Dans le cadre de la protection de l’environnement, le gouvernement du Burundi à travers le ministère ayant les transports dans ses attributions a déjà entrepris un programme de mobilité électrique. Dans la première phase, un don d’une vingtaine de tuks-tuks sera octroyé à l’Office des Transports en Commun (OTRACO) pour exploitation. Une autre initiative en cours consiste à développer le transport non motorisé non seulement pour éviter les accidents, mais aussi pour inciter à la marche à pied et au déplacement à vélo afin d’éviter les émissions des véhicules
Une des recommandations de la 25ème Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP25) était la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2020.
« Pour matérialiser les recommandations de la COP25, le gouvernement a signé des engagements sur la protection de l’environnement », déclare Edouard Nyandwi, conseiller au cabinet du ministre du Commerce, du Transport, de l’Industrie et du Tourisme.
Parmi ces engagements, explique-t-il, figure la réduction des gaz à effet de serre dont les émissions des véhicules.
Il annonce qu’avec l’appui du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le pays a déjà élaboré une stratégie nationale de réduction des émissions des véhicules.
Et de continuer : « Au sein de cette stratégie figure la réglementation de l’importation des véhicules d’occasion et la réglementation du déclassement des véhicules hors d’usage (les épaves) ».
Selon M.Nyandwi, avec la coopération du PNUE, le programme de mobilité électrique est en cours de négociation. Une étude est en train d’être faite par un consultant espagnol, le document du projet est en cours d’élaboration.
«Après la soumission du document au PNUE, il sera adopté par le conseil général de ce programme. Cela vers la fin de l’année 2022. C’est ce conseil qui va approuver le budget de ce projet. Ce budget est estimé à environ 900 mille USD. Celui-ci sera disponibilisé par Global Energy Funds (GEF), un partenaire multinational qui appuie les pays en développement dans la mise en place des programmes de réduction des émissions de gaz à effet de serre», fait-il remarquer.

Edouard Nyandwi, conseiller au cabinet du ministre du Commerce, du Transport de l’Industrie et du Tourisme : « Dans le cadre de la protection de l’environnement, la société indienne « Mahindra » prévoit d’octroyer au cours de cette année un don d’une vingtaine de motos électriques à trois roues au gouvernement ».
Des tuk-tuks électriques dans la première phase
M.Nyandwi informe que la société indienne « Mahindra » va octroyer un don d’une vingtaine de motos électriques à trois roues.
« Ce 1er lot d’une vingtaine de motos électriques sera octroyé à l’OTRACO (exploitant public) pour exploitation. Elles assureront le transport en commun. Le ministère en charge des transports se chargera du suivi-évaluation du projet », signale-t-il.
En plus de ce don, une trentaine de motos électriques à trois roues (tuks-tuks) seront acquises dans le cadre du programme de la mobilité électrique (en cours de finalisation). Elles seront données aux privés et à la mairie de Bujumbura pour exploitation.
La deuxième phase concernera les bus et les minibus électriques. Ces véhicules électriques ne vont pas émettre de la fumée et permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre comme le stipule le conseiller du ministre. Et de renchérir : « Et d’ailleurs, ils sont moins chers par rapport aux véhicules classiques si on considère la quantité de carburant consommée par ces derniers au cours de leur durée de vie ».
Quant à l’alimentation des batteries, M.Nyandwi indique qu’en collaboration avec le ministère en charge de l’énergie, on va installer des stations de recharge le long des routes, dans les stations-services et à la maison.
« Nous allons collaborer avec l’administration pour sécuriser ces stations de recharge », rassure-t-il.
Des infrastructures pour piétons et cyclistes
M. Nyandwi notifie qu’avec l’appui de la Banque Mondiale (BM), le ministère en charge des transports est en train de finaliser un projet de résilience des transports au Burundi. Celui-ci s’inscrit dans le cadre de la protection de l’environnement.
Un transport non motorisé sera développé. Il est prévu de construire des infrastructures séparées de la route principale. Cela pour éviter les accidents, promouvoir la marche à pied et développer le déplacement à vélo. Ce qui permettra d’éviter les émissions des véhicules.
Les tronçons concernés sont le boulevard Mwambutsa à partir du rond-point des Nations Unies jusqu’à la gare du Nord sur une longueur de 2,4 km.
Un autre tronçon pilote est le boulevard Ndadaye à partir du rond-point situé à l’ex-bureau de léo jusqu’au rond-point de la Brarudi.
La réhabilitation de la RN3 (autour de 25 km) est dans le viseur du projet. Cela à partir du PK0 (à côté de l’ex-hôtel Novotel) jusqu’à Gitaza. L’autre voie c’est, le contournement de la ville à partir du pont Muha jusqu’au camp chinois afin de désengorger la ville de Bujumbura.
Le projet est en cours de finalisation. Le financement du projet est estimé à 65 millions USD.
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