Environnement

Le Gaz, un antidote à la dégradation de l’environnement.

 La consommation excessive du bois comme énergie domestique est l’une des principales sources de pollution et de la dégradation de l’environnement. Pour faire face à ce défi, le Centre de Recherche en Sciences naturelles et de l’Environnement (CRSNE) en collaboration avec le Centre Universitaire de Recherche pour le Développement Économique et social (CURDES) appelle à l’adoption du gaz comme énergie domestique en milieu urbain. C’était dans une conférence organisée jeudi le 27 avril. La contribution de l’Etat à cette politique est primordiale.

Le Gaz est une alternative plus nécessaire pour préserver les forêts et par conséquent protéger l’environnement.

Des milliers de tonnes de charbon de bois sont transportées vers Bujumbura, la capitale économique du pays par des camions poids lourds(FUSO) et d’autres par de beaux véhicules de Bujumbura rentrant des  missions des VIP à l’intérieur du pays. Chaque quartier urbain dispose de points de vente de charbon de bois tout près des  ménages. Bien sûr, c’est un business générateur de revenus , car le chiffre d’affaires des commerçants de charbon de bois est passé de 16 milliards de Fbu en 2011 à 29 milliards de Fbu en 2022, selon les données de l’ISTEEBU. Traité sous un autre angle, Il est évident que les forêts burundaises sont ménacées à cause de l’utilisation du bois comme source d’énergie domestique.

« Le bilan énergétique montre que le bois contribue à 95% aux besoins en énergie de la population burundaise » déclare Dr Jacques Nkengurutse, enseignant á l’université du Burundi dans la Faculté des sciences dans une conférence organisée Jeudi le 27 avril 2023 par le Centre de Recherche en Sciences naturelles et de l’Environnement(CRSNE) en collaboration avec le Centre Universitaire de Recherche pour le Développement Économique et social (CURDES).

Afin de réduire le taux d’utilisation domestique du bois et par conséquent de sauver l’environnement, les deux centres de recherches lancent un clin d’œil aux habitants des agglomérations urbaines en général et á ceux de la capitale économique Bujumbura en particulier à pour qu’ils adoptent le gaz comme une énergie alternative pouvant remplacer le charbon de bois dans la cuisson des aliments.

Consommation du bois inquiétante

Selon Dr Nkengurutse, les principales causes de la déforestation au Burundi sont entre autres l’installation des cultures et les feux de brousse.  De plus, le taux d’utilisation du bois comme source d’énergie domestique au Burundi    va crescendo suite à la pression démographique du pays qui ne cesse pas de s’alourdir. Aujourd’hui, le taux d’utilisation domestique du bois est de 75%, d’où, Il est d’autant plus difficile de trouver le bois pour la cuisson des aliments au Burundi plus que dans d’autres régions d’Afrique.

« Pour combler le déficit dû à cette consommation inquiétante du bois, il faudrait reboiser plus de 10 000 km2 du territoire national », indique-t-il. Ce qui est impossible ; d’où la nécessite de chercher d’autres solutions alternatives pour préserver de nos forêts ».

Le gaz, énergie alternative en milieu urbaine

« Plus de 80% des habitants de Bujumbura considèrent le gaz comme énergie domestique pouvant remplacer le charbon de bois, mais seulement 3,75 %l’utilisent comme énergie dans leurs ménages » a précisé Pr Nkengurutse au cours cette conférence. Il explique que ce désintéressement est dû à la crainte d’accidents   dans les ménages, mais aussi à la cherté de celui-ci. Toutefois,«c’est une alternative plus nécessaire pour préserver les forêts et par conséquent protéger l’environnement» souligne -t-il.

Les utilisateurs du gaz le trouvent bénéfique non seulement parce qu’il permet de protéger l’environnement mais aussi combat la pollution au sein des ménages. Dr Nkengurutse montre que la quasi-totalité des villes du monde utilisent le gaz comme énergie domestique, y compris les villes de l’EAC.Il fait savoir que seules les villes du Burundi et de la RDC sont en arrière en ce qui est de l’adoption du gaz comme alternative au bois dans la cuisson des aliments.et cela a un impact négatif sur la propreté de nos villes.

Quid de résorption des barrières á l’adoption du gaz comme énergie alternative au bois ?

Pour faire face aux contraintes liées à l’utilisation du gaz, notamment ceux qui ont peur des accidents qui peuvent être causés par le gaz, Dr Nkengurutse recommande de disponibiliser sur le marché local des dispositifs d’alarme anti- gaz pour rassurer les utilisateurs. En outre, il est nécessaire de disposer de techniciens rompus á l’art de l’utilisation du gaz pour appuyer les utilisateurs.

Dans le combat pour la protection de l’environnement, l’Etat a une place de choix. Ainsi, Nkengurutse propose    l’exonération de l’importation du gaz et la sensibilisation de la population á l’adoption du gaz pour la cuisson des aliments via les publicités et les émissions qui passent á la radio. « Il faut encourager et sensibiliser la population á l’adoption du gaz via les spots publicitaires, les affiches et des émissions » fait-il savoir.  

Les banques peuvent assister le gouvernement tout en prévoyant des mesures incitatrices pour ses employés en leur octroyant des avances sur salaire pour l’achat des équipements en vue de l’adoption du gaz comme une énergie alternative au bois dans la cuisson des aliments.

Aujourd’hui, une   bonbonne de gaz de 20 kg coûte 115.000 BIF et peut être utilisée pendant 3 mois.

A propos de l'auteur

Méchaël Tuyubahe.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

Un commentaire
  • Azad dit :

    Une bonbonne de gaz de 20kgs de 115.000 Francs peut être utiliser pendant 3 mois, ce qui fait 38.000 Francs par mois. C’est un prix raisonable que beaucoup de gens peuvent se payer.

Les commentaires sont fermés.

éditorial

« Amstel Bright » inonde le marché

« Amstel Bright » inonde le marché

Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 654

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

  • éditorial

    « Amstel Bright » inonde le marché

    « Amstel Bright » inonde le marché

    Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.
  • Journal n° 654

  • Dossiers Pédagogiques