Entrepreneuriat

Shika Award 2019 : Aniella Niyondiko remporte la compétition

Cinq millions de FBu, trois millions et deux millions sont respectivement les sommes reçues par les trois gagnants de la compétition annuelle d’idées innovantes. Au total sept entrepreneurs ont terminé finalistes de la 9ème édition Shika Award organisée  par Burundi Business Incubator (BBIN) vendredi le 22 novembre 2019. Son objectif : promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat dans notre pays

La première place est revenue à  Aniella Niyondiko pour son projet de protection de l’environnement via le recyclage des déchets biodégradables. Les deux autres lauréats primés sont Christophe Irambona pour son projet de production du jus de canne à sucre et Parfait Mugisha pour son projet de garantir de bonnes conditions de vie avec un véritable accès à des soins de santé de qualité.

Aniella Niyondiko, la gagnante : « Notre ambition est de transformer le Burundi en un 0 déchet d’ici 2030 »

Cette 9ème édition de Shika Award a été lancée le 28 juin 2019 et 19 entrepreneurs y ont participé. Ils ont bénéficié d’une formation avec coach sur la réalisation d’un plan d’affaire, la prise de parole en public et d’autres techniques entrepreneuriales. Après que ces candidats aient donnés leurs plans d’affaires, ils ont été présélectionnés par un jury pour ne rester qu’avec ceux qui seront présentés à la phase finale.

Aniella Niyondiko de l’entreprise Aheza Iwacu a su convaincre le jury via son projet de collecte, de traitement et de valorisation des déchets biodégradables  en fumier composté.  Selon elle, la ville de Bujumbura compte actuellement autour de deux millions d’habitants. Chacun de ceux-ci produit 1 à 1,5 kg de déchets par jour qui sont acheminés dans les dépotoirs publics dont le plus grand se trouve à Buterere. Son entreprise propose une alternative à cette situation.  Détentrice d’un master en sciences de gestion des projets, elle créa son entreprise en 2017. Aheza Iwacu collecte tout ce qui est déchets biodégradables et les transforment en fumier composté. Ce fumier composté est vendu aux ménages pour l’entretien des jardins et aux petits agriculteurs qui font des pépinières pour promouvoir la productivité de l’agriculture biologique.

Qui sont les autres finalistes ?

 

Christophe Irambona (33 ans) du centre de production agro-alimentaire

L’idée qui lui a permis d’occuper la deuxième place est la production et l’extraction du jus de canne à sucre.  Licencié en gestion et administration, il est propriétaire et gérant du centre de production agro-alimentaire (CEPA) en commune Musigati (province Bubanza). Ce jus est extrait par une machine en bois fabriqué localement. Cela pour permettre à la population de consommer une boisson naturelle, biologique et moins chère. « C’est une boisson naturelle sans aucun élément chimique ajouté qui est très efficace pour la santé ». Il espère qu’en 2025, il disposera d’une industrie de transformation agroalimentaire avec au moins 300 employés.

 

Parfait Mugisha (27 ans) de «Health Care for Community»

Etudiant en science de la santé à l’Institut National de Sante Publique (INSP), la 3ème place lui revient. Cofondateur d’une organisation à base communautaire, il a initié Health Care for Community pour garantir de bonnes conditions de vie aux hommes avec un véritable accès à des soins de santé de qualité.

Il souligne que le Burundi est classé parmi les cinq pays les plus pauvres au monde avec un taux de mortalité maternelle, infantile et néonatale très élevé, avec un accès aux soins de santé de qualité de plus en plus difficile, surtout en milieu rural. Plus de 75% de ce taux de mortalité sont susceptibles d’être prévenus. Voyant comment les populations rurales souffraient pour avoir accès aux soins de santé de qualité, sa maison propose des solutions dans le domaine de la santé, surtout les soins de santé curative, préventive, nutritionnelle et médico-sociale pour les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les jeunes en âge de procréer. « Tout cela dans nos structures de soins déjà ouvertes ou tout simplement n’importe où le patient se trouve ».

 

Christian Niyomwungere (25 ans) de « Eagle Market »

Licencié en sciences économiques et de gestion, il est responsable de l’entreprise Eagle Market, une entreprise de commerce en ligne. L’idée lui est venue en constatant que beaucoup de jeunes entrepreneurs ont des produits très innovants, mais dont la visibilité ne se limite que sur les statuts whatsapp, facebook. L’importance de son projet est d’assurer cette  visibilité qui peut attirer même les gens de l’extérieur du pays.  Sa maison se focalise sur les produis ou les services événementiels (les mariages, les anniversaires,…) « En moyenne, 23 milliards de FBu ont été dépensés entre 2016 et 2017 pour célébrer les mariages et dots rien que dans la seule ville de Bujumbura ».  Nous avons créé Eagle Market pour réduire ces dépenses. Si tu veux célébrer un mariage, tu n’as plus besoin de courir toute la ville à la recherche d’une salle de réception, tu n’as qu’à aller sur le site et choisir celle que tu veux parmi celles qui sont disponibles.

 

Yafeti Cheko Leo (29 ans)  de «Alkemyst»

Licencié en droit,  en 2016, il créa son entreprise  spécialisée en récupération,  tri et recyclage de pneus usagés, bouteilles en plastique, filtres à air, palettes en bois… Avec tous ces déchets, il fabrique des meubles au design original à un prix abordable. «Un salon ordinaire sur le marché coûte 10 fois plus cher que les meubles que nous produisons».  Sa maison contribue aussi à la lutte contre le chômage des jeunes sans qualification en leur proposant des formations en recyclage artistique. Actuellement, son entreprise est en train d’aménager sur un terrain de 100m2 avec une capacité de récupération et de valorisation de 300 tonnes de déchets récupérés.

Salomé Nitegeka de «Gestavie»

« Gestavie » (geste=vie),  une entreprise de transformation d’arachides en beurre nutritionnel. L’objectif de son entreprise est de contribuer à la lutte contre la malnutrition et garantir la bonne santé et le bien-être pour tous.

 

Eric Ndayihaya (31ans) de «Urumuri News»

Licencié en sociologie, il a initié le journal en ligne « Urumuri News », un groupe de médias en ligne indépendant. Sa vision est de devenir le groupe de médias le plus indépendant et socialement responsable au Burundi de promouvoir la vérité et la lumière de l’information en défendant la liberté d’expression. Nous voulons fournir des informations complètes et en temps utile.

A propos de l'auteur

Chanelle Irabaruta.

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