Transport

Restructuration du périmètre de circulation des tricycles et des deux roues : Un remède amer, trop dur à avaler

Lundi le 21 mars 2021, la mesure qui délimite le nouveau périmètre de circulation pour les tricycles et les deux roues a commencé à être mise en application en mairie de Bujumbura. A part les usagers de ces engins qui sont touchés, même le petit commerce en paie le prix fort    

Il est extrêmement rare d’apercevoir un vélo, une moto ou un tuk-tuk dans la voirie de la commune de Mukaza et dans toute la zone délimitée. Ils se sont concentrés dans les périphéries de la capitale économique. Par ailleurs,  la police est sur le qui-vive, précisément au niveau des panneaux de signalisation qui marquent la ligne rouge pour ces engins. Par exemple, dans la zone de Kamenge de la commune Ntahangwa, à la limite desdits panneaux, les taxi-vélos, les taxis-motos et les tuk-tuks garent ensemble. Ils deviennent de plus en plus nombreux et sont susceptibles de gêner la circulation surtout sur la route qui longe le marché de Kamenge et celle qui longe l’église Guido Maria Conforti (Chez Buyengero). « Nous travaillons à perte, car nous sommes trop nombreux et en pleine concurrence. Le trajet où on me payait 2000 FBu, actuellement les clients négocient pour environ 1000 FBu », confie un motard rencontré à la 6ème avenue de la zone urbaine de Kamenge.

Dans les périphéries de la ville de Bujumbura, la police veille à ce que les motos, les vélos et les tuk-tuks ne franchissent pas la ligne rouge.

Les petits commerçants désemparés

La mesure de délimitation du nouveau périmètre de circulation des tricycles et des deux roues handicape le petit commerce. Les commerçants qui s’approvisionnaient au marché Ngagara II dit COTEBU et au marché Bujumbura City Market (chez Sion) témoignent que ces engins leur facilitaient le travail. C’était le moyen de transport le moins cher. Actuellement, à défaut de porter les marchandises sur la tête, ils font recours aux taxis-voitures qui sont chers.

Aux alentours de ces deux marchés qui se jouxtent, il n’y a pas ni motos ni vélos ni tuk-tuks. Ce ne sont que des piétons et des personnes véhiculées qui y circulent. Les petits commerçants qui s’approvisionnent dans ces marchés disent que leur travail semble paralysé, car le coût du déplacement est énorme. Selon A.N, une commerçante des denrées alimentaires périssables rencontrée au marché COTEBU, un trajet qu’elle bouclait en payant 1000 FBu à vélo, elle le boucle actuellement en dépensant pas moins de 5000 FBu en taxi-voiture. Cela doit avoir des répercussions sur le prix de ses produits. Ce qui peut réduire le nombre de ses clients.

Le prix de certains produits en hausse

Une femme qui vend des arachides à l’entrée du marché de Ruvumera dans la zone Buyenzi affirme que le prix de cette denrée a augmenté. Depuis lundi le 21 mars 2022, un kilo d’arachides coûte 5 800 FBu alors qu’avant il coûtait 4500 FBu. La raison est que la majorité des commerçants de ce produit s’approvisionnent au marché de Kinama en commune Ntahangwa et le transportent à vélo. La femme en question vit à Musaga. Avant la mise en application de cette mesure controversée, pour transporter environ 80 kilos d’arachides de Kinama à Musaga, le taxi-vélo était payé environ 5000 FBu. Mais à l’heure actuelle, on est obligé de louer un taxi ou tout autre véhicule à au moins 15 000 FBu. Comme le malheur ne vient jamais seul, il n’y a plus de charbon de bois de 500 FBu par petit tas. Pour préparer les arachides, on doit les acheter à 1000 FBu par petit tas au minimum.

Même les cafétérias ne sont pas à l’abri. Une commerçante du lait à la 13ème avenue de la zone de Buyenzi affirme qu’un litre de lait coûte désormais 2000 FBu alors qu’il s’achetait à 1800 FBu le 20 mars 2022. La raison est que le vélo n’est plus autorisé à fouler la commune de Mukaza. Or, c’est cet outil qui assurait le transport de ce produit.

Le business au point mort

Au marché de Ruvumera, il s’effectue le commerce des vélos et des pièces de rechange des tricycles et des deux roues. A part les commerçants, les réparateurs de ces engins en profitent et trouvent le travail sur place. Actuellement, et les commerçants et les réparateurs des vélos sont au chômage. Sous couvert d’anonymat, un commerçant de vélos a confié à Burundi Eco qu’un client peut acheter discrètement une bicyclette, mais que le problème réside sur son déplacement. Il  est obligé de la démembrer et la transporter dans un véhicule. Malheureusement, il est difficile de franchir tous les checkpoints sans être remarqué par les forces de l’ordre ou les administratifs à la base. Ce business est désormais similaire à celui des stupéfiants. Il s’apparente à un délit.

A propos de l'auteur

Gilbert Nkurunziza.

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