Elevage

L’ouverture des pharmacies vétérinaires provisoirement mise en demeure

Le ministère ayant l’élevage dans ses attributions a constaté l’irrégularité dans la vente des produits vétérinaires et phytosanitaires ainsi que des semences maraîchères détenus par des particuliers. Déo Guide Rurema, ministre de tutelle indique que personne n’est autorisée à ouvrir une nouvelle maison de vente des ces produits depuis ce mardi 7 mai 2019

« Les ouvertures des points de vente des produits phytosanitaires, des semences maraichères ainsi que des pharmacies vétérinaires ont été entachés d’irrégularités. C’est ainsi que le ministère de l’Environnement a pris la mesure de suspendre temporairement l’ouverture de nouveaux points de vente des produits vétérinaires afin d’asseoir l’ordre dans le secteur de commercialisation de ces produits », a annoncé le ministre de tutelle. Il a recommandé aux services techniques de faire des investigations sur l’état des lieux de ce commerce afin de mieux orienter et coordonner les interventions dans ce secteur.

La plupart des boutiques des produits vétérinaires et phytosanitaires travaillent en dehors de la loi.

Selon lui, Sur 343 pharmacies vétérinaires identifiées, seules 66 sont agréées soit 19,24%. Sur 114 points de vente des produits phytosanitaires seuls 7 sont agréés, soit 6,1%. Au regard de ces résultats le ministère constate que pour la plupart de ces boutiques des produits phytosanitaires et des pharmacies vétérinaires n’ont pas respecté les conditions fixées par la loi. Il souligne que dans le domaine phytosanitaire, la quasi-totalité des propriétaires et ou des vendeurs n’ont pas de compétences techniques et de notions de base suffisantes en matière de gestion des pesticides. La majorité des pesticides vendus sont des produits non homologués ou ne bénéficient pas de l’autorisation provisoire de vente. Les points de vente ne remplissent pas les normes requises.

Des conditions de gestion précaires 

Le ministre Rurema explique que la majorité des pharmacies vétérinaires de l’intérieur du pays se présentent sous forme de coopératives. Ils ont été montés par différents bailleurs sans toutefois respecter la réglementation en vigueur. Beaucoup de pharmacies vétérinaires contiennent à la fois des produits vétérinaires et des produits phytosanitaires alors que ces deux types de produits devraient être séparés et stocker différemment. Il déplore que souvent le personnel engagé n’a pas de compétences requises en la matière.

Au regard de ces irrégularités, le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage appelle les promoteurs de ces points de vente des produits phytosanitaires, des semences maraîchères, et les pharmacies vétérinaires à se conformer aux normes régissant le commerce de ces produits. Il les invite en outre à collaborer avec les services techniques du ministère en charge de la protection des végétaux, de la santé animale et de la vulgarisation agricole au niveau provincial pour des orientations de conformité aux exigences en la matière. Il en est de même pour les pharmacies vétérinaires.

Le ministère appelle les promoteurs des points de vente des produits phytosanitaire et des semences maraîchères ainsi que des pharmacies vétérinaires à se conformer aux normes et exigences en la matière dans un délai ne dépassant pas un mois à partir du 7 mai 2019. Au-delà de cette période, des mesures seront prises à leur endroit conformément à la législation en la matière, a souligné le ministre Rurema.

L’importance des mesures de sécurité en agri-élevage

Le ministre ayant l’agriculture et l’élevage dans ses attributions informe qu’au Burundi, l’usage des produits phytosanitaires et des produits vétérinaires de qualité est d’une grande importance capitale dans l’augmentation de la production agricole et animale. Selon lui, cela contribue à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à l’augmentation des revenus. Cette amélioration se réalise au niveau de la santé animale à travers la prévention et la lutte contre les pathologies animales, la peste des petits ruminants, la dermatose nodulaire, etc. Ce qui réduit la mortalité des animaux. L’augmentation de la qualité et de la quantité des productions animales, notamment la viande, le lait et leurs dérivés. il contribue aussi à l’amélioration de la santé animale et à l’accroissement des revenus des ménages. 

Le ministre Rurema rassure qu’au niveau de la protection des végétaux, l’augmentation de la qualité se réalise à travers la prévention et la lutte contre les maladies et les ravageurs des cultures, l’augmentation des productions agricoles en qualité et en quantité, la conservation post-récolte et la réduction des pertes post-récolte.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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