La récolte de la saison culturale 2023 A n’a pas été bonne dans la zone Gatumba. Elle s’est réduite d’un tiers par rapport à celle de l’année précédente. Les effets du changement sont la raison principale de ce désarroi.

Les effets du changement climatique sont à l’orgine de la mauvaise récolte à gatumba
Dans un entretien avec les habitants de la zone Gatumba jeudi le 23 février 2023, ces derniers se sont lamentés du fait que la récolte de la saison culturale A 2023 n’a pas été bonne. Les inondations causées par les crues des rivières Rusizi I et II sont la cause majeure de cette situation.
«Nos champs riverains de ces deux rivières ont été emportés et bonjour la mauvaise récolte», fait remarquer Mme Fabiola Nijimbere rencontrée à Warubondo. Elle indique que la zone Gatumba est menacée par les effets du changement climatique.
Fabien Habiyakare abonde dans le même sens : «Au mois de décembre 2022, il s’est observé de fortes précipitations. Nos champs ont été par la suite inondés. Ce qui a affecté le rendement agricole dans la zone de Gatumba».

Hussein Ntahetwa, chef de zone Gatumba : « les champs situés dans les quartiers Warubondo, Vugizo, Gaharawe et Kinyinya I ont été inondés par le débordement des eaux des rivières Rusizi I et II. »
Il ajoute que la superficie destinée à l’agriculture s’est réduite puisqu’ il y a des terres qui sont déjà assiégées par les eaux. Actuellement, on n’y cultive plus et la récolte s’en est trouve amenuiser.
Selon un sexagénaire rencontré aussi à Warubondo, les hippopotames ont aggravé la situation. Ils ont ravagé presque tous les champs de riz au moment où la population s’apprêtait à commencer la récolte. Selon lui, les victimes ne voient pas à quel saint se vouer.
Les chenilles légionnaires, un autre défi
Selon toujours les habitants de la zone Gatumba, les chenilles légionnaires ajoutent le drame au drame. Ils font savoir que la culture du maïs est une proie facile de ces insectes ravageurs.
Hussein Ntahetwa, chef de zone Gatumba affirme que les changements climatiques sont à l’origine de la mauvaise récolte à Gatumba. A titre illustratif, les champs situés dans les quartiers Warubondo, Vugizo, Gaharawe et Kinyinya I ont été inondés par le débordement des eaux des rivières Rusizi I et II.
Suite à ces catastrophes, il déplore que la récolte s’est réduite d’un tiers par rapport à celles des années antérieures. Il salue la mesure de l’Etat d’interdire le commerce des maïs grillés, car cela contribue à la bonne gestion de la récolte. Il n’y a pas de fuite et toute la production est gérée avec transparence, renchérit-il.
Notons que 80% des habitants de la zone Gatumba sont des agriculteurs, 15% des pêcheurs et 5% des commerçants ou exercent d’autres métiers.
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