Le président kenyan William Ruto salue les progrès réalisés par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) depuis sa création, il y a 25 ans. Cependant, il annonce qu’il est temps de revoir l’accord instaurant la communauté pour s’adapter aux réalités du moment, surtout avec l’adhésion de nouveaux membres.

Le président kenyan William Ruto salue les progrès réalisés par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) depuis sa création, il y a 25 ans.
En marge d’une rencontre avec le président du Parlement de l’Afrique de l’Est (EALA), M. Joseph Nkakirutimana le 18 mars 2023, le président Ruto a souligné que la coalition doit renforcer les capacités suffisantes nécessaires à un grand bloc régional.
La communauté est en pleine croissance. Elle a commencé avec trois membres dont le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie mais, actuellement, elle compte sept membres. Les pays qui ont rejoint la communauté régionale après sa création sont le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud et la République Démocratique du Congo. « La Somalie pourrait adhérer une fois l’évaluation terminée. Il est également possible que l’Éthiopie et le Soudan rejoignent l’EAC », a déclaré le président kenyan.
L’experte en relations internationales Nancy Nélima décrypte pour nous les propos tenus par ce chef d’Etat d’une puissance régionale en trois volets.
Qu’est-ce que les nouveaux adhérents pays bénéficieront de l’accord ?
D’après notre source, les pays africains qui rejoindront l’EAC pourront avoir la liberté de faire des affaires nationales en interne sans beaucoup de restrictions. Si les pays proposés rejoignent l’EAC, il peut y avoir une bonne participation dans le partage des ressources disponibles dans les pays membres.
Ce qui permettra d’accroître les échanges commerciaux entre les pays membres. De plus, s’il y a plusieurs nations, alors il y aura une bonne raison d’avoir une monnaie qui sera utilisée dans toutes ces nations d’autant plus que la monnaie aura un poids dû compte tenu des pays participants. Cela aidera à faire du commerce entre ces nations un véritable succès », analyse Mme Nélima
Quelles innovations avec le nouvel accord ?
Le nouvel accord renforcera le commerce intra-africain. « Ce qui peut changer c’est peut-être la langue officielle que comprendra tous les participants. De plus, les restrictions qui empêchent l’entrée des entreprises dans ces pays peuvent être contrôlées et réduites. L’intention de l’Afrique de l’Est est d’avoir une relation qui apportera des avantages aux pays de cette communauté », a ajouté l’expert.
Des populations vers une même destinée ?
Il importe de rappeler l’objectif global de l’EAC, à savoir : élargir et approfondir la coopération entre les États partenaires dans divers domaines clés. Ainsi, « s’il y a une bonne relation et qu’on peut faire des affaires sans barrières, les gens de l’EAC se sentiront chez eux. Si un Tanzanien peut se rendre au Burundi pour livrer des marchandises sans payer de taxe à chaque poste transfrontalier, alors il ressentira la facilité de faire des affaires », estime Mme Nélima.
Ces pays ne peuvent se développer que s’il y a la liberté de faire des affaires. Cela peut donner aux citoyens de ces différentes nations le sentiment qu’ils sont les propriétaires de cette communauté, conclut-elle.
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