Santé

Pumzi ou le Made in Burundi contre la Covid-19

Pour faire face à la pandémie de la Covid-19, la société Pumzi s’est lancée dans la fabrication des masques réutilisables. Plus qu’un outil de protection, le masque devient un accessoire de mode, une marque qui, à travers le Kitenge redore l’image de la culture burundaise

Cette initiative vient de deux jeunes gens qui se sont associés pour inventer et produire des masques de marque Pumzi fabriqués selon les normes Afnor et dans le respect des normes sanitaires pour lutter contre la pandémie de la Covid-19. Il s’agit d’Antoine Audet et de Jean Marc Akouhouendo Dubreuil.

Selon  Antoine Audet, Ils ont monté leur société au début du mois d’avril de cette année. Au départ, ils travaillaient avec des coopératives de couturières pour rassembler des morceaux de tissus. Très rapidement, ils ont mis en place un système des points de vente en ville. Ce qui leur permettait de vendre directement au grand public des masques en Kitenge et, à chaque fois, de réinvestir pour racheter de la matière première. « Ça nous a permis jusqu’à aujourd’hui d’arriver au niveau où on en est et d’avoir notre propre atelier », indique M. Audet.

Une marque qui met en valeur la culture burundaise

Pumzi a été créé dans le but de faire la différence.  Il fallait faire quelque chose qui a de la qualité et valoriser cette qualité par une marque.  Avec ce projet, les deux jeunes associés voulaient y mettre une dimension sociale, culturelle et environnementale pour faire en sorte que cette marque puisse diffuser un peu l’image du Burundi et de la sous-région Est Africaine dans le monde. « Le Burundi est un pays qui a une culture magnifique. Même si on n’est pas burundais de souche, on est burundais de cœur et on aime ce pays. C’est pourquoi on a cette fierté de diffuser la culture burundaise qui transparait en l’occurrence à travers le Kitenge. On est fière à chaque fois de présenter notre marque et le pays d’où elle vient à l’international à travers nos réseaux sociaux ».

Pumzi a mis un accent sur la qualité en produisant les masques selon les normes Afnor

M. Audet fait savoir que pour ce qui est de la production, ils ont mis un accent sur la qualité pour produire les masques selon les normes Afnor : « On n’est pas certifié Afnor, mais on produit et on respecte le cycle de production avec les différents lavages et les différents repassages avant et après l’assemblage des tissus », précise-t-il. Et de soutenir que pour faire cela, ils ont dû internaliser tout ce qui est de la production pour être en mesure d’avoir le contrôle sur le processus de fabrication. « C’est pour cela qu’on ne travaille plus avec des coopératives de couturières, mais on travaille actuellement avec des jeunes couturiers et couturières. On les accueille, on leur fait passer les premiers tests, on les forme pour être en mesure de produire une pièce qui soit conforme aux critères Pumzi ». Ainsi donc, une pièce jugée défectueuse ou pas bonne ne peut pas sortir de l’entreprise. Tout cela pour s’assurer que le client puisse être satisfait. « On tient également à ce qu’il puisse acheter un masque qui peut réellement le protéger. L’idée n’est pas de faire du business sur une catastrophe sanitaire, mais de proposer un travail et un produit sérieux ».

Un masque égale une protection collective

M. Audet souligne l’importance de porter un masque de qualité. Pour ce, il existe un test pour voir si votre masque est efficace. « Portez le masque, allumez un briquet, mettez-le avec la flamme à quelques centimètres de votre bouche  et vous soufflez. Si vous éteignez la flamme directement, ce masque est inutile. Il ne vous protège pas », insiste-t-il. Et c’est pour cela que chez Pumzi, on a décidé de vendre uniquement des masques 2 couches avec incision pour rajouter la troisième couche ou des masques avec 3 couches directement.  « La santé, c’est très important. Cette pandémie il ne faut pas la négliger. Le port du masque rentre dans le cadre d’une protection collective. Si je porte un masque, je vous protège et si vous le portez, vous me protégez ».

Les masques de marque Pumzi sont de deux sortes. Le kit de trois masques en 2 couches avec incision coûte 10000 FBu et le kit de 3 masques avec trois couches pour 15000 FBu. Cela car un masque a une durée d’utilisation de 3 heures. Par après, il faut le laver pour respecter les mesures de prévention.

Quand mode rime avec protection

En promouvant du made in Burundi à travers les masques, l’idée était de se protéger mais, avec de la couleur, de permettre une meilleure sensibilisation. « On veut rendre agréable le masque et en faire un accessoire de mode, mais sans oublier sa fonction première  qui est d’être un accessoire la santé ». Il reconnait que la population locale s’informe malgré que peu de gens portent des masques. C’est vrai que si on met de la couleur dans le port des masques on aura plus de facilités  à le porter. Cela permet de retrouver les tissus qu’ils ont l’habitude d’avoir sur leurs vestes, t-shirts, robes, etc. mais, cette fois-ci sur le masque. « En Afrique, on est très sensible à la mode. On peut se servir d’une chose positive pour en aider une autre qui est d’une importance sanitaire ».

A propos de l'auteur

Chanelle Irabaruta.

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