Elevage

Programme d’Aquaculture Intégrée : Des villages aquacoles pour pallier à l’insécurité alimentaire

Le programme de développement de la pisciculture intégrée initiée par le gouvernement est en cours. Des étangs piscicoles ont été réhabilités ou aménagés dans les différentes provinces du pays. Le ministre en charge de l’agriculture a déjà identifié les zones humides un peu partout dans le pays pour y ériger de véritables villages aquacoles. Cela pour faire face à l’insécurité alimentaire et diversifier les sources de revenus des ménages

Les étangs piscicoles sont en cours de réhabilitation sur le site piscicole de Buringa en commune Gihanga de la province de Bubanza. A notre arrivée, les charpentiers construisaient des poulaillers surélevés au-dessus des étangs. La gestion et l’exploitation des étangs piscicoles reviennent aux membres de la coopérative dite Action pour le Développement Economique axé sur l’Aquaculture Intégrée (ADECA). Avec la nouvelle approche, les pisciculteurs nourrissent simultanément la volaille et les poissons. Les détritus et les restes de nourriture tombent dans l’eau pour servir de nourriture aux poissons. Les passerelles entre les étangs sont réservées aux cultures maraîchères. 

L’aquaculture intégrée associe l’élevage des volailles, la pisciculture et les cultures maraîchères.

200 membres de la coopérative agro-pastorale de Mugerero village V de la commune Gihanga pratique la pisciculture dans les étangs et l’élevage des animaux de bassecour. Pour Maxime Nduwamahoro, chargé de la production, la pisciculture intégrée permet de diversifier les sources de revenus. Il explique que la taille des étangs varie selon le type de poisson. 

Des résultats mitigés des projets de construction des étangs 

Le ministre en charge de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Dr Déo Guide Rurema a visité certains villages aquacoles en cours de construction. Ces derniers se basent sur la pisciculture intégrée qui associe la pisciculture, l’élevage des volailles et la culture maraîchère. Il éprouve un sentiment de satisfaction pour le pas déjà franchi dans la mise en place des étangs piscicoles. « Nous avons été très satisfaits à certains endroits, où les travaux évoluent positivement. Par contre, à d’autres endroits, les travaux tournent au ralenti », nuance le ministre Rurema.

A titre illustratif, il était prévu la construction de 47 étangs piscicoles sur le site piscicole de Buringa, mais seulement 10 étangs ont été réhabilités. Il en est de même pour le site piscicole de Murutso en commune Buhiga de la province Karusi où il était prévu la construction de 14 étangs piscicoles aménagés, mais 10 étangs seulement ont été construits.  Le ministre Rurema déplore l’attitude des responsables de ces projets qui réclament la prolongation des contrats alors que les travaux sur le terrain n’avancent pas. « Est-ce que  nous travaillons pour l’intérêt de la population ou pour servir nos propres intérêts », s’interroge le ministre Rurema sur un ton ferme.  

Rukeco, l’épicentre de l’aquaculture intégrée 

Les membres de la coopérative ADECA-Rukeco en province de Ngozi exploite une dizaine d’étangs piscicoles. La coopérative a débuté ses activités en 2011 avec 57 femmes et 43 hommes. « En fonction de la superficie de l’étang, la production oscille  pour un étang moyen de 40 m sur 40 m entre 500 et 600 kg de poissons », explique Salomé Sendegeya, responsable de l’ADECA-Rukeco.  Des fois, les membres de l’ADECA se heurtent au problème de débouché compte tenu de la période durant laquelle la pêche a eu lieu. Pendant la saison pluvieuse, les produits halieutiques se détériorent vite. Par contre, pendant la saison sèche, les produits halieutiques se vendent bien et facilement. 

Les membres de la coopérative ADECA-Rukeco s’adaptent à la demande du marché. Les espèces de poissons qui sont développées dans les étangs de Rukeco sont notamment les tilapias (1 à 2 kg à l’état adulte) et les clarias qui pèsent jusqu’à 5 kg à l’âge adulte. L’élevage des volailles permet non seulement de suppléer les aliments spécifiques des poissions, mais aussi de diversifier les sources de revenus. Sinon pour nourrir les poissons, les pisciculteurs font recours à la bouse de vache fraîche. 

La pisciculture intégrée génère plus de revenus 

Les membres de la coopérative ADECA-Rukeco y tirent plusieurs avantages de la pratique de la pisciculture intégrée. Ils ont bénéficié des animaux de la basse-cour pour avoir de la fumure organique. De plus, au terme de chaque période piscicole, les bénéfices sont redistribués à tous les membres en fonction des recettes enregistrées. En outre, l’élevage des poules pondeuses, des canards et des porcs associés à la pisciculture permet de diversifier les sources de revenus pour les ménages bénéficiaires.  Les responsables de la coopérative invitent la population à exploiter les étangs piscicoles pour une alimentation saine et équilibrée et subvenir aux besoins de la famille. Les membres de la coopérative envisagent la construction d’une unité de transformation et la conservation du poisson dans l’avenir. 

A propos de l'auteur

Benjamin Kuriyo.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

éditorial

« Amstel Bright » inonde le marché

« Amstel Bright » inonde le marché

Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 654

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

  • éditorial

    « Amstel Bright » inonde le marché

    « Amstel Bright » inonde le marché

    Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.
  • Journal n° 654

  • Dossiers Pédagogiques