Transport

Les transporteurs internationaux soucieux de sauvegarder les routes

L’Association des Transporteurs Internationaux du Burundi (ATIB) confirme que le transbordement des marchandises occasionnant le surchargement pèse sur l’état des infrastructures routières. Pourtant, le délabrement des routes cause l’amortissement des camions, l’augmentation des consommations en carburant et une perte de temps.  Elle invite les transporteurs à être professionnels et à ne pas travailler en solo pour leur propre intérêt et celui du pays    

Selon Melchiade Niyonzima, président de l’Association des Transporteurs Internationaux du Burundi (ATIB) et point focal des fédérations régionales de transport au Burundi, il existe des transporteurs qui ne respectent pas le poids standard exigé à transporter sur les infrastructures routières.

Il rappelle qu’un camion de six essieux ne doit pas dépasser une charge maximale de 48 tonnes de poids brut.

« Comme cette charge ne peut pas être dépassée sur les infrastructures routières tanzaniennes, arrivés à Kobero, les transporteurs font le transbordement des marchandises de trois camions dans un seul », explique-t-il. Pourtant, indique M.Niyonzima, ils oublient que le chargement et le déchargement de ces camions leur font perdre du temps. De plus, la surcharge des camions provoque le délabrement des infrastructures routières. Par après, le passage sur celles-ci cause l’amortissement des camions.

Et d’informer : « L’ATIB est prêt pour aider à éradiquer cette pratique qui vise les intérêts personnels, surtout qu’elle est membre de la commission nationale de suivi des mécanismes d’élimination des barrières non tarifaires ».

Les transporteurs ignorent certains avantages leurs conférés parce qu’ils travaillent en solo.

Des droits et devoirs non reconnus aux transporteurs

Le président de l’ATIB confirme que les transporteurs ignorent certains avantages leurs conférés parce qu’ils travaillent en solo.

Pourtant, précise-t-il, l’appartenance à une association est une ouverture qui pointe à l’horizon et qui favorise la réussite des plaidoiries.  « Dans ce sens, l’ATIB est parvenu à faire supprimer la taxe municipale imposée aux camions. De plus, elle a décroché l’harmonisation du taux des frais de transit d’un camion immatriculé au Burundi qui étaient fixés à 500 USD sur le sol tanzanien. Il a été revu à la baisse jusqu’à 152 USD », informe M.Niyonzima avant de rappeler qu’avant cette harmonisation, un Burundais qui achetait un camion se précipitait directement à le faire immatriculer tanzanien. Ce qui a augmenté les camions immatriculés burundais.

Le président de l’ATIB annonce que l’association est maintenant membre de la Fédération Internationale des Associations de Transitaires et Assimilés (FIATA) et collabore avec East African Business Council (EABC), une chambre fédérale de commerce et d’industrie de l’Afrique de l’Est. Ce qui facilite les lobbyings.

« Avec ceux-ci, nous sommes parvenus à faire transiter les marchandises en provenance du port de Mombassa sur les infrastructures routières en bon état du Corridor Central appartenant à la Tanzanie. Ce qui a fait diminuer la traversée des frontières. Actuellement, au lieu de traverser 3 frontières, les transporteurs traversent 2 frontières, soit un gain de 444 km », déclare M.Niyonzima.

Il avoue que l’ATIB a un point focal dans le Corridor Nord. Et de renchérir : « Un autre point focal intéressant est celui du Corridor Central où les transporteurs font transiter plus de 96% des importations. Pour le moment, les transporteurs qui utilisent le port de Dar-es-Salaam bénéficient des facilités, car ils y sont représentés ».

Le patron de l’ATIB fait partie du comité chargé de lutter contre la propagation de Covid-19 au Burundi. Ce qui a permis d’obtenir des outils de suivi des camions en ligne.

Et de conclure : « L’Association des Transporteurs Internationaux du Burundi figure parmi ceux qui devraient bénéficier des devises ».

L’ATIB est membre du comité exécutif de la Fédération Régional des Transporteurs de l’Afrique Australe (FESARTA). Elle assure la présidence de la Fédération des Transporteurs de l’Afrique de l’Est (FEARTA) et collabore avec la Communauté Est Africaine (CEA), le Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA) et la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC). Cette association des Transporteurs Internationaux du Burundi est en train de plaider pour la suppression des frais de stationnement des camions en mairie de Bujumbura.

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A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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