Dans le cadre de son projet « Together » ou « Twese hamwe », le Centre pour le Développement des Entreprises dans la region des Grands Lacs a présenté lundi le 17 avril 2023 les résultats d’une étude sur les réformes économiques en faveur de la création des emplois et des opportunités. Dr Salomon Nsabimana, enseignant à l’université du Burundi et auteur de cette étude conseille de continuer à mener des réformes pour booster l’activité économique et les emplois.

Dr Nsabimana, economiste et enseignant à l’université du Burundi : « il est important pour l’Agence de Développement du Burundi de montrer permanemment les statistiques sur la création des entreprises et de l’emploi ».
Le marché libre est nécessaire pour booster l’économie et constitue un moyen efficace pour créer des emplois. Selon Aimable Manirakiza, Directeur Général de CDE GL, Together est une initiative qui vise à montrer l’impact positif de la libre entreprise au Burundi et à convaincre les opérateurs de l’informel à intégrer le formel. Dans son exposé, Dr Salomon Nsabimana a allié la liberté des affaires a la politique de l’emploi, citant tour à tour les différents instruments qui en portent l’empreinte. Pour lui, plusieurs documents nationaux et internationaux auxquels se réfèrent le Burundi incluent la problématique de l’emploi. Il a notamment cité l’agenda 2030 des Nations Unies, le PND (2018-2022 ou la Vision 2025 du Burundi. Il a entre autres cité l’office burundais de l’emploi et de la main d’œuvre. Nsabimana a indiqué que l’action gouvernementale est toujours importante pour instaurer un bon climat des affaires. La problématique consiste donc à faire le plaidoyer auprès de l’Etat.
L’étude réalisée par Dr Nsabimana a levé le voile sur les mauvaises performances du Burundi en matière de liberté économique. Selon cet économiste, l’évolution du classement du Burundi a suivi une courbe descendante si on considère tous les critères d’évaluation sur la période de 1995 à 2021. Il rappelle surtout que le classement du Burundi suit une courbe descendante depuis 2015.
Un secteur privé fragile
Selon l’économiste Nsabimana qui se réfère sur les chiffres de l’ISTEEBU, les personnes qui s’occupent de leurs propres affaires ont des revenus inférieurs par rapport à ceux de celles qui sont employées. Ainsi, on peut comprendre que les personnes qui s’occupent de leurs propres affaires n’ont pas de revenus conséquents.
Amené à donner son observation sur certains programmes mis en place par l’Etat pour lutter contre le chômage via la création de l’emploi, il a affirmé que ces programmes contribuent au développement du pays. Cependant, cet enseignant d’université indique qu’un suivi régulier est nécessaire.
Des défis à relever
Les politiques de promotion de l’emploi d’emplois font face à de nombreux défis qu’il faut essayer de relever. Les moyens d’accéder aux opportunités d’emplois ne s’offrent pas à tout le monde. Dr Nsabimana rappelle que seulement quelques appels d’offre passent par les médias alors qu’il s’agit d’un espace de communication le plus viable. Il a rappelé que les médias ont un rôle majeur à jouer pour faciliter l’accès à l’emploi.
D’autres défis sont liés au manque de statistiques fiables pour évaluer la situation de la création des emplois. Selon lui, il est important pour l’Agence de Développement du Burundi de montrer permanemment les statistiques sur la création des entreprises et de l’emploi. « Les statistiques sont une chose de fondamentale pour tous les pays », a-t-il insisté. Dr Nsabimana a aussi parlé de la politique d’exonération. Il a rappelé que l’exonération consiste en la session d’une partie des recettes de l’Etat aux entrepreneurs ; d’où la nécessité d’un suivi régulier pour savoir si elle a permis de créer des emplois.
Nsabimana a souligné que le climat des affaires est multidimensionnel. Pour lui, il faut combiner plusieurs facteurs pour asseoir une politique efficace de l’emploi.
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