Dans les provinces du pays de mille collines et une colline, la patate douce se mange étant frais. Mais, les producteurs de cette culture en provenance de l’Amérique centrale se retrouvent dans l’embarras de choix, en cas de surproduction. Pourtant, SPOTA vient comme une panacée pour aider les producteurs à transformer cette production excédentaire.
La surproduction de la patate douce ne sera plus. C’est à Kiremba Nord en province de Ngozi que les jeunes ressortissants du camp d’été Yaga 2018 tiennent leur entreprise de transformation de la patate douce en farine. Ils sont au nombre de 15, mais l’originalité de l’idée est née du représentant de l’entreprise SPOTA (Spota Company: Sweet Potato Company): denommé Kevin. Mais la concrétisation de cette idée a eu lieu après le camp d’été Yaga 2018 qui a réuni des jeunes burundais pour le programme de l’élaboration des projets organisé par le collectif des blogueurs yaga-Burundi.
Issu d’une famille de 6 enfants, Kévin a fait ses écoles primaires et secondaires dans des conditions difficiles. Après avoir constaté que sa famille ne parvenait pas à satisfaire ses besoins, il n’a pas croisé les bras. Il deployait des efforts énormes pour pouvoir se procurer ce dont il a besoin. C’est dans cette optique qu’il a évolué dans une société agricole de sa commune natale.
A la sortie de l’école secondaire, il a été orienté à l’Ecole Normale Supérieure (ENS en sigle), dans la faculté de génie électrique.
Voilà enfin la transformation de la patate douce en farine
Malgré la fac, il ne délaissait pas son ambition. A trois ans, voilà enfin SPOTA, un nouveau-né dans l’industrialisation agroalimentaire prônée par lui et ses collègues. L’année 2018 marque un tournant dans sa vie et celle de ses collègues. C’est cette année-là qu’ils entrent dans la vie active. Il quittait Cibitoke pour Bujumbura pour participer au camp d’été Yaga-Burundi. Dans le bus qui l’amenait à Bujumbura, une dame assise à côté de lui s’inquiète beaucoup pour ses champs de patate douce qui n’ont pas de marché d’écoulement. A l’aube de cette formation, c’est une prise de contacts donc une échange. Dans le briefing, du module de formation, il y avait la formation sur l’élaboration des projets et la mise en pratique de ce qu’ils ont appris.

La farine de patate douce en emballage
Au sortir de la formation, ils fondent ensemble l’entreprise SPOTA. La PAD, leur offre des machines pour la transformation des patates douces. De ces machines, ils commencent à tirer profit. D’ores et déjà, et les fondateurs de SPOTA et les cultivateurs des patates douces, leurs vies commencent à s’améliorer considérablement. Même s’ils ne parviennent pas transformer toutes la production de patates douces. La partie proportionnelle à la capacité leur entreprise est transformée avec succès.
Comment parviennent-ils à écouler leurs productions ?
Une question qui mérite d’être posée. C’est par commande qu’ils parviennent à commercialiser ce qu’ils produisent à Kiremba. Si un client est à la quête de la farine de patate douce, il se dirige dans l’une des alimentations qui se trouvent à Bujumbura et à Ngozi. Cette fois-ci nous avons une demande insatisfaite par manque de ressources pour la production d’un surplus. Encore plus, nous faisons face à une surabondance des patates douces bruts car notre entreprise est encore dans la phase embryonnaire, dixit Kévin fondateur de SPOTA.
Mais nous continuons à chercher des bailleurs pouvant s’y investir pour l’augmentation de la production afin d’enfoncer des portes ouvertes de la conservation et de la transformation des patates douces. Du moins, la transformation de patates douces en farine se passe bien. Pour le moment, ils achètent les patates douces crues deux fois par semaine et la transformation se fait ces jours même.
Qui sont les clients de cette farine de patate douce ?
Généralement, SPOTA fabrique une farine qui est essentiellement utilisée pour faire de la bouillie, des beignets. Donc les boulangers peuvent s’en servir. Ils ne comptent pas rester à transformer la farine qui est destinée à faire de la boullie et de beignets seulement, plutôt à faire de la farine qui peut servir à fabriquer de la pâte et tout consort.
Kévin et les cofondateurs de SPOTA font un clin d’œil aux autres jeunes bardés de diplômes de ne pas attendre les appels d’offres d’emplois, mais plutôt de se mettre à l’œuvre d’ores et déjà et commencer à détecter les talents qui se trouvent en eux. Au plus, de se prendre en main en se formant à différents types de métiers. Si aujourd’hui ils s’en sortent bien, c’est parce qu’ils se sont mis ensemble. N’eût été la convergence des idées, SPOTA n’aurait pas pu exister.
nuwogushigikirwa kuko afise intumbero yo guteza imbere umuvyeyi wacu uburundi bwatwibarutse ahubwo leta ni mufashe caane nababishoboye bamufashe kudodora ahashoboka imana IMUJE IMBERE