Environnement

Vers la fin des travaux de modernisation du port de Bujumbura

La réception des travaux de modernisation du port de Bujumbura est prévue au mois d’octobre prochain. Toutefois, le port de Bujumbura a été affecté par les inondations causées par la montée des eaux du lac Tanganyika qui lui ont fait subir d’énormes pertes. Ce qui n’a pas épargné le port de Rumonge. Des travaux d’urgence de protection de ces infrastructures ont été effectués

Godelieve Nininahazwe, directeur général de l’Autorité Maritime et Portuaire du Burundi : « La réception des travaux de modernisation et réhabilitation du port de Bujumbura est prévue au mois d’octobre prochain ».

 

Selon Godelieve Nininahazwe, directeur général de l’Autorité Maritime et Portuaire du Burundi (AMPB), le port de Bujumbura est en train d’être modernisé. Ce qui va augmenter de façon moderne la masse des activités y exercer.

« Nous avons des nouvelles infrastructures comme le chantier naval et le terminal à container.  Ce dernier est déjà terminé et il a été construit de façon à pouvoir accueillir environ 400 containers », explique-t-elle.

Pour Mme Nininahazwe, la réception des travaux est prévue au mois d’octobre prochain. Ces travaux sont à à-peu-près 98%.

Et de renchérir : « Pour assurer le transport des personnes par paquebot, il est prévu également la construction d’un quai passager » avant de rappeler l’importance de s’habituer à utiliser la voie maritime. Celle-ci est moins coûteuse, sécurisée et assure le transport de grosses quantités. Cela sans oublier la protection de l’environnement.

Le port de Bujumbura en proie aux inondations

La directrice générale de l’AMPB reconnait que le port de Bujumbura a été affecté par le phénomène El Nino qui a causé la montée des eaux du lac Tanganyika.

Elle indique que les inondations dues à la montée des eaux du lac Tanganyika ont affecté des hangars et des bureaux du port de Bujumbura devenus actuellement inutilisables. Les employés qui occupaient ces bureaux ont été sommés de déménager et les documents qui s’y trouvaient ont été déplacés.

« L’espace de parking des camions a été aussi réduit », déplore Mme Nininahazwe.

La jetée pétrolière réhabilitée envahie par l’eau du lac

La patronne de l’AMPB regrette que la jetée pétrolière réhabilitée dans le cadre du projet de modernisation du port de Bujumbura a été submergée par l’eau.

Pourtant, confirme-t-elle, ces travaux avaient été déjà terminés. Ils restaient la réinstallation des pipelines.

Même s’il y a eu des pertes au port de Bujumbura causées par les inondations causées par la montée des eaux du lac Tanganyika, informe Mme Nininahazwe, les activités n’ont pas cessé.

Parmi les nouvelles infrastructures installées au port de Bujumbura figure le chantier naval et le terminal à containers.

« Nous avons fait appel aux autorités hiérarchiques et aux organes spécialisés dans la construction comme l’Agence Routière du Burundi (ARB) et l’Office Burundais de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la construction (OBUHA). De leur intervention ont jailli des idées et des propositions », fait-elle remarquer avant d’annoncer que parmi ces solutions, il existait celles urgemment appliquées dont la protection du mur qui avait été perforé par les eaux et qui constitue un moyen efficace de protéger du port de Bujumbura, le bouchage des regards où peut entrer l’eau, le surélèvement des quais pour protéger les infrastructures portuaires, le pompage des eaux par les motopompes pour évacuer l’eau…

Mme Nininahazwe notifie aussi que le port de Rumonge a été totalement inondé. On a fait recours à la construction des hangars de secours et des bureaux pour l’administration de ce port afin que les activités ne puissent pas s’arrêter. Il fallait également procéder au remblayage de la cour où on a érigé ces hangars pour empêcher l’eau de continuer à envahir les nouveaux hangars.

Il est prévu enfin une commission mixte pour évaluer les dégâts et la situation actuelle de ces ports pour proposer des solutions durables pour leur protection.

Le port de Bujumbura est une place stratégique qui facilite les échanges des marchandises et qui regorge d’opportunités d’investissements. Il permet de stimuler, d’augmenter la croissance économique et la création de l’emploi, conclut Mme Nininahazwe.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

éditorial

Les Burundais ont soif d’une indépendance économique

Les Burundais ont soif d’une indépendance économique

Le 1er juillet 2026, tous les Burundais ont célébré les 64 ans d’indépendance de leur pays. Les fonctionnaires de l’Etat, les forces de défense et de sécurité, le personnel des entreprises tant publiques que privées et la population en général se sont réveillés très tôt le matin pour célébrer cette victoire que le peuple burundais a arraché il y a de cela 64 ans. Devant les hautes autorités du pays, ils étaient élégants et apparemment fiers de cette date qui reste gravée dans leur mémoire. Cette victoire rappelle les injustices et la lourdeur des souffrances qu’ont connu les Burundais lors de la période coloniale.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 720

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

éditorial

Les Burundais ont soif d’une indépendance économique

Les Burundais ont soif d’une indépendance économique

Le 1er juillet 2026, tous les Burundais ont célébré les 64 ans d’indépendance de leur pays. Les fonctionnaires de l’Etat, les forces de défense et de sécurité, le personnel des entreprises tant publiques que privées et la population en général se sont réveillés très tôt le matin pour célébrer cette victoire que le peuple burundais a arraché il y a de cela 64 ans. Devant les hautes autorités du pays, ils étaient élégants et apparemment fiers de cette date qui reste gravée dans leur mémoire. Cette victoire rappelle les injustices et la lourdeur des souffrances qu’ont connu les Burundais lors de la période coloniale.
  • Journal n° 720

  • Dossiers Pédagogiques