Culture

Slam-Poésie interscolaire : Une compétition à l’honneur de la femme

Cet art déclamatoire entre la poésie et la rhétorique originaire des Etats-Unis attire énormément la jeunesse urbaine notamment dans les écoles de Bujumbura. Ce samedi 7 mars 2020, de jeunes slameurs de différents lycées de Bujumbura s’étaient donnés rendez-vous à l’IFB pour parler de la femme. Une compétition riche en vers et rimes

Organisée par le collectif « Yetu Slam » en partenariat avec la délégation de l’Union Européenne au Burundi et l’IFB, la sixième édition de la compétition interscolaire a, pour cette fois, consacré les textes à l’honneur de la femme. Dans une salle à moitié comble, le public composé en grande partie de lycéens a répondu présent pour soutenir les slameurs ambassadeurs de leurs écoles. Le mot d’ordre de la compétition, « offrir leurs plumes à celle qui leur donne des ailes et rendre un hommage mérité à toutes les femmes du monde ».

Des textes qui mettent en lumière la femme dans tous ses états

« Eva qui n’est pas Eve, Eva une femme forte et courageuse, Eva est divorcée, c’est une autre histoire. Mais Eva pour ses fils, elle fera tous les sacrifices du monde ».  Un texte parlant d’un cas de femme divorcée qui a pu garder son poing levé pour l’avenir de sa progéniture. Entre serveuse, maquilleuse et femme de chambre, Eva a assuré son rôle de mère en donnant à ses fils une éducation exemplaire.

« Hier, elle l’Ikirezi était dans la boue, les yeux clos et sans paroles. A présent, elle l’Ukwezi sort gracieusement de son pôle », clame Lévine Clara Muhirwa, une élève du lycée Clarté Notre Dame de Vugizo. Un poème pour parler de la douce émancipation de la femme dans les instances de prise de décisions.

Cinq premiers slameurs qui se sont bien demarqués dans la compétition interscolaire ont eu des prix.

« Rêve insensé, peur d’avancer, ne pas oser même avancer. Elles accumulent tout, mais n’arrêtent pas pour autant », déclame Alain Pascal Simbabaje. Une résilience de la femme dans ses combats pour la vie. « Leur vie similaire à une longue agonie, des milliers de cris d’épuisement…Mais quand tu lui demandes comment elle va, elle te dira que tout va parfaitement bien », renchérit-t-il.

De la maltraitance à l’éducation des enfants en passant par les tâches ménagères et l’émancipation, ces « Verbivores » en herbes ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour ressortir le rôle de la femme dans la société. Un hommage qui a fait sensation tant dans le public que dans le jury.

Les écoles, une pépinière de talents selon les organisateurs

« Le slam-poésie est une compétition qui veut mettre en valeur les talents des jeunes. Yetu Slam s’est donné pour mission d’aller dans les écoles pour faire ressortir ces talents qui s’ignorent et les aider à préparer leur devenir », dira Ezéchiel Ndayizeye, président du jury de cette compétition. Pour lui, de telles rencontres constituent une occasion d’échange d’expériences, d’ouverture au monde et d’épanouissement de l’esprit. On voit ce que pensent les autres, comment ils vivent, comment ils s’expriment et, par conséquent, on acquiert des connaissances supplémentaires.

Huguette Izobimpa, championne nationale du slam, n’a pas manqué de prodiguer des conseils aux jeunes slameurs. « Il y a toujours cette fausse idée derrière ces compétitions. On aime dire que celui-ci est capable de remporter et celui-là est nul. Ce qui est tout à fait contraire au sens de la compétition. Tout le monde est capable, il suffit juste de s’y mettre et de donner le meilleur de soi-même. Je suis toujours là à apprendre des autres, mais aussi voir le niveau du slam dans les écoles », fait-il savoir.

Le lycée du Saint Esprit sacré champion pour cette édition

La toute première édition avait été remportée par l’Institut du Centre Scolaire Congolais qui a déjà remporté deux éditions, exæquo avec le lycée SOS et le lycée du Saint Esprit qui vient de le remporter pour la première fois. Tous les participants ont eu des livres offerts par le jury. Le premier a reçu un écran plat LCD et une carte Plus d’abonnement à la médiathèque de l’’IFB, deux places de spectacles à l’IFB, un abonnement à Fitness Factory ainsi qu’un bouquin offert pat le président du jury.  Le deuxième a reçu un smartphone et les différents abonnements. Le troisième quant à lui, a eu droit à un poste de radio, le quatrième, des casques wireless et enfin le cinquième, des écouteurs simples.

« Un conseil, si c’est cela que vous aimez faire, ne lâchez rien. Parce que tôt ou tard, là où il y a la détermination, il y a forcément la réussite », a conclu Mme Huguette Izobimpa après la remise des prix.

A propos de l'auteur

Bonaparte Sengabo.

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