Genre

Lutte contre les VBGs : « Transformons les paroles en actions concrètes »

Les campagnes des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes sont organisées chaque année au Burundi depuis 2017. Des thèmes, des discours et des slogans accrocheurs sont choisis, ainsi que diverses autres stratégies pour mettre fin aux violences basées sur le genre (VBG). Pourtant, ce fléau persiste. La Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Burundi appelle à transformer les paroles en actions concrètes.

Le Burundi n’est pas à l’abri des cas de violences basées sur le genre (VBG)

« Une femme sur trois dans le monde a été victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Chaque heure, cinq femmes ou filles sont tuées par un membre de la famille », a précisé Mme Violet Kakyomya, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Burundi. C’était lors des cérémonies de lancement de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, édition 2024.

Le Burundi n’est pas à l’abri des cas de violences basées sur le genre (VBG), et les exemples sont légion. Cela a été confirmé lors des différentes activités organisées par diverses parties œuvrant dans le cadre de cette campagne. Pourtant, de nombreuses stratégies de lutte contre les VBG ont été établies au Burundi.

Mille et une stratégies

« Le viol est un crime. Ne laissons pas les viols IMPUNIS », peut-on lire sur le mur du palais des arts et de la culture au centre-ville de Bujumbura. Ce message fort et permanent, dans un lieu public, est l’un des exemples montrant la détermination à éradiquer les VBG au Burundi.

De même, depuis 2017, le Burundi participe à la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. Des thèmes accrocheurs sont choisis chaque année. Le thème de cette année est « Vers les 30 ans de la Déclaration et de la Plateforme d’action de Pékin : Tous unis pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles ».

Le gouvernement du Burundi a également mis en place plusieurs stratégies pour éradiquer ce fléau. Parmi celles-ci, on peut citer l’adoption d’une loi contre les VBG, la création des réseaux de lutte contre les VBG à tous les niveaux, l’établissement des centres de prise en charge des victimes, l’introduction des dossiers de couleurs différentes dans les juridictions et la nomination des points focaux VBG à la police et dans diverses juridictions.

Les défis restent les mêmes

Malgré toutes les stratégies mises en place, les VBGs persistent. Les principales causes restent les mêmes. Lors d’un atelier de haut niveau tenu dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, plusieurs défis ont été soulignés. On citerait notamment la pauvreté des ménages, les normes sociales qui accordent certains privilèges aux garçons plusqu’à leurs sœurs, le faible niveau d’autonomie financière des femmes et les lacunes dans les textes légaux.

« Il est temps de briser le silence et de multiplier les initiatives pour offrir plus de protection à nos sœurs, à nos enfants, à nos mères et à nos frères. Rappelons-nous : l’égalité et la dignité pour tous ne sont pas seulement des droits fondamentaux, mais aussi des piliers d’une société juste, cohésive et prospère », a souligné Mme Kakyomya. « Ensemble, transformons la douleur en espoir, et les paroles en actions concrètes », a-t-elle conclu.

Rappelons que les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG) sont une campagne mondiale qui se déroule chaque année du 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 10 décembre (Journée des droits de l’homme). Cette campagne vise à sensibiliser et à mobiliser les gens pour lutter contre les VBG et promouvoir l’égalité des genres.

A propos de l'auteur

Florence Inyabuntu.

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