Agriculture

La saison culturale A s’annonce dans un contexte de choc de la précédente

Le monde agricole se prépare à la saison culturale A : Préparation des semis, disponibilisation des semences et des engrais. Dans la province de Cibitoke, les préparatifs s’annoncent difficiles. La population évoque la difficulté de trouver les semences au moment où la récolte de la saison culturale précédente a été médiocre.

Colonel de Police Carême Bizoza, gouverneur de la province de Cibitoke : « Ceux qui disent qu’il y a une disette sont ceux qui ont écoulé leurs récoltes dans les marchés ».

   

Des lamentations s’observent chez les agriculteurs de la commune Rugombo. La saison culturale A s’annonce alors que la récolte de la saison culturale B qui a précédé a été médiocre. Cette dernière a fortement baissé suite à la rareté des pluies dans les communes Buganda et Rugombo. Une hausse exponentielle des prix des produits de première nécessité s’en est suivi. D’après un agriculteur rencontré sur la colline Rukana de la commune Rugombo, le haricot, le maïs et même le manioc ont manqué de précipitations. 

Même son de cloche chez Colonel de Police Carême Bizoza, gouverneur de la province de Cibitoke. Pour lui, la faible pluviométrie est à l’origine de la baisse de la production agricole observée en ce moment. « Le soleil a frappé fort durant les deux saisons culturales qui viennent de s’ecouler », indique-t-il. Le gouverneur explique que les communes de Rugombo et de Buganda situées dans la plaine de l’Imbo, reconnues très fertiles, sont touchées par une sècheresse innommable.

La plupart des habitants de ces deux communes qui vivent exclusivement de l’agriculture et qui se sont confiées aux reporters de Burundi Eco font savoir qu’ils auront à la fois des difficultés de rembourser les crédits contractés et de payer les frais de scolarité de leurs enfants.

Montée vertigineuse des prix des denrées alimentaires

Claude Bimenyimana, cultivateur de la colline Rukana, fait savoir qu’il y a un léger mieux pour la culture du manioc. Toutefois, il explique qu’ils ne peuvent pas manger seulement que du manioc et ses dérivés. Et s’acheter d’autres produits de consommation n’est pas accessible à n’importe qui. 

Dans presque tous les marchés des communes de la province de Cibitoke, les prix de certains produits agricoles sont passés du simple au double. C’est le cas d’un kilo de riz qui s’achète actuellement à 3 000 FBu alors qu’on pouvait se procurer la même quantité à 1 700 FBu il y a de cela 5 mois. Presque la même situation s’observe pour d’autres produits, comme l’indique une fonctionnaire de l’Etat œuvrant au chef-lieu de la province de Cibitoke. Il donne l’exemple d’un kilogramme de haricot qui est passé de 1200 Fbu à 2000 Fbu.

La population interviewée indique qu’à peine elle peut manger une seule fois par jour. Pour elle, le spectre d’une disette pointe à l’horizon.  

On tente de rectifier le tir

Certes l’absence de pluie a contribué à la baisse de la récolte mais, pour Colonel de Police Carême Bizoza, gouverneur de la province de Cibitoke, l’imprudence de la population y est aussi pour quelque chose. Il estime que même le peu qu’ils récoltent sont vendus sans tenir compte des lendemains qui risquent de déchanter. « Celui qui a bien gardé sa récolte n’a pas de problème. Ceux qui crient à la disette sont ceux qui ont écoulé leurs récoltes dans les marchés », estime-t-il. Toutefois, Colonel de Police Bizoza tranquillise et indique qu’il n’y aura pas de disette. Il invite plutôt les agriculteurs à se préparer à la prochaine saison culturale qui pointe déjà à l’horizon. 

Il fait savoir que la disponibilisation de l’engrais va bon train et qu’ils tentent de rattraper les retards enregistrés au cours des deux saisons culturales précédentes. « Si nous analysons au niveau des paiements des agriculteurs mais aussi au niveau de l’industrie FOMI qui approvisionne les agriculteurs en engrais, je dirai que nous sommes prêts », affirme le gouverneur.

Pour la population, le gros du problème n’est pas la crainte de la sècheresse qui peut encore perturber la saison, encore moins de l’engrais qui risque de ne pas être disponible à temps. Ils disent qu’ils n’auront pas la possibilité de se procurer les semences.

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A propos de l'auteur

Dona Fabiola Ruzagiriza.

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