L’Office du Thé du Burundi (OTB) est une des usines dont l’exploitation contribue de façon significative à l’économie nationale. Fondée en 1971, ce complexe théicole poursuit son extension malgré les embûches. Les responsables rassurent l’opinion et manifestent la volonté de progresser
D’après Gabriel Nahimana, directeur agronomique à l’OTB, les theiculteurs sont satisfaits de la manière dont ils coopèrent avec l’OTB. « La satisfaction de nos théiculteurs constitue notre grande préoccupation », indique-t-il.
Pour se développer davantage, l’OTB continue à étendre ses exploitations. Il rappelle surtout que les exploitations propres à l’office sont de loin inférieures à l’ensemble des exploitations des théiculteurs. L’office poursuit l’extension de ses plantations pour booster sa production. « L’OTB fait extension de ses exploitations du thé », indique Nahimana. Dans cette perspective, 150 ha vont être mises en valeur sur une période de trois ans dans la commune de Mabayi. L’extension est également prévue dans les communes Songa et Rutovu. « L’Etat nous y a accordé de nouvelles exploitations », affirme-t-il.
Pour soutenir la production du thé, l’OTB apporte un soutien aux producteurs du thé. Les théiculteurs regroupés en coopératives sont les plus encouragés. Ces derniers bénéficient de la garantie de crédit pour les petits projets. Les personnes regroupées dans des coopératives reçoivent également 300 kg d’intrants pour soutenir leurs activités.

L’office poursuit l’extension de ses plantations pour booster sa production qui semble stagner depuis plusieurs années.
Une opportunité pour la population et un appui à l’économie nationale
L’OTB joue un rôle considérable dans le développement du pays et constitue un partenaire financier pour les ménages impliqués dans la culture du thé. Il s’agit également de l’une des sources de devises pour l’économie Burundaise.
Selon la direction chargée des activités agricoles à l’OTB, l’achat du thé aux producteurs s’est élevé en 2020 à plus de 9 milliards de FBu. Selon les données de l’OTB, les théiculteurs sont au nombre de 66 487. Parmi ceux-là, 15 790 se sont regroupés en coopératives de production, soit 23,75 % de l’effectif total. Jenda vient en tête avec 20.957 producteurs.
Aujourd’hui, le prix d’un kg de feuilles vertes s’élève à 280 FBu. Pour rémunérer les travailleurs journaliers, l’OTB a dépensé plus de 3 milliards de FBu. Selon Nahimana, les agriculteurs reçoivent une prime d’encouragement quand le résultat s’est révélé bon.

Source : OTB
L’OTB fait toujours face aux défis
L’OTB fait encore face à certains défis. La venue de la société Promotion du Thé de Mwaro (PROTHEM) qui s’est imposée en concurrent de cet office qui détenait le monopole de la production et de la commercialisation du thé avait provoqué un différend. L’OTB accusait PROTHEM de s’approvisionner auprès des producteurs villageois qu’elle soutient.
Aujourd’hui, le bruit autour de cette affaire semble avoir cessé. Mais les concernés ne sont pas du tout rassurés. Les théiculteurs s’inquiètent du fait que la question est restée pendante. « D’autres sociétés théicoles continuent de naître alors que l’organe de régulation que nous avions voulu n’est pas encore là », s’inquiète Paul Manirakiza, président du Forum des Producteurs Agricoles du Burundi (FOPABU) et représentant des théiculteurs à l’OTB. Pour lui, il est important de mettre en place cet organe pour ne pas exposer le producteur à la base.
Selon une autre source au sein de l’OTB, l’insuffisance de l’électricité en ces temps de pénurie de carburant est un sérieux défi. L’office subit des pertes énormes causées par les coupures d’électricité. Les groupes électrogènes qui servent habituellement en cas de coupures d’électricité sont à sec. Cependant, le directeur agronomique de l’OTB est optimiste. « C’est vrai que nous rencontrons des problèmes en cas de coupure d’électricité. Mais ce n’est pas très alarmant », dit-il. Les barrages électriques en cours de construction le rassurent.
Alors que l’OTB a produit 11. 500 tonnes en 2020, elle projette de produire jusqu’à18.500 tonnes à l’horizon 2027. Selon une certaine opinion, la gestion de cet office n’a pas été la meilleure dans les années passées.
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