Environnement

Le dépotoir de Buterere reste fonctionnel malgré sa saturation

Les déchets ménagers de toutes sortes jonchent le dépotoir de Buterere. Situé au bord de la rivière Mubone, les camions des sociétés chargées de la collecte des déchets solides dans la municipalité de Bujumbura continuent à approvisionner ce milieu. Il devient marécageux pendant la période pluvieuse et y accéder devient difficile. La mairie a bénéficié d’un terrain dans la zone Muzinda de la commune Rugazi en province de Bubanza qui va prendre la relève de celui de Buterere, mais il n’est pas encore aménagé 

La rédaction du journal Burundi Eco a effectué une visite au dépotoir de Buterere pour en savoir l’état des lieux.   A l’entrée de ce dépotoir, on est accueilli par une odeur nauséabonde et une fumée noirâtre. Des gens vulnérables de tous les âges se bousculent pour une éventuelle «manne» lorsqu’un camion vient y décharger ces déchets solides. Des sacs ou sachets en plastique à la main, ils se servent de petits morceaux de bois pour remuer ces déchets afin de vérifier s’il n’y aurait pas de restes de nourritures laissés par les ménages plus nantis pour les croquer. En saison pluvieuse, ces amas d’immondices sont inondés par les eaux de la rivière Gasenyi, rendant le dépotoir difficilement accessible voire impraticable.

Le déchargement des déchets ménagers par les camions des sociétés en charge de cette activité poursuit son cours normal.

Dans un point de presse sur la situation du dépotoir officiel de Buterere animé par Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura le 19 Avril 2019, il a indiqué que ce dépotoir était saturé et que la nappe phréatique était attaquée. Les déchets solides ménagers ont suivi le rythme de l’augmentation de la population. Nous sommes devant un fait accompli à tel point que pendant la période pluvieuse, on ne peut plus avoir accès à cet endroit. « Nous avons fourni beaucoup d’efforts en essayant de l’aménager et de le déboucher mais, devant une situation impossible, on ne peut même plus arriver à l’intérieur du dépotoir », a indiqué M. Mbonimpa. Suite à cette impraticabilité du dépotoir de Buterere, il a souligné que certaines associations déversent les déchets à l’entrée du dépotoir et les autres essaient de les porter sur la tête. Le maire de la ville a précisé que la solution la plus rapide était de trouver un autre dépotoir. «Nous avons demandé au ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage de nous octroyer un autre terrain pouvant servir de dépotoir provisoire qui pourra nous dépanner pendant les quelques mois de la période pluvieuse et pouvoir aménager solidement celui de Buterere au cours de la saison sèche. Nous devons aussi plaider qu’au moins ce dépotoir soit déplacé», a-t-il souligné.

L’aménagement du dépotoir de Muzinda dans un futur incertain

Ainsi, le ministère sollicité a exaucé la demande de la mairie et un terrain lui a été attribué dans la zone Muzinda de la commune Rugazi depuis belle lurette, selon Jérémie Nkinahatemba, Directeur Général de l’Environnement, Ressources en Eau et Assainissement. Néanmoins, des informations émanant des services de la Mairie précisent que les activités d’aménagement de ce terrain n’ont pas encore commencé et que, par voie de conséquence, il n’est pas exploité. Le 6 mai de cette année, Freddy Mbonimpa a annoncé à la radio Isanganiro que le dépotoir de Buterere reste ouvert en attendant que la Mairie aménage le nouveau terrain devant abriter le dépotoir de Muzinda lui attribué par le ministère ayant l’environnement dans ses attributions.

Nous sommes déjà au milieu de la saison sèche, une période pendant laquelle le maire de la ville de Bujumbura a promis de faire un aménagement solide du dépotoir de Buterere lors du point de presse du 19 avril de cette année. A notre passage à ce dépotoir lundi le 22 avril, il ne se remarquait aucun signe de début des activités. Les indigents qui y cherchent des restes de nourritures ne savent rien de ce probable réaménagement. En attendant, les sociétés de collecte des déchets pourraient décharger au terrain de Muzinda, chose inopportune pour le moment.

A propos de l'auteur

Bonith Bigirindavyi.

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