Editorial

Un phénomène aux effets dévastateurs

Benjamin Kuriyo, Directeur de publication

Les effets du phénomène météorologique El Niño frappent de plein fouet l’Afrique de l’Est et le reste du monde. Il se traduit par de fortes précipitations qui alternent avec des vagues de chaleur écrasantes.

En Afrique comme en Asie, ce phénomène météorologique est à l’origine des pertes de vie humaines et d’énormes dégâts matériels. Les activités scolaires ont été suspendues dans les pays les plus touchés et le nombre de personnes en besoin d’aide humanitaire ne cesse d’augmenter.

Le Kenya connait l’épisode le plus meurtrier depuis le début de la saison des pluies qui est amplifiée cette année par le phénomène météorologique El Niño. Les pluies torrentielles enregistrées depuis plusieurs semaines ont fait d’énormes dégâts humains et matériels. On dénombre plus de deux cents morts.  La rentrée des classes qui devait avoir lieu au debout de la semaine passée a été repoussée a plus tard. Les autorités prennent au sérieux l’ampleur du phénomène.

 

En Tanzanie, au moins 155 personnes ont perdu la vie à cause des inondations ou des glissements de terrain. La Thaïlande étouffe. Le pays et toute la région de l’Asie du Sud Est connaissent depuis quelques semaines une écrasante vague de chaleur. A la fin du mois d’avril, la colonne de mercure a frôlé les 44 degrés au nord de la Thaïlande. Le Bangladesh et les Philippines ont fermé des milliers d’écoles. Là encore, ce sont les conséquences des hautes températures de l’Océan Pacifique provoquées par le phénomène El Niño qui se combine avec le réchauffement climatique.

 

Dans cette partie d’Asie, les médias internationaux décrivent des populations en mode résilience. C’est toute la vie qui se réorganise avec d’intenses activités dès l’aube jusqu’au lever du soleil pour reprendre tard le soir. Pendant la journée, certains restent terrés chez eux alors que d’autres s’arment d’ombrelles et de linges mouillés qu’ils mettent sur leur tête. Les classes moyennes urbaines ont massivement accès à l’air conditionné à tel point que la consommation d’électricité a explosé ces derniers jours, donnant lieu à plusieurs coupures. Cependant, l’usage massif de la climatisation contribue indirectement à augmenter encore les températures extérieures en ville.

Le phénomène El Niño est un phénomène météorologique qui se produit de manière irrégulière, tous les deux à sept ans. Lorsque l’océan Pacifique se réchauffe et provoque une hausse des températures mondiales.

Ce phénomène naturel entraîne des conditions météorologiques extrêmes, allant des inondations dévastatrices à des sécheresses prolongées. Le Kenya, la Tanzanie, l’Ethiopie et l’Afrique australe sont les zones les plus durement touchés.  Des pays comme la Zambie, qui se battent avec la pire sécheresse de leur histoire manquent cruellement de moyens financiers pour soutenir leurs populations.

Les écologistes tirent sur la sonnette d’alarme.  « Les pays en développement ne sont pas en mesure de donner la priorité à la crise climatique parce qu’ils ont besoin de financement pour y parvenir. Or, à l’heure actuelle, la plupart de ces pays sont endettés, et ils donneront la priorité au remboursement de la dette », s’indigne une activiste kenyane.

Lors des réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Washington, les participants ont plaidé en faveur d’une réforme des institutions financières pour optimiser l’accès aux fonds pour les urgences climatiques.

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Benjamin Kuriyo.

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