Environnement

Les aires protégées sont des patrimoines à sauvegarder

Les parcs nationaux sont un trésor naturel et méritent d’être protégés, car ils sont d’une importance écologique primordiale. Cependant, ils sont confrontés à des défis majeurs liés à l’activité humaine. Les partenaires au développement du  Burundi décaissent pour leur protection

Le Parc National de la Kibira et la réserve naturelle de la Rusizi sont un trésor naturel pour le Burundi et méritent d’être protégés

Les partenaires au développement du Burundi comme l’Union Européenne, le Royaume de Belgique et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont officiellement relancé le projet de renforcement de la protection des aires protégées mardi le 28 mai 2024 en commune Mabayi de la province de Cibitoke en présence de différents partenaires techniques et financiers et des organisations de mise en œuvre. Ce projet vise à améliorer la gestion des aires protégées, notamment la résilience des écosystèmes du bassin de la Rusizi et du Parc national de la Kibira (restauration, protection des terres et des ressources en eau) et sera financé à hauteur de 14 millions d’euros répartis comme suit : l’Union Européenne 9 millions d’euros, Ambassade de Belgique 4 millions d’euros et le PNUD 1 million d’euros. Le projet qui sera exécuté dans 11 communes riveraines des deux parcs dans les provinces de Bujumbura, Bubanza et Cibitoke permettra de promouvoir la conservation et la protection des ressources naturelles et le développement socio-économique des populations riveraines de ces aires protégées.

Quid des caractéristiques des aires protégées ?

Situé au Nord-Ouest du pays sur une superficie d’environ quarante mille hectares (40.000 ha), le parc national de la Kibira est composé de trois zones forestières encore intactes d’écosystèmes très diversifiés. Inscrit dans la publication de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) depuis 1996, il répond aux critères de classement des parcs nationaux comme toutes les aires protégées du pays.

Sa biodiversité est très riche et variée. Il est un site naturel dans lequel on trouve des milliers d’espèces de faune et de flore et beaucoup d’entre elles sont endémiques. On y rencontre aussi des insectes, des primates, des oiseaux, des reptiles, de grands mammifères et des plantes comestibles comme des fraises sauvages (mûres) : Myrianthus arboreus (amufe) et médicinales. Aux abords de la forêt, il existe des eaux thermales dénommées amahoro, amashuha. C’est un lieu très fréquenté grâce à ses bienfaits thérapeutiques.

La réserve naturelle de la Rusizi est, quant à elle, un site naturel touristique à préserver. Situé dans la plaine de l’Imbo, il est un écosystème le plus important du Burundi avec une faune très variée, une flore très diversifiée et endémique. Ayant une étendue de plus de dix mille hectares (10.000 ha), ce parc est l’un des trois parcs nationaux que compte le Burundi

 Des espaces salutaires pour le pays

Le Parc National de la Kibira et la réserve naturelle de la Rusizi sont aussi très bénéfiques pour le Burundi. Mais, ils sont confrontés à des défis de taille. La Kibira contribue énormément à la régulation du climat régional. Elle participe à la régulation des précipitations et des températures. Ses bassins versants alimentent plusieurs rivières importantes pour les populations locales. En plus, sa végétation dense limite l’érosion des sols et les glissements de terrain. Parmi les défis environnementaux qui menacent le parc national de la Kibira figurent la déforestation et l’expansion agricole qui mettent en péril l’intégrité de la forêt, le braconnage, la recherche des fruits et des légumes, …

Quant à la réserve naturelle de la Rusizi, l’embouchure de cette rivière constitue un lieu de reproduction pour plusieurs espèces de poissons du lac Tanganyika.  Celle-ci est menacée surtout par les inondations récurrentes imputables aux crues de la rivière Rusizi ainsi que par la pêche illégale. Cependant, les animaux (hippopotames) se dispersent pour trouver un refuge, car ils manquent de pâturages. Dans ce cas, le nombre de touristes diminue sensiblement ».

En date du 31 janvier 2024 le ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage    Prosper Dodiko a reçu en audience le représentant de l’UNESCO au Burundi pour échanger sur le projet d’inscription du parc National de la Kibira et de la réserve naturelle de la Rusizi au Patrimoine mondial de l’UNESCO

Mots-clés :
A propos de l'auteur

Aline Niyibigira.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

éditorial

« Amstel Bright » inonde le marché

« Amstel Bright » inonde le marché

Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 654

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

  • éditorial

    « Amstel Bright » inonde le marché

    « Amstel Bright » inonde le marché

    Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.
  • Journal n° 654

  • Dossiers Pédagogiques