Agriculture

Voler au secours des ressources en eau menacées de tarissement

« Sur un total de 24787 sources d’eau dont dispose le Burundi, 2508 sont déjà tari, soit 10,1% et 4418, soit 17,8% sont en cours de tarissement ». Face à cette situation, le ministère ayant l’environnement et l’agriculture dans ses attributions a institué jeudi comme journée nationale dédiée à l’environnement

Déo Guide Rurema, ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage : « Sur un total de 24787 sources d’eau dont dispose le Burundi, 2508 ont déjà tari, soit 10,1% et 4418, soit 17,8% sont en cours de tarissement ».

A l’origine de cette situation, Déo Guide Rurema, ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage évoque la dégradation de l’environnement causée principalement par des actions d’ordre anthropique, entre autres la déforestation, les constructions anarchiques, la plantation d’arbres absorbant beaucoup d’eau près des sources, des marais et des zones humides ainsi que les activités agro-pastorales non conformes à la réglementation en vigueur. Les conséquences qui en résultent sont les perturbations climatiques caractérisées par l’irrégularité des pluies, l’érosion, les inondations ou la sécheresse prolongée provoquant le tarissement des sources d’eau et la diminution des niveaux d’eau des lacs et des rivières. Ainsi, compte tenu de la position géographique du Burundi, précise le ministre Rurema, notre pays exploite des sources hydrologiques internes et ne dispose pas de cours d’eau provenant de l’extérieur. Il alimente d’autre pays.

Des mesures d’urgence

Deux ordonnances dont l’une instituant jeudi comme journée nationale dédiée à l’environnement et une autre interdisant la plantation d’arbres absorbant beaucoup d’eau dans les périmètres de protection des sources, les bas-fonds et les marais viennent d’être mises en place par le ministère ayant l’environnement et l’agriculture dans ses attributions.  En vue d’élaborer un schéma harmonisé de la bande à protéger selon les régions, les essences absorbant beaucoup d’eau ainsi que les essences autochtones pouvant les remplacer ont été inventoriés par le ministère en question.

Ainsi, pour tous les jeudis des trois prochains mois, Déo Guide Rurema a indiqué qu’un programme de travaux de protection de l’environnement a été instauré. Ces travaux seront centrés sur le traçage des fosses antiérosives, le dessouchage des arbres absorbant beaucoup d’eau, près des sources, les bas-fonds et des marais.

Programmes trimestriels

Au cours du mois d’avril, les activités de traçage des fosses antiérosives seront effectuées dans 93 communes. Le dessouchage des arbres absorbant beaucoup d’eau implantés près des sources, des marais et des bas-fonds dans 78 communes et l’entretien des champs dans 77 communes.

Pour le mois de mai, les travaux consisteront au traçage des fosses antiérosives dans 89 communes et au dessouchage des arbres absorbant beaucoup d’eau implantées près des sources, des marais et des bas- fonds dans 90 communes.

Au mois de juin, il sera question du traçage des fosses antiérosives dans 82 communes et du dessouchage des arbres absorbant beaucoup d’eau implantés près des sources et des bas-fonds dans 43 communes. Il s’agira également de mettre en place des pares-feux dans 91 communes et des pépinières dans toutes les communes du pays (119 communes).

En Mairie de Bujumbura, le ministre ayant l’environnement dans ses attributions a annoncé que les travaux se concentreront sur la protection des lits des rivières, de la zone tampon du lac Tanganyika et l’assainissement de la ville de Bujumbura. Il a informé que dans un délai ne dépassant pas trois jours, l’administration sera informée sur ce programme pour l’exécuter en franche collaboration avec la population.

Dans cette optique, le ministre Déo Guide Rurema recommande aux différents techniciens de son ministère, plus particulièrement aux agronomes et aux moniteurs agricoles collinaires d’exécuter ce programme et de lui transmettre les rapports hebdomadaires, mensuels et trimestriels y relatifs. Il invite les cadres de son ministère et l’administration à quitter les bureaux pour s’associer à la population dans les travaux de protection de l’environnement de tous les jeudis conformément au programme établi.

A propos de l'auteur

Bonith Bigirindavyi.

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