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Programme Psychosocial Régional : « Que son impact soit pérenne »

Après 12 ans de mise en œuvre, le Programme Psychosocial Régional (PPR) qui a tant impacté la région des Grands Lacs via l’approche « Guérir ensemble  » vient de clore ses activités. Des sourires redorés, des couples à deux pas du divorce réconciliés, des blessures du passé   bandées, etc. Ce programme financé par la Coopération Suisse ne laisse que du succès derrière lui. Le seul souhait de toutes les parties prenantes est que son impact soit pérenne.

M. Boris MAVER, directeur de la Coopération Suisse au Burundi : « même si ce programme se clôture, l’engagement de la Suisse sur la question du genre reste une priorité »

 

La région des Grands Lacs a constitué pendant plusieurs années un champ de bataille où se passaient toutes formes de violences. Cela n’a pas été sans conséquences tant physiques que psychologiques sur les populations de cette zone. Pour y faire face, la Direction du Développement de la Coopération Suisse (DDC) a mis en place un Programme Psychosocial Régional (PPR) depuis 2011. Ce programme est intervenu dans les communautés Burundaises, Rwandaises et Congolaises et a mobilisé plus de 12 millions de francs suisses par pays. Via l’Approche Psychosociale Communautaire « APC-Guérir ensemble », ce programme a beaucoup travaillé avec les populations de ces pays surtout dans la lutte contre la pauvreté et les séquelles des guerres.

Après 12 ans d’impact sans égal au Burundi, au Rwanda et en RDC, ce programme vient de procéder à la clôture de ses activités. Une conférence marquant la clôture de ce programme s’est déroulée à Bujumbura du 27 au 30 novembre 2023. Dans son allocution, M. Boris MAVER, directeur de la coopération Suisse au Burundi s’est dit satisfait des actions mises en œuvre dans la région des Grands Lacs en général et au Burundi en particulier dans le cadre de ce programme.

Le programme a de quoi se flatter

Dans sa zone d’intervention, ce programme a touché 170 mille bénéficiaires dont 71% sont des femmes et 29 % des hommes. 94% d’entre eux ont bénéficié de la prise en charge psychologique, 48% de la prise en charge médicale, tandis que 23% d’entre eux ont bénéficié de l’accompagnement juridique. 600 dossiers sont arrivés dans les tribunaux et 72% d’entre eux ont gagné le procès grâce à l’assistance d’un avocat.

Ce programme s’est doté de plus de 6500 groupes communautaires regroupant plus de 100 mille membres qui participent activement à la réintégration des survivants des VSBG. On peut également citer 321 groupes de type APC qui sont déjà actifs avec 508 relais communautaires qui sont des volontaires. Un autre point important à souligner est l’augmentation des anciennes victimes des VBG qui sont devenues des leaders de groupes. Leur taux est passé de 40% en 2011 à 75 % en 2022. La liste des réalisations dans le cadre de ce programme n’est pas exhaustive.

Les pays bénéficiaires s’en sont approprié

Grâce à son efficacité, l’Approche Psychosociale Communautaire (APC) est actuellement retenue dans les documents stratégiques de planification des 3 pays de la Région des Grands Lacs. Une initiative à saluer selon la Coopération Suisse, mais qui demande une conjugaison des efforts pour qu’elle puisse perdurer.

Au Burundi, l’APC est intégrée dans le profil genre, le plan d’action de la Déclaration de Kampala et la stratégie nationale de protection de la famille.166 facilitateurs communautaires (Abafashabiyago), soutiennent les communautés. Il y a aussi plus de 80 groupes, accompagnés par les ONGs Seruka et Nturengaho. Le Burundi compte également 90 assistants psychosociaux des Directions Provinciales de Développement Familial et Social (DPDFS) qui poursuivent les formations en APC.

En RDC, l’APC est intégrée dans la stratégie nationale de santé mentale. Cette approche fera également objet de contenu de formation dans le cursus du Master en Genre que le Centre d’Excellence Denis Mukwege compte organiser au sein de la faculté des Sciences Sociales de l’Université Evangélique en Afrique. La RDC dispose de 56 facilitateurs communautaires formés et qui sont des assistants dans les centres psychosociaux de SOSAME ou encore des facilitateurs de TPO, pour ne citer que ceux-là.

Quant au Rwanda, la politique de réintégration a intégré les principes de base de l’APC comme stratégie d’intervention. Il y a 60 médiateurs communautaires répondant au Ministry of Local Gouvernement ( MINALOC) qui sont en cours de formation.

Le gouvernement du Burundi s’en réjouit

Au nom du Gouvernement du Burundi, le secrétaire permanent au ministère de la Solidarité a fait savoir que ce programme a porté beaucoup de fruits au Burundi. « La preuve étant que les autorités burundaises n’ont pas cessé de demander qu’il soit répandu sur tout le territoire national », fait-il savoir. Selon toujours cette autorité, ce programme a induit de profonds changements de mentalité et de comportement en faveur du respect des droits fondamentaux de la femme. Pour l’expliquer, il est parti des actions concrètes mises en œuvre dans le cadre de ce projet.

Le secrétaire permanent au ministère de la Solidarité Le PPR a induit de profonds changements de mentalité et de comportement en faveur du respect des droits fondamentaux de la femme.

« Les membres des couples jadis en discorde se sont réconciliés et ont pris l’habitude de se consulter chaque fois qu’il y a une décision à prendre au sein de la famille. Les retombées positives de ce changement de comportement et de mentalités n’ont pas tardé à se faire observer. Les enfants ont retrouvé le chemin de l’école et le développement économique des ménages a suivi », a -t-il précisé. Selon toujours ce délégué du gouvernement, ce ne sont pas uniquement les bénéficiaires qui ont profité des fruits de ce programme, mais plutôt toute la communauté. D’autres gains que le gouvernement du Burundi a tirés de ce programme sont entre autres le personnel des 5 centres de prise en charge des victimes des VSBG et d’autres personnels du ministère ayant le genre dans ses attributions qui ont bénéficié des formations sur l’APC.

Au nom du gouvernement, il a réaffirmé l’engagement à pérenniser les acquis de ce programme. Il a remercié vivement la Coopération Suisse au Burundi pour son implication sans égal dans la lutte contre les VBG au Burundi, mais aussi pour avoir placé le Burundi sur la liste des bénéficiaires de ce programme.

Un atelier riche sur tous les plans

Ces cérémonies ont vu la participation des délégations des différentes organisations internationales partenaires de la Coopération Suisse en provenance des pays comme : le Burundi, le Rwanda, la RDC, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Sud Soudan, le Bénin, etc. Au menu étaient l’échange d’expérience, le développement des différentes thématiques liées à la santé mentale et aux VSBG, les stratégies de pérennisation de ce programme, pour ne citer que ceux-là. En marge de cet atelier, un musée temporaire des femmes a été ouvert au public à l’hôtel Source du Nil. Il a été exposé des œuvres d’art sur la femme de la sous-région et des portraits de certaines femmes des 3 pays qui, dans l’histoire, ont osé briser les barrières leur imposées par la société.

En marge de cet atelier, un musée temporaire des femmes a été ouvert au public à l’hôtel Source du Nil. Il a été exposé des œuvres d’art sur la femme de la sous-région et des portraits de certaines femmes des 3 pays qui, dans l’histoire, ont osé briser les barrières leur imposées par la société.

 

M.  Boris MAVER, directeur de la Coopération Suisse au Burundi a rappelé que cette conférence de clôture des activités du PPR se tient pendant les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux filles et femmes  « C’est un moment propice pour nous pencher sur la question des VSBG et réaffirmer notre engagement à éradiquer ce fléau », fait-il savoir. Selon lui, même si ce programme se clôture, l’engagement de la Suisse sur la question du genre reste une priorité. Il a saisi cette occasion pour remercier toutes les parties prenantes dans la lutte contre les Violences Sexuelles et Basées sur le Genre (VBG) qui ont participé à cette conférence.

A propos de l'auteur

Florence Inyabuntu.

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