Environnement

Municipalité de Bujumbura : L’insuffisance des ponts complique la mobilité dans certains endroits

Alors que la ville de Bujumbura est traversée par de nombreuses rivières, l’insuffisance des ponts constitue un défi pour la mobilité entre différents quartiers. Dans plusieurs endroits, les passants sont obligés d’y aller à pied. L’insuffisance des ponts entre les quartiers Jabe et Kigobe illustre bien ce défi. Nous avons effectué une descente sur terrain pour nous rendre compte de la situation qui y prévaut.

L’absence de pont à cet endroit profite aux passeurs.

 

Il est tôt le matin. L’aiguille de la montre indique 7heure 05 min. A l’avenue de l’Imprimerie, la circulation est intense. Nous pouvons voir des femmes et des hommes avec des paniers de fruits sur la tête ou des sacs à main en bandoulière. Des élèves en uniforme qui se démènent pour rejoindre leurs salles de classe à temps, des parents qui accompagnent leurs enfants à l’école. Tout le monde est pressé.

Dans un attenant à la petite vallée longeant la rivière Ntahangwa, des élèves en uniforme et d’autres personnes arpentent la pente aux abords de la route. D’autres descendent, croisant les premiers. Nous descendons par ce sentier qui semble très fréquenté ce matin. Après environ deux minutes de marche, nous arrivons à la rivière Ntahangwa, entre les quartiers Jabe et Kigobe, à environs 500 mètres du pont de la République. Quelques hommes sont déjà sur place. Ils guettent toute personne qui veut atteindre l’autre rive pour lui proposer leur service. Le passager est obligé de monter sur le dos d’un passeur pour être amené à l’autre rive de la rivière. Les passants peuvent être répartis en différents groupes. Certains d’entre eux sont des élèves qui se rendent à l’école. D’autres sont des personnes vivant de petits métiers tels que les maçons et les menuisiers et de petits commerçants pratiquant le commerce ambulant. Les élèves sont visiblement plus nombreux à traverser la rivière.

 Les passeurs en profitent

A l’arrivée, on est accueilli de loin. Les passeurs lèvent les mains pour appeler le client.  Là, le moyen de transport est assez rudimentaire. L’absence de pont à cet endroit profite aux passeurs. Ils affirment qu’aider les personnes à traverser la rivière constitue leur gagne-pain.   Ceux avec qui nous nous sommes entretenus indiquent que ce métier leur permet de vivre et qu’ils l’ont exercé depuis de nombreuses années. « J’ai exercé ce métier depuis 2000. Vous comprendrez donc qu’il ne date pas d’hier », explique celui qui est connu sous le sobriquet de Jodani. « Nous comptons sur nos propres forces », ajoute son ami qui affirme lui aussi y avoir travaillé depuis longtemps.  Ces gens indiquent qu’ils travaillent toute la journée à aider les passants à traverser la rivière. Ils peuvent transporter jusqu’à 25 personnes chacun pendant une journée. Selon eux, il est difficile d’abandonner ce boulot car, cela constitue déjà leur mode de vie malgré qu’ils n’ont pas d’emploi.

Les usagers interrogés demandent la mise en place d’un pont reliant les quartiles Jabe et Kigobe pour faciliter la traversée de la rivière Ntahangwa. Selon un élève du quartier Kigobe qui fréquente une école du quartier Jabe, la traversée quotidienne de cette rivière lui coûte beaucoup. Quand la pluie est tombée, la rivière déborde et il arrive à l’école avec 40 minutes de retard.

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A propos de l'auteur

Jonathan Ndikumana.

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