Développement

Projet « Tubehoneza » : Du pain bénit pour 2,4 millions de Burundais en situation de vulnérabilité alimentaire

Le gouvernement du Burundi, l’Union Européenne (UE), le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et  d’autres partenaires ont officiellement lancé à Ngozi ce mardi 28 mai 2019 le programme « Tubehoneza » pour renforcer  la résilience des communautés rurales affectées par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Burundi.

Le projet « Tubehoneza » s’articule en 3 axes d’intervention. Le premier concerne le renforcement durable de la sécurité alimentaire par la mise à disposition des intrants agricoles, le développement des activités génératrices de revenus et la réduction des risques dus aux catastrophes. Le deuxième axe est lié à l’amélioration de la nutrition des femmes en âge de procréer et des enfants de moins de cinq ans. Enfin, le troisième axe vise à préserver le tissu communautaire et à renforcer la cohésion sociale.

Ce programme qui couvrira 41 communes réparties dans 14 provinces du pays sera financé à hauteur de 38 millions d’Euros. Une bouffée d’oxygène  pour ces milliers de familles qui vont pouvoir souffler. « Tubehoneza » s’intéresse prioritairement au secteur agricole, car ce dernier est très important pour le pays comme l’a rappelé Déo Guide Rurema, ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage lors du lancement du projet « Tubehoneze ».  Il emploie plus de 90 % de la population burundaise. Produisant les cultures vivrières et celles destinées à l’exportation sans oublier l’élevage et son impact sur l’environnement, il est d’une importance capitale pour la vie du pays.  Le ministre Rurema  a profité de cette occasion pour rappeler que lorsque l’agriculture et l’élevage se portent bien, la santé de la population ne peut que mieux se porter. C’est pour cette raison que ce projet sera exécuté par le Mineagrie en collaboration avec le ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida. Financé par l’UE, le projet couvre la période de 2018 à 2020. Rurema a ajouté que « Tubehoneza » a été conçu dans le cadre du Programme National de Développement (PND). Il a par ailleurs exhorté les partenaires qui exécuteront le projet à  travailler toujours avec les ministères impliqués et en collaboration avec  les administratifs à la base dans le seul objectif de soutenir efficacement le développement de la population.

Malgré la multiplicité des acteurs, il n’y aura pas de chevauchements dans une même zone

Il y a 5 consortia qui interviendront  dans les  41 communes du pays. Ce programme est très novateur dans le suivi des activités prévues, a souligné Wolfram Vetter, Ambassadeur de l’UE au Burundi. « En premier lieu, pour éviter les redondances sur le terrain, les consortia sélectionnés ont effectué un travail de coordination et d’harmonisation des approches proposées. Une attention particulière a été portée sur  la couverture géographique. Il n’y aura pas de chevauchements dans une même zone avec d’autres projets du programme « Tubehoneza » ou des projets d’autres bailleurs développant des thématiques similaires », a fait savoir  l’ambassadeur de l’UE au Burundi.

35% de la population habitant les zones d’intervention bénéficieront de « Tubehoneza »

M. Vetter a indiqué qu’à la demande des autorités soucieuses des résultats des projets sur terrain, ils se sont particulièrement attachés à développer une approche commune  de suivi et d’évaluation du programme. « Des thématiques clés sont également coordonnées entre consortia en accord avec les stratégies nationales. Par exemple tout ce qui concerne la nutrition sera fait en liaison  avec le programme national intégré d’alimentation et de nutrition. Nous prévoyons que le nombre total de bénéficiaires directs sera  d’environ 2,4 millions de personnes. 35% de la population habitant les zones d’intervention bénéficieront des interventions du projet, en particulier les plus vulnérables. En ce qui concerne la sécurité alimentaire, « Tubehoneza » permettra aux agriculteurs de bénéficier d’intrants agricoles comme les semences et les outils. Plus de 100 mille  personnes pourront sortir de l’insécurité alimentaire aigue et la transformation des produits agricoles générera des revenus pour que les ménages dépassent la simple agriculture de subsistance pour évoluer vers la production des aliments de qualité et vendre le surplus sur le marché, a affirmé l’ambassadeur de l’UE au Burundi. Il a en outre souligné que  « Tubehoneza » ciblera entre autres 120 mille enfants de moins de 2 ans, 450 mille enfants de moins de 5 ans et 240 mille femmes enceinte et/ou allaitantes. La délégation de l’UE partage le souci des autorités que les fonds européens soient utilisés conformément aux priorités fixées par le pays. Ce programme consacré au développement rural et à la nutrition s’inscrit dans le cadre d’une mesure plus globale d’appui à la résilience des populations burundaises qui représente actuellement 95 millions d’euros et pourrait être augmentée à l’avenir, a indiqué M. Vetter en clôturant son propos

« Sans l’UE, ce programme n’aurait  pas vu le jour »

Mme Virginia Villar Arribas, Directrice et Représentante légale du PAM au Burundi, qui parlait au nom  des agences du système des Nations Unies et des Organisations Non Gouvernementales partenaires s’est dite très honorée de faire partie de ce programme qui a un objectif extraordinaire : contribuer à l’amélioration des conditions de vie de 2,4 millions de Burundais à travers la mise en œuvre des activités multisectorielles dans 14 provinces du pays. « Je tiens à remercier le gouvernement du Burundi pour son engagement soutenu  aux côtés  des partenaires techniques et financiers. J’exprime ma gratitude à l’UE pour sa contribution financière. Sans elle, ce programme n’aurait pas vu le jour », a-t-elle déclaré.

Trois axes d’intervention Ce programme multisectoriel s’articule en 3 axes d’intervention. Le premier concerne le renforcement durable de la sécurité alimentaire par la mise à disposition des intrants agricoles, le développement des activités génératrices de revenus et la réduction des risques dus aux catastrophes. Le deuxième axe est lié à l’amélioration de la nutrition des femmes en âge de procréer et des enfants de moins de cinq ans. Enfin, le troisième axe vise à préserver le tissu communautaire et à renforcer la cohésion sociale. « J’ai beaucoup d’espoir pour ce programme », a clamé Mme Villar Arribas en clôturant son propos. La Directrice du PAM au Burundi  a insisté elle aussi sur le fait que « Tubehoneza » s’aligne directement sur les priorités stratégiques du gouvernement  telles que définies dans le PND lancé en août de l’année passée. La mise en œuvre de ce programme sera faite par cinq consortia constitués de 4 agences du système des Nations Unies, 11 ONG internationales et deux Sociétés de la Croix Rouge sous la supervision du Gouvernement.

A propos de l'auteur

Parfait Nzeyimana.

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