Transport

Les études techniques de faisabilité de la section Kayogoro-Buhema (RP420) validées

Le rapport sur les études techniques de faisabilité de la section Kayogoro-Buhema (RP420) endossées par le Corridor Central sur un linéaire de 30 km a été validé au mois de décembre 2022. Une fois bitumée, cette partie de la route de liaison multinationale burundo-tanzanienne : Kayogoro-Buhema/ Kilelema-Buhigwe occasionnera un gain de 200 km à partir du port de Dar-es-Salaam et, partant, accroîtra les échanges commerciaux dans la région

Les études techniques de faisabilité de la section Kayogoro-Buhema (RP420) ont été validées moyennant quelques observations.

 

Le bitumage de la RP420 permettra de gagner 200 km de parcours à partir du port de Dar-es-Salaam où passe plus de 90% des importations et des exportations du pays jusqu’au port de Bujumbura. Les utilisateurs de ladite route auront un gain d’une journée. Ce qui équivaut à la distance entre Bujumbura et Kobero à la frontière entre la province de Muyinga et la Tanzanie, pays voisin.

Les fonds pour la construction d’un pont qui sera érigé sur la rivière Malagarazi pour relier les deux pays sont déjà acquis dans le cadre de la Communauté Est Africaine (CEA).

Selon Egide Nijimbere, secrétaire permanent au ministère des Infrastructures, de l’Equipement et des Logements Sociaux, le rapport sur les études techniques de faisabilité de la section Kayogoro-Buhema a été validé moyennant quelques observations. Cela afin de constituer le document à présenter au bailleur.

Cette étape donnera le feu vert, explique-t-il, au franchissement d’une deuxième étape concernant les travaux connexes au projet principal.

« Il importe d’insérer rapidement les observations dans le rapport, car nous sommes en train d’éviter l’annulation du budget par le Corridor Central qui est le bailleur. Le rapport détaillé doit parvenir à celui-ci le plus rapidement possible afin qu’il décaisse le budget pour financer le bitumage du linéaire », fait remarquer M. Nijimbere.

Une section priorisée

Melchior Ntandikiye, expert en logistique et facilitation du transit au sein du Corridor Central indique que la section Kayogoro-Buhema a été considérée comme un projet en urgence parmi les projets financés par le Corridor Central qui ne nécessite pas de recourir aux partenaires. 

Pourtant, informe-t-il, le Corridor Central contacte les partenaires au développement afin de financer les projets. Ces partenaires sont par exemple la Banque Africaine pour le Développement (BAD), la Banque Mondiale (BM)…Ce qui fait que les financements peuvent inclure même le volet social comme la construction des écoles…

Et de renchérir : « Normalement, le Corridor Central contribue dans la facilitation du commerce et le développement des infrastructures de transport dans la sous-région. Il présente l’opportunité d’utiliser le port de Dar-es-Salaam comme port d’entrée des importations ».

Plus de facilités dans les échanges commerciaux

Eric Ntungwanayo, conseiller politique et social de la commune Kayogoro en province de Makamba confirme que le bitumage de la RP420 facilitera les échanges commerciaux entre le pays et la Tanzanie. 

D’après lui, cette embourbée pendant la période pluviale n’arrange pas la traversée des camions. « Par ailleurs, les personnes qui traversent la Malagarazi sont exposés aux noyades. Ils utilisent les pirogues moyennant paiement de 500 FBu à 1000 FBu, une somme qui sera récupérée une fois la route bitumée », annonce-t-il avant de se réjouir qu’un marché sera érigé sur la colline Buhema. Cela parmi les travaux connexes. 

Et de continuer : « Les commerçants vont s’approvisionner dans ce marché ou en Tanzanie et achemineront les produits dans tout le pays. Ce qui sera bénéfique pour plus de 12 millions de personnes habitant le pays ».

Des infrastructures de transport en phase avec les standards des deux pays

«Nous nous réjouissons qu’après les échanges effectués entre le ministre tanzanien en charge des infrastructures et le patron de Tanzania National Roads Agency (TANROADS), nous nous sommes promis d’échanger les experts et l’expérience en matière de chemin de fer, de routes et de transport lacustre des biens et des personnes», précise Capitaine Dieudonné Dukundane, ministre des Infrastructures, de l’Equipement et des Logements Sociaux.

Pour lui, les deux pays se sont convenus de rendre similaires les infrastructures routières utilisées. Capitaine Dukundane indique que le matériel utilisé pour construire ces infrastructures sera le même pour les deux pays, installer les mêmes panneaux de signalisation, adopter le même système des pont-bascule pour le pesage routier…

Ce qui rendra la vie facile pour les usagers de ces infrastructures.

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A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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