Le BBN poursuit sa lutte contre la réutilisation des emballages en plastique. Séverin Sindayikengera, DG de cette institution insiste sur la nécessité de retirer du marché tous les emballages de récupération. Cependant, des défis persistent.

Séverin Sindayikengera, DG de la BBN: « Notre rôle est de nous rendre compte que la loi est respectée. »
Lors d’une conférence de presse sur la lutte contre l’utilisation des emballages en plastique de récupération, le numéro Un du BBN a indiqué que cette communication était destinée à donner la lumière sur l’état des lieux de la mesure annoncée par son institution qui a ordonné le retrait de toutes les bouteilles en plastique usagées sur le marché le 26 février 2023. Au début du mois de février, le DG de BBN avait lancé un ultimatum à tous les utilisateurs des emballages en plastique de récupération.
BBN face à la résistance des utilisateurs des emballages de récupération
Prof Sindayikengera affirme avoir été sur terrain pour se rendre compte de la situation qui prévaut quant à l’utilisation des emballages de récupération. Pour lui, la population n’a pas pris au sérieux les recommandations de l’organe chargé de veiller sur la qualité des produits mis sur le marché. « Nous sommes touchés quand nous nous rendons compte des explications données par les gens à la problématique liée à l’utilisation des emballages de récupération. Beaucoup d’entre eux sont uniquement préoccupés par leurs intérêts économiques, sans prendre en considération la mise en danger de la santé publique », s’indigne Sindayikengera.
Cette autorité affirme faire face à l’incompréhension de la population. « Ils nous disent attendre l’arrivée sur le marché de nouveaux emballages de substitution pour pouvoir s’en servir et continuer leurs travaux de développement.
Des solutions de moindre efficacité ?
Les recommandations et les lois ne suffisent pas. Il faut des conditions pour imposer une décision à la population sans casse. Le processus de mise en application de la récente décision du ministère de l’Environnement de retirer du marché les sachets en plastique est un exemple éloquent. Il a fallu attendre que de nouvelles catégories d’emballages de ce genre soient sur le marché pour retirer de la circulation le sachet en plastique.
Le BBN s’enfiche de la question liée à la mise en disponibilité des emballages de substitution. Interrogé sur son appréciation de l’argument des usagers qui disent attendre l’arrivée sur le marché des emballages de substitution, le DG de BBN a répondu : « Notre rôle est de nous rendre compte que la loi est respectée. Ce n’est ni nous ni l’Etat qui doivent trouver les nouveaux moyens d’emballer les produits »
Une autre question est liée au processus de remplacement des bouteilles en plastique. Les autorités du BBN affirment leur volonté de mettre sur le marché des bouteilles en plastique dépourvues d’étiquettes sur le marché. Ce qui constitue une source d’inquiétudes par rapport à la vraie lutte contre les emballages en plastique. Pour Sindayikengera, il s’agit d’une solution provisoire. Le BBN envisage plutôt imposer l’usage de bouteilles en verre sur tout le territoire dans l’avenir. « C’est possible de contrôler le marché burundais », va-t-il affirmé.
Lors de cette conférence de presse, le DG du BBN n’a pas flanché. Il signe et persiste. Pour lui, le BBN n’a plus à donner de délai pour en finir avec la réutilisation des bouteilles en plastique et appelle les organes habilités à prendre des sanctions contre les récalcitrants.
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