Coopération

Le Japon veut rattraper son retard sur le continent

La septième Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique s’est déroulée dans la ville côtière de Yokohama du 28 au 30 août 2019. L’archipel nippon ne veut pas rester à la traine. Il mise sur ses entreprises de plus en plus fortes pour accroître sa présence sur le continent

La Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique a été animée sous le thème: «Faire avancer le développement en Afrique par les personnes, les technologies et l’innovation». Tokyo espère faire avancer le développement de l’Afrique en s’appuyant beaucoup plus sur l’assistance technique que sur l’aide au développement. «Il s’agit de contribuer au développement de la capacité technique de sorte que le pays bénéficiaire puisse se développer de façon autonome», a déclaré Shinichi Kitaoka, président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Le Pays du Soleil Levant compte bien rattraper son retard sur le continent africain devenu le théâtre du jeu d’influence des grandes puissances mondiales. Le continent affiche une croissance moyenne de 4,3 % par an entre 2000 et 2017. Le marché africain présente également d’énormes potentialités. Sa population devrait atteindre 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050, contre 1,3 milliard en 2019. Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a réaffirmé l’intention de son pays de redynamiser ses investissements en Afrique. Pour lui, l’Afrique doit passer du statut de bénéficiaire d’aide au développement à celui de partenaire commercial.

L’Afrique doit passer du statut de bénéficiaire d’aide au développement à celui de partenaire commercial.

Près de 800 entreprises nippones œuvrent en Afrique

En 2018, le Japon a exporté pour 8,1 milliards USD (essentiellement des voitures et des produits électroniques) vers l’Afrique et a importé des produits (le charbon, le gaz, le fer,…) d’une valeur de 8,9 milliards USD. En 2017, les investissements directs du Japon en Afrique n’ont pas dépassé 7,8 milliards USD. Ceux de la Chine ont atteint 43 milliards de dollars. Les exportations japonaises vers l’Afrique restent faibles depuis 2001 alors que celles de la Chine ont été multipliées par 18.

Pour de nombreux observateurs, le Japon bénéficie d’une réelle confiance en Afrique, notamment pour le respect de ses engagements. L’initiative pour l’éducation au profit des entreprises africaines lancée lors de la Ticad 6 tenue à Nairobi en 2016 est très appréciée. Le programme a permis de former 1 219 jeunes Africains soit dans des facultés au Japon, soit au travers des stages de perfectionnement dans des entreprises nippones, expliquent nos confrères du journal le Monde. 796 sociétés nippones, dont le géant des transports Yamaha, sont présentes en Afrique contre 520 en 2010. En 2017, le groupe de produits chimiques Kansai Paint a acheté trois sociétés est-africaines. Et la société de conseil Double Feather Partners, créée fin 2018 concentre ses activités en Afrique.

Que bénéficie le Burundi de la coopération japonaise ?

Les investissements déployés par le Japon sur le continent africain visent l’amélioration des services publics : accès à l’électricité, développement d’une couverture santé universelle, aménagement des transports urbains… Le Japon a déjà réalisé pas mal de projets de développement au Burundi. Ce sont notamment la réhabilitation des routes, la construction des écoles, etc. Le boulevard du Japon de 4,4 km qui relie les grandes artères de la ville de Bujumbura au port de Bujumbura concrétise les relations entre le Japon et le gouvernement du Burundi. Cette infrastructure socio-économique a été construite sur un don de 2,7 milliards de Yens, soit plus de 33 millions USD offert par le Japon.

Sur le plan économique, le parc automobile du Burundi est dominé par des véhicules fabriqués au Japon. Le grand projet en vue est l’extension et la réhabilitation du port de Bujumbura à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, un accord de coopération a été signé pour un montant global de 26 millions USD.

L’archipel nippon a accueilli du 28 au 30 août la 7ème édition de la Ticad (Tokyo International Conference on African Development). Une activité qui a été organisée conjointement avec l’Organisation des Nations Unies (ONU), la Banque Mondiale et l’Union Africaine. Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, le Sénégalais Macky Sall, mais aussi des personnalités du monde des affaires et de la société civile étaient conviés à cette table ronde.

A propos de l'auteur

Benjamin Kuriyo.

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