Les activités de modernisation de l’Aéroport International Melchior Ndadaye vont bon train. La fin des travaux est prévue pour l’année prochaine. C’est dans l’optique de rassurer les passagers que leur sécurité est garantie.

Zacharie Kingori, économiste expert du transport au niveau du secrétariat général du COMESA ꓽ «l’objectif de la réunion est de développer le secteur du transport aérien et de renforcer les capacités de tous les acteurs dans ce domaine»
Le gouvernement est à l’œuvre pour rendre l’Aéroport International Melchior Ndadaye plus attractif, a précisé mardi le 8 juillet 2025 Ambassadeur Joël Nkurabagaya, directeur général de l’Autorité de l’Aviation Civile dans une réunion organisée par les pays membres du COMESA.
Les passagers qui viennent au Burundi ont besoin de se rassurer que leur sécurité est garantie, a indiqué Nkurabagaya. C’est pour cela que trois aspects sont en train d’être développés. Il y a la rénovation des infrastructures aéroportuaires, c’est ‐à‐ dire la réhabilitation de la piste qui est pour le moment dans un état déplorable.
Selon lui, c’est un grand projet qui prendra fin l’année prochaine en 2026. Ce projet concerne aussi la construction d’une nouvelle tour de contrôle moderne avec des équipements sophistiqués comme c’est recommandé par l’organisation internationale de l’aviation civile.
De plus, un bâtiment technique destiné aux contrôleurs aériens sera construit dans le cadre de ce projet pour qu’ils exercent leurs activités correctement.
Une bonne gestion de l’espace aérien avant tout
De surcroît, Nkurabagaya fait savoir que tous les pays membres du COMESA sont en train de voir comment trouver les moyens de gérer l’espace aérien, c’est‐ à‐ dire les routes par lesquelles passent les avions. Selon lui, l’objectif est que l’espace aérien dispose des routes courtes pour que les passagers n’utilisent pas un long temps au cours de leur voyage.
De plus, cela permettra aux compagnies aériennes d’économiser du carburant. Nous allons voir comment réduire les zones déclarées interdites par certains pays, argue-t-il. Selon lui, cela va faciliter la circulation des passagers. Il explique qu’il y a des gens qui pensent que les avions passent là où ils veulent dans l’air. C’est archifaux, renchérit-il. L’espace aérien est tracé et connu. Il reste alors de bien le gérer.
Il souligne aussi que le Burundi compte construire l’aéroport de Bugendana dans l’objectif de faciliter la mobilité des personnes à travers le transport aérien. Selon Nkurabagaya, les études de faisabilité ont été clôturées. On compte aussi construire des aérodromes dans tout le pays. Pour le moment, ce qui reste est la disponibilité des moyens financiers pour réaliser cela
Développement du transport aérien, une nécessité
Zacharie Kingori, économiste expert du transport au niveau du secrétariat général du COMESA a fait remarquer l’objectif de la réunion est de développer le secteur du transport aérien et de renforcer les capacités de tous les acteurs dans ce domaine. C’est pourquoi parmi les participants il y avait des hauts cadres de l’armée et de la police. Selon Kingori, les avions ne s’improvisent pas d’un pays à un autre. Les responsables des pays doivent savoir les mouvements des avions d’amont en aval pour l’intérêt de tout le monde.
Notons que cet atelier organisé par le Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA en sigle) rentre dans le cadre du programme de soutien au développement du secteur du transport aérien soutenu par l’Union européenne à travers une subvention de 8 millions d’euros. C’est un programme qui concerne 29 Etats africains issus de la COMESA, de l’EAC, de la Commission de l’océan Indien ainsi que de la SADC.




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