Les femmes peuvent se lancer et faire preuve d’excellence dans les filières auxquelles la société colle l’étiquette masculine. C’est le cas de Mme Catrice Manampo, une femme Ingénieure rencontrée au Barrage hydroélectrique de Rusumo. Selon elle, les femmes devraient oser intégrer les filières jadis réservées aux hommes dès le banc de l’école.

pour se défaire du complexe d’infériorité, les femmes doivent faire preuve de confiance en soi, de courage et de jusqu’auboutisme.
Comme disait James Emman Aggrey, l’intellectuel ghanéen: « Éduquer une fille c’est éduquer une nation ». La femme est le fondement même de toute société. Nul n’ignore que l’éducation est le plus puissant facteur de réduction de la pauvreté dans le monde. C’est un excellent outil pour mettre un terme aux cycles intergénérationnels de désavantages et de booster des économies entières.
Nous sommes à une sous station du projet hydroélectrique régional chutes de Rusumo connectée aux lignes de transport qui relient les réseaux électriques du Burundi, du Rwanda et de la Tanzanie. C’est à Ngara dans la République Unie de Tanzanie. Nous rencontrons Ir Catrice Manampo, une femme ingénieure d’origine tanzanienne travaillant pour ce projet. Dans sa tenue de travail, elle avait l’air occupée. C’était son shift de régulation du courant électrique partagé entre les 3 pays bénéficiaires de ce projet qui sont le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie.
Sans aucune hésitation, elle nous raconte comment fonctionne le système de distribution du courant électrique produit par le barrage hydroélectrique de Rusumo. Comme on pouvait le remarquer, elle s’y connait très bien. Cela a d’ailleurs été confirmé par son chef hiérarchique. « Vous avez intérêt à la rencontrer. Elle fait la fierté de notre projet », confirme-t-il.
La détermination avant tout
Tout comme au Burundi, en Tanzanie, les femmes qui s’orientent dans les filières scientifiques ne sont pas légion. Mais cela n’a pas découragé Mme Catrice Manampo. Pour elle, c’est l’objectif qui compte le plus. Comme elle l’explique, il n’y a pas de filières réservées exclusivement aux hommes et d’autres aux femmes. Les femmes devraient oser fréquenter les filières auxquels la société colle une étiquette masculine dès le banc de l’école. « Les femmes doivent faire preuve d’excellence dans les sciences tout comme leurs pairs masculins. Et elles en sont capables », rassure-t-elle. Elle encourage les filles à intégrer sans crainte les filières scientifiques car rien n’est impossible pour une femme déterminée. « Je souhaite énormément et j’encourage toujours mes filles à intégrer les filières scientifiques », fait-elle savoir.
C’est pareil dans le milieu de travail. Comme elle le témoigne, au début de sa carrière, elle avait peur de ne pas pouvoir être à la hauteur de son job. Mais avec le temps, elle a vaincu la peur et elle excellé. Pour se défaire complexe d’infériorité, les femmes doivent faire preuve de confiance en soi, de courage et de jusqu’auboutisme. Mais également aimer les responsabilités leur assignées.
En plus d’être un gagne-pain lui permettant de nourrir sa famille, cette femme se réjouit d’être en train d’exercer le métier qu’elle aime le plus. Signalons que le barrage hydroélectrique Régional de Rusumo construit sous la supervision de Nile Equatorial Lakes Subsidiary Action Program (NELSAP), a créé des emplois pour les ressortissants des pays bénéficiaires de ce projet qui sont : le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie. Dans le cadre de ce projet, il a été créé 100 emplois pour les Burundais.
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