filles de l’Université du Burundi à se lancer.

De fortes difficultés à intégrer le monde professionnel

Le savoir et les compétences acquis au banc de l’école ne suffisent pas pour permettre aux jeunes lauréats de s’engager dans l’entrepreneuriat. Pour Dr Mupfasoni, les jeunes qui s’engagent dans l’entrepreneuriat ont besoin d’un encadrement et d’un accompagnement pour réussir. Elle estime que le monde professionnel exige davantage par rapport aux apprentissages à l’université. A part les défis liés aux compétences et à la passion, d’autres questions ont été soulevées. Plusieurs participantes ont mentionné le manque de capital. Les mentalités liées à la culture burundaise ont été également pointées du doigt. C’est notamment la culture burundaise qui condamne la femme à s’occuper des tâches ménagères sans aucune rémunération.

Dr Mupfasoni insiste sur la passion qui doit, selon elle, caractériser toute personne voulant s’engager dans l’entrepreneuriat. « Nous pouvons enseigner des stratégies pour se lancer dans les affaires. Ce que nous ne pouvons pas vous apprendre c’est la passion pour devenir des entrepreneurs », a-t-elle martelé. A propos des différents défis comme le non accès aux financements ou le manque de liberté, les responsables du CINAUB tranquillisent. Selon Richard Ndayishimiye, coordinateur de ce centre, les travaux de sensibilisation et d’encadrement des femmes en quête d’emploi vont continuer.

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A propos de l'auteur

Jonathan Ndikumana.

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