Environnement

Le recyclage des emballages en plastique : Une bonne stratégie pour protéger la santé humaine et l’environnement

Le recyclage des emballages ou des sachets en plastique est une bonne stratégie pour protéger la santé humaine et l’environnement.  La réutilisation de ces derniers est très dangereuse.  Cela peut causer moult maladies comme le cancer, la déformation des os, etc

Emmanuel Irumva, président de la CEPRODILIC : «le recyclage des sachets et emballages en plastique est une nécessité pour sauvegarder l’environnement»

Dans une conférence de presse organisée mardi le 21 Février 2023, par CEPRODILIC, Emmanuel Irumva, président de cette association a fait savoir que le recyclage des sachets et emballages en plastique est une nécessité pour  sauvegarder l’environnement.

Selon lui, il permet de réduire la quantité de déchets produits qui ne cessent d’etre jetés à l’air libre et de garder notre planète propre.  «Nous disposons  d’une usine de recyclage des emballages en plastique.  Nous en produisons des  pavés, des briques, etc.», indique Irumva.

Pourtant, il s’inquiète du fait que les déchets des emballages en plastique s’observent partout. Il demande aux autres partenaires d’investir dans le recyclage de ces déchets pour qu’ils soient une opportunité au lieu d’être un défi.

Sinon, il fait remarquer que ces déchets peuvent entraîner la pollution de l’eau et de l’air ainsi que la propagation des maladies infectieuses.

Constantin Nayisi, conseiller à la direction générale de l’environnement, des ressources en eau et de l’assainissement au ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage demande de redoubler d’efforts pour recycler les emballages en plastique ou à usage unique.

La réutilisation des emballages en plastique est dangereuse

Selon Nayisi, la réutilisation de ces emballages est dangereuse. Il explique que ces emballages sont fabriqués à partir des résidus du carburant. Et si on déverse un litre de carburant dans les eaux du lac Tanganyika, il a souligné que  tout un km2   de ce réservoir d’eau douce est  pollué.

Selon lui, il y a des emballages de type polychlorure de vinyle (PVC) qui sont très dangereuses du fait qu’ils contiennent des éléments comme le plomb très nuisibles à la santé. Il y a aussi un autre élément appelé DEHA qui est un produit chimique susceptible de provoquer le cancer.

Il peut aussi avoir des effets sur le foie, les reins et la formation osseuse. Les exemples d’emballages qui contiennent le PVC sont entre autres les bouteilles d’eau minérale, de vin, de vinaigre, les flacons, les boîtes alimentaires, etc.

Les déchets des emballages en plastique s’observent partout

Nayisi cite aussi les emballages qui contiennent du polypropylène (PP). Ce sont à titre illustratif les pots de yaourt, les biberons, etc. Et d’expliquer que le polypropylène contient le styrène considéré comme toxique pour le cerveau et le système nerveux. Il a des effets indésirables sur le foie, les reins, l’estomac, les globules rouges, etc.

Claire Kayoboke, directrice générale a.i de l’environnement, des ressources en eau et de l’assainissement  précise qu’il y a déjà une loi du 8 août 2018 qui interdit l’importation, la fabrication et la commercialisation des sachets et emballages en plastiques.

Selon Kayoboke, cette loi prévoit même des sanctions pour les récalcitrants.

Quid des emballages autorisés ?

Seulement,  Kayoboke a fait remarquer qu’il  y a une certaine catégorie d’emballages qui n’est pas visée par cette loi. Ce sont entre autres les emballages biodégradables, les emballages utilisés dans le secteur sanitaire, les emballages utilisés dans les industries, les tuyaux de canalisation de l’eau et les sachets utilisés dans la fabrication des tentes. Et d’ajouter les emballages ou les sachets utilisés dans les travaux de recherche, les emballages ou les sachets utilisés dans les écoles  sous forme de matériel didactique.

Fidèle Nsengiyumva, commissaire chargé des projets  à la chambre sectorielle de l’hôtellerie et tourisme à la CFCIB affirme que le recyclage des emballages et sachets en plastique est la bonne stratégie pour protéger la santé humaine et l’environnement.

Pourtant, il indique que le financement de ce secteur pose problème au moment où  pour installer une usine de recyclage, on a besoin des machines haut  de gamme qui nécessitent une cagnotte non négligeable d’argent.

Pour cette raison, il a suggéré que l’organisation des Etats généraux de la gestion des déchets pour trouver  une solution durable.

Notons que le Bureau Burundais de Normalisation et de contrôle de la qualité (BBN) a  fait remarquer que la date limite de l’utilisation des emballages à usage unique est le 26 février de cette année. Après cette date, des sanctions sévères seront infligées aux récalcitrants.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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