Culture

« Manamba en exil » ou les dessous d’un rêve de l’eldorado

La plupart des migrants d’Afrique périssent chaque jour dans la Méditerranée suite au naufrage de leurs embarcations de fortune. Une autre partie de ces migrants qui ne parvient pas à traverser le désert du nord se trouve bloquée, maltraitée et exploitée dans les pays de l’Afrique du nord surtout en Libye qui est devenue une plaque tournante du trafic des êtres humains. Une triste réalité que retrace Mohamed El Amin Nibaruta, auteur du livre

«Le petit oiseau qui ne vole pas ne pourra jamais savoir où les récoltes sont mûres»; tel est le proverbe qu’on peut trouver dans le livre «Manamba en exil» préfacé par Ambassadeur Balthazar Habonimana. Manamba, personnage fictif, est comme toute cette jeunesse qui rêve d’une vie meilleure en Occident. C’est un jeune homme qui cherche à tout prix à se réaliser dans la préparation d’un avenir meilleur pour lui et pour sa famille. Etant chauffeur d’une voiture qu’il utilise comme taxi pour subvenir aux besoins de sa petite famille, il a fini par la vendre pour se payer ce long périple. Un ensemble de mésaventures et d’illusions qu’on trouve à travers la lecture de la nouvelle de M. Nibaruta.

Mohamed El Amin Nibaruta auteur du livre « Manamba en Exil » : « Je ne suis pas contre l’exil, mais que ceux qui veulent aller chercher ailleurs sachent la double facette de la vie en Occident »

Un phénomène auquel l’auteur lui-même a assisté pendant son séjour en Europe

« L’inspiration m’est venue après mon séjour dans quelques pays européens », fait savoir Nibaruta. Il affirme avoir côtoyé des migrants qui ont sillonné presque tous les pays de l’espace Schengen à la recherche des papiers, mais sans succès. Une fois qu’ils sont parvenus à rejoindre les pays européens, les migrants voient l’eldorado tant recherché s’évaporer et leur situation tourne à la déception, à la détresse, à la pauvreté, à la misère et au désespoir. Comme solution, ils se réfugient dans la drogue et la prostitution ou se laissent aller, dans le pire des cas, jusqu’à la mort, n’ayant pas les documents donnant accès au statut de réfugié en tant que principale condition exigée pour avoir du travail et gagner dignement leur vie. Quelques courageux d’entre eux parviennent à se rendre à l’évidence et regagnent leurs pays d’origine pour repenser l’avenir. 

Comme Manamba, ceux qui ont laissé leurs familles au pays se retrouvent dans l’incapacité de leur venir en aide financièrement et socialement, provoquant une crise psychologique. Leurs familles respectives deviennent de facto un fardeau pour la société environnante ou les proches car, le plus souvent les migrants partent après avoir vendu les biens de la famille pour financer leur voyage. Le pays d’origine est aussi affecté, car ces jeunes devraient constituer la force physique et intellectuelle nécessaire à son développement.

Des témoignages choquants pour informer ceux qui veulent s’aventurer à l’aveuglette

Le manque et l’insuffisance de l’information relative à la migration illégale est souvent à l’origine de tous les risques et de tous les dangers auxquels se livrent pas mal de jeunes africains. La minorité de ceux qui y ont réussi et qui parviennent à s’accorder un moment de vacances marquées par des signes extérieurs d’opulence suscite un engouement et une volonté extrême des jeunes de se lancer contre vents et marées sur la voie de l’aventure vers l’Occident. « Je ne suis pas contre l’exil, mais que ceux qui veulent aller chercher ailleurs sachent la double facette de la vie en Occident », martèle-t-il avant d’ajouter que « Manamba en exil » veut décourager les éventuels candidats à la migration irrégulière, notamment les étudiants, dans le but de les maintenir dans les pays d’origine, en leur fournissant une information utile et de nature à les aider à prendre leurs responsabilités. 

Le prix du livre « Manamba en exil » est de 30 000 FBu. Les universitaires peuvent en disposer à 20 000 FBu

Au-delà d’un simple livre, « Manamba en exil » porte plus loin

Selon Mohamed El Amin Nibaruta, un bureau portant le même nom a été créé à la suite de la publication de son livre. Ce bureau compte créer un centre de transit pour accueillir les migrants qui rentrent de gré ou de force, car la réinsertion socioprofessionnelle s’avère nécessaire pour eux. « Nous sommes dans les procédures de demande d’agrément d’une association « Manamba » afin que ceux qui veulent s’associer à nous le fassent dans un cadre légal », indique-t-il

Avec la campagne de sensibilisation contre la migration illégale et l’exposé du livre dans les différentes universités du pays, l’auteur a pour objectif de donner l’information utile, suffisante et détaillée à travers les témoignages de ceux qui ont vécu ce genre de situation malheureuse. « Le livre s’achète à 30.000 FBu. Aux universitaires qui veulent l’acheter, nous leur avons fait une réduction pour en disposer à 20.000 FBu », conclut-il. 

A propos de l'auteur

Bonaparte Sengabo.

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