Dans la commune Ntahangwa et plus précisément à Ngagara, certains égouts suintent, les déchets liquides se déversent dans les caniveaux et menacent la population environnante et le lac Tanganyika. L’OBUHA a indiqué que l’administration locale ne l’a pas signalé à temps. Désormais, il promet de les réparer le plus rapidement possible

Devant la clinique Van Norman de l’université Espoir d’Afrique, les déchets liquides en provenance d’un égout tombé en panne se déversent dans le caniveau.
La protection de l’environnement est une affaire de tout le monde. Cela concerne le gouvernement en particulier et la population en général. Dans la zone de Ngagara en commune Ntahangwa (mairie de Bujumbura), certains égouts constituent une menace pour l’environnement et la population environnante. Une équipe de Burundi Eco l’a constaté lundi le 23 janvier 2023. L’exemple concret se trouve être la chaussée Mgr Buconyori, précisément devant la clinique Van Norman de l’université Espoir d’Afrique où un regard d’un égout connaît une fuite. L’eau mélangée avec les excrétas se déverse toujours dans le caniveau et coule vers le lac Tanganyika. Une personne rencontrée dans un atelier de menuiserie implanté juste à côté du regard en question souligne qu’il ne se rappelle pas quand tout a commencé. Mais après tout, il y a longtemps que les excrétas charriés par égouts se déversent dans le caniveau.
Apparemment, toutes les personnes qui exercent leurs métiers le long du caniveau en question semblent s’habituer au désagrément causé par les odeurs nauséabondes issues de cet écoulement. « J’en ai marre de voir que rien n’est en train d’être fait pour réparer cet égout hostile à l’environnement et au bien-être de la population. Je suis optimiste que les autorités sont au courant de ce problème mais, malheureusement, elles ne sont pas pressées pour remettre les choses en ordre en vue de protéger la population », se lamente le prénommé Jean d’Arc, étudiant à l’université Espoir d’Afrique. Un autre étudiant de cette même université qui a accepté de s’exprimer sous couvert d’anonymat n’y va pas par quatre chemins. Pour lui c’est inacceptable de voir les excrétas couler jour et nuit dans les caniveaux en direction du lac Tanganyika à cause d’un égout avarié qui n’est pas réparé dans les meilleurs délais. Il se demande ce que les services chargés de suivre de près l’état des égouts sont en train de faire. Après tout, c’est le lac Tanganyika qui est pollué alors que c’est une source d’eau potable pour la majorité des habitants de la capitale économique Bujumbura.
Ce n’est pas tout…
Un autre égout qui fait polémique est celui qui cause des dégâts devant le marché Ngagara I, côté septentrional. L’égout en question est plus volumineux, car il déverse dans les caniveaux beaucoup de liquide mélangé avec les excrétas plus que celui ci-haut évoqué. Les commerçants qui se sont exprimés sur le micro de Burundi Eco sont unanimes et conscients que cela peut avoir des conséquences sur leur santé et sur l’environnement. Malheureusement, en tant que simples citoyens, ils ne peuvent rien faire pour changer la donne. La balle est dans le camp du gouvernement.
L’Office Burundais de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Construction (OBUHA) envisage de réagir au plus vite. « Les administratifs locaux ne nous ont pas encore signalés que les égouts causent des désagréments dans leurs zones, sinon l’OBUHA allait intervenir dans les meilleurs délais, car nous avons du matériel pour accomplir cette tâche », indique Jean Pierre Gatore, Commissaire Général de l’OBUHA. Désormais, M. Gatore promet de dépêcher une équipe pour aller réparer les égouts qui sont tombées en panne.
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