Le Burundi est l’un des pays au monde qui connait une saison pluviale alternée et assez longue. Son sol est fertile et toutes les cultures vivrières peuvent y pousser sans aucun problème. Le secteur agricole fait vivre la majorité des Burundais.

Bella Sonia Ndamiye, Directrice de publication
Malgré la dépendance du pays vis-à-vis du secteur primaire, l’agriculture ne s’est pas encore modernisée et continue à être essentiellement une agriculture de subsistance, utilisant une technologie rudimentaire.
Pourquoi cette situation ? La première difficulté se trouve au niveau de l’utilisation des outils et techniques archaïques. En effet, la population manque de connaissance sur l’identification du sol sur lequel il faut cultiver ou la culture appropriée à tel sol ou à tel autre sol. Cela a évidemment des répercussions sur la production.
Le deuxième défi concerne les débouchés. Les cultivateurs n’ont pas d’infrastructures appropriées à la conservation et à la transformation pour vendre le surplus. En l’absence de cet outil indispensable, les cultivateurs sont obligés de vendre leurs récoltes à un prix dérisoire.
Le dernier défi concerne le financement de ce secteur. Au Burundi, ce secteur a toujours bénéficié d’une fourchette de financement très négligeable. Même le pauvre paysan qui passe tout son temps à labourer son lopin de terre peine à subvenir aux besoins de sa famille. Des fois il s’endette pour satisfaire un besoin imprévisible. Il ne gagne presque rien. Toute la récolte est destinée à la consommation. Sa préoccupation majeure est de survivre.
L’agriculture reste l’un des secteurs clés en matière de sécurité alimentaire. Paradoxalement, on parle aujourd’hui de l’insécurité alimentaire. Le secteur agricole fait face à beaucoup de contraintes. Notons entre autres la vulnérabilité du secteur aux aléas climatiques et surtout la recrudescence des maladies des plantes et des ravageurs très dommageables pour les cultures.
En ce 337ème numéro, Burundi Eco vous présente un numéro spécial consacré spécialement à l’agriculture qui est le fer de lance de l’économie du pays.
De toute évidence, l’Etat, ses partenaires et les organisations non gouvernementales devraient s’investir dans le développement du secteur agricole en formant la masse paysanne sur les techniques agricoles modernes afin d’accroître le rendement.
De surcroît, les autorités compétentes devraient prendre toutes les dispositions nécessaires pour financer le secteur agricole et aider la population à mettre en place des industries de conservation et de transformation des produits agricoles et à trouver des débouchés.
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