Finance

Le taux d’inclusion financière reste faible

L’évolution positive des indicateurs clés d’inclusion financière est remarquable. Cependant, le taux d’inclusion financière reste faible. Les femmes utilisent moins que les hommes les services financiers

Une enquête nationale sur la demande des services financiers menée par la Banque centrale en 2016 stipule que la couverture géographique des institutions financières, de leurs agences, guichets et guichets automatiques bancaires reste très faible au niveau national. Ce qui entrave l’accessibilité et l’utilisation des services financiers formels. Cela par la majorité de la population burundaise qui se trouve forcément exclue du secteur financier formel.

Ainsi, malgré une légère baisse du taux d’inclusion financière par rapport à l’année précédente, l’évolution des indicateurs clés d’inclusion financière est positive. En effet, indique l’enquête, 21,92% de la population adulte en 2015 contre 21,96% en 2014, 21% en 2013 et 12,5% en 2012 ont un compte dans une institution financière formelle.

Un nombre élevé d’hommes que de femmes possèdent un compte bancaire

Les femmes utilisent, en général, les services financiers moins que les hommes. Pourtant, elles constituent 52% de la population. Les secteurs de production, notamment agricole et industriel, sont très peu financés alors qu’ils constituent la moelle épinière du développement économique du pays.

Le taux d’inclusion financière a donc légèrement diminué passant de 26,4% en 2014 à 25,74% fin décembre 2015

Toutefois, comparativement aux résultats de l’enquête nationale sur l’inclusion financière au Burundi de 2012, il est constaté une amélioration de tous les indicateurs clés d’inclusion financière, à l’exception de l’encours total des crédits qui a connu une diminution de 17,08% de 2014 à 2015.

Contrairement à une baisse généralisée qui avait été constatée au cours des années antérieures au niveau de l’encours de dépôt, celui-ci enregistre une augmentation de 1,1% de 2014 à 2015 contre une baisse de 1% de 2013 à 2014 et de 10,19% de 2012 à 2013.

Le taux d’inclusion financière a donc légèrement diminué en passant de 26,4% en 2014 à 25,74 % à fin décembre 2015.

Pour la répartition des clients par sexe alors, les hommes sont plus nombreux que les femmes tant pour les clients individuels (69,69% contre 30,31%) que pour les clients membres d’associations (51,10% contre 48,90 %) en 2015, contrairement à 2014 où les hommes étaient plus nombreux que les femmes pour les clients individuels (70,35 % contre 29,65%) et moins nombreux que les femmes pour les clients membres d’associations (46,88% contre 53,12%).

« En termes d’écart entre les hommes et les femmes, il s’observe une légère amélioration par rapport à 2014 seulement pour les clients membres d’associations », signale l’enquête.

La répartition des comptes de dépôts par sexe montre que les femmes épargnent de loin moins que les hommes tant en associations qu’individuellement. Il en est de même en matière d’encours de dépôts. L’écart entre les hommes et les femmes tant en termes d’effectif de comptes de dépôts que d’encours de dépôts reste considérable par rapport à 2014.

Pour augmenter l’accessibilité et l’utilisation des services financiers surtout en milieu rural, des stratégies doivent être prises. Ce sont notamment le développement de nouveaux produits et services financiers adaptés aux besoins de la population burundaise (le monde rural, les femmes et les jeunes en particulier) tel l’usage de la monnaie électronique qui fait intervenir les agents bancaires offrant des services de proximité à travers les services financiers numériques permettant, notamment, la réduction de l’utilisation des billets de banque (le cash).

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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