Dossier Salon industriel

Manque de personnel qualifié : Un frein au développement du secteur industriel

Au moment où les industriels font savoir qu’ils sont confrontés au manque d’une main d’œuvre qualifié et qu’ils font souvent recours aux étrangers pour la bonne marche de leurs activités, trouver de l’emploi pour la plupart des jeunes qui terminent leurs études devient un casse-tête. La raison est que leurs compétences ne coïncident pas avec les besoins des employeurs 

L’inadéquation formation-emploi constitue une barrière au développement du secteur industriel, indiquent les industriels lors de la 4ème  édition du salon industriel qui avait pour un des thèmes «comment améliorer l’employabilité des jeunes dans la valorisation des chaines de valeur en général et dans le secteur industriel en particulier». Puisque les lauréats formés par les institutions d’enseignement au Burundi ne répondent pas à leurs besoins, les industriels font remarquer qu’ils se retrouvent souvent dans le besoin de recruter un personnel formé à l’étranger. Ils s’inquiètent du fait que cette situation constitue un défi majeur pour le développement de leur secteur, car la main d’œuvre étrangère est chère. Elle est payée en devises et est quelquefois logée et nourrie par les employeurs.

Joseph Ndayisaba, expert en éducation : «Les institutions d’enseignement continuent à former des lauréats dont les industriels n’ont pas besoin; d’où l’inadéquation formation-emploi».

Les universités restent alcaïques

Selon Denis Nshimirimana de la Chambre Fédérale du Commerce et d’Industrie du Burundi (CFCIB),  les universités naissent comme des champignons. Pourtant, les facultés restent les mêmes.  On y trouve des fois les facultés des Sciences Economiques, de Droit, de Communication, de Santé et d’Informatique.

Selon lui, cela n’avantage en rien les industriels, car ce ne sont pas ceux dont ils ont besoin. Si rien ne change, Nshimirimana craint qu’on risque de se retrouver avec des millions de jeunes dans la rue.

Le monde des affaires doit collaborer avec le monde académique

Joseph Ndayisaba, expert en éducation n’y va pas par quatre chemins. Les institutions d’enseignement continuent à former des lauréats dont les industriels n’ont pas besoin ; d’où l’inadéquation formation-emploi. Ils n’ont pas les compétences souhaitées par les industriels. Selon lui, pour améliorer l’employabilité des jeunes dans le secteur industriel, les industriels doivent collaborer avec les institutions d’enseignement. Le monde des affaires doit collaborer avec le monde académique. Dans ce sens, ils vont leur proposer des offres de formation.  Malheureusement, Ndayisaba s’inquiète du fait que les institutions d’enseignement se recroquevillent sur eux mêmes lors de l’élaboration des offres de formation. Elles ne consultent pas les industriels. Et, par conséquent, elles forment des lauréats qui ne sont pas compétents. A titre d’exemple, très peu excellent en anglais, en automatisation, en mécanique, en logistique, en design, etc.

Ndayisaba précise que la réforme du système éducatif s’avère nécessaire pour l’adapter aux besoins des industriels. Si on analyse bien ceux qui œuvrent dans ce secteur, la plupart d’entre eux ne sont pas qualifiés. Ce qui fait qu’il reste toujours vacillant. En principe, chaque nouvelle université qui se crée devrait mettre en place des programmes adaptés aux réalités du moment.              

C’est pourquoi suite au manque d’emplois dans les filières correspondant à leurs formations, les jeunes Burundais s’orientent dans d’autres secteurs pour survivre. Certains ont déjà initié de petites activités génératrices de revenus juste pour ne pas mourir de faim.  Ce sont des serveurs dans les bistrots et les restaurants, des agents des services Ecocash et Lumicash, des taximen, des motards, etc. Ceux qui se sont entretenus avec Burundi Eco laissent entendre qu’ils ont constaté que les formations qu’ils sont en train de suivre ne répondent pas aux opportunités d’emplois qui se présentent. Peu de jeunes sont actuellement recrutés dans la fonction publique.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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