Les bénéficiaires du projet PRODECI-TURIKUMWE affirment que la contribution de ce projet à la maîtrise de la malnutrition et de ses effets pervers est une réalité. Ils mangent des aliments riches en fer, en lipides, en glucides et en protéines. C’est pour cela que le développement de la production des légumes a été mis en avant pour gagner le pari. 15 185 enfants âgés de 6 à 23 mois ont déjà bénéficié de micronutriments en poudre. 4523 femmes enceintes ont déjà bénéficié des micronutriments. 14 464 enfants de 6-59 mois sont déjà supplémentés. Les bénéficiaires demandent au gouvernement du Burundi et de la Banque Mondiale l’extension dudit projet.

Finess Mpawenimana, habitant la colline Bwagiriza de la commune Ruyigi remercie le projet PRODECI-TURIKUMWE du fait que c’est grâce à ce dernier qu’elle cultive les légumes.
Dans une descente organisée du 17 au 21 mars 2026, il a été constaté que les bénéficiaires du projet PRODECI-TURIKUMWE sont ravis du fait qu’ils ont été formés à la lutte contre la malnutrition et ses effets pervers.
Finess Mpawenimana, habitant la colline Bwagiriza de la commune Ruyigi est un de ces derniers.
Elle remercie le projet PRODECI-TURIKUMWE du fait que c’est grâce à ce dernier qu’elle cultive les légumes. Ce supplément lui permet de manger des aliments riches en protéines, en lipides et en glucides.
Grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE, il y a des parents lumières chargés d’inculquer à la population les connaissances liées à la nutrition. C’est pour cela que nous cultivons beaucoup les légumes telles que les choux, les épinards, les oignons, les amarantes (lengalenga) et les aubergines vertes (intore), précise Mpawenimana.
Au départ, le projet PRODECI-TURIKUMWE leur a donné des semences de légumes, des arrosoirs, des insecticides, etc. On les a aussi formés sur le développement de la filière des légumes et son apport à la santé humaine. Mpawenimana fait savoir que les légumes sont alors cultivés en abondance dans cette localité.
La production des légumes porte des fruits
Protais Ndayambanje habitant la zone Bwagiriza abonde dans le même sens. Grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE, il cultive beaucoup les légumes.

Protais Ndayambanje habitant la zone Bwagiriza ꓽ « Grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE, je cultive beaucoup les légumes. Cela est devenu même mon métier préféré car, par jour, je peux bénéficier d’un montant de 50 000 FBu, car il y a toujours des commerçants qui se rendent chez moi pour s’approvisionner en légumes ».
Cela est devenu même son métier préféré car, par jour, il peut bénéficier d’un montant de 50 000 FBu, car il y a toujours des commerçants qui se rendent chez lui pour s’approvisionner en légumes.
Il a même ouvert un compte à la FENACOBU pour bien gérer ses fonds. Pour le moment, il s’est acheté un bovin, des chèvres et des poules grâce aux moyens financiers tirés de la production et de la commercialisation des légumes. Dans l’avenir, il espère s’acheter un véhicule qui lui permettra de développer son business.
La commercialisation des légumes améliore les conditions de vie des ménages
Son épouse Olivella Uwitonze, mère de 5 enfants affirme que le développement de la production des légumes a transformé les conditions de vie de sa famille. Grâce au coaching des parents lumières, les enfants mangent des aliments riches en éléments nutritifs. Ils se nourrissent d’œufs, de légumes, de la viande, etc, car non seulement il y en a à gogo, mais aussi c’est une impérieuse nécessité. C’est pour cela qu’ils sont en bonne santé.

Pour le moment, Protais s’est acheté un bovin, des chèvres et des poules grâce aux moyens financiers tirés de la production et de la commercialisation des légumes.
Daniel Deus, réfugié habitant au camp de Kinama remercie aussi le projet PRODECI-TURIKUMWE du fait qu’il contribue de façon remarquable à l’amélioration de la nutrition dans sa zone d’action. Selon lui, des parents lumières ont été mis en place pour s’occuper de ce volet d’une importance capitale. Ils inculquent des connaissances sur l’allaitement, la consommation du fer et des micronutriments aux femmes.
Les maladies liées à la malnutrition réduites
André Citeretse, parent lumière habitant la colline Kagurwe de la commune Muyinga affirme que la consommation des micronutriments et des aliments qui contiennent tous les éléments nutritifs a fait qu’il y a eu réduction des maladies liées à la malnutrition jusqu’ à 1%.
Selon Citeretse, les réfugiés et la communauté hôte ont appris l’importance de la consommation des légumes pour gagner le pari. Ils se sont alors lancés dans la production et la consommation de ces dernières.
Ils cultivent des oignons, des aubergines verts, des choux, etc. Ils les cultivent même tout près de leurs maisons d’habitations et cela porte des fruits.
Béatrice Nyabasetsa, réfugiée au camp de Kinama se réjouit du fait que son enfant mange des aliments qui contiennent des lipides, des glucides et des protéines grâce aux connaissances acquises à travers le projet PRODECI-TURIKUMWE. Ils mangent des œufs, des légumes, de la viande, etc.
Auparavant, la situation était lamentable. La plupart des enfants mangeaient juste pour assouvir leur faim. Par conséquent, certains souffraient de maladies liées à la malnutrition. Ils avaient des cheveux gris et des ventres ballonnés comme celui qui souffre du Kwashiorkor. Pourtant, pour le moment, la situation a changé. De telles maladies ont été maîtrisées. C’est pour cela que chaque ménage est appelé à cultiver des légumes et à pratiquer l’élevage des poules.

Béatrice Nyabasetsa, réfugiée au camp de Kinama se réjouit du fait que son enfant mange des aliments qui contiennent des lipides, des glucides et des protéines grâce aux connaissances acquises à travers le projet PRODECI-TURIKUMWE.
Les femmes enceintes sensibilisées à la consommation du fer
Virginie Nduwimana, habitant la colline Kagurwe de la commune Muyinga dans la province de Buhumuza abonde dans le même sens. Cette femme enceinte indique que le projet Prodeci₋ Turikumwe a contribué beaucoup à la sensibilisation du public pour que les femmes enceintes s’adonnent à la consommation du fer.
L’objectif est de leur permettre d’éviter l’anémie et la diminution du taux de globules rouges dans le sang.
C’est de même pour Cecile Musanrya, réfugiée au camp de Kinama. Cette femme enceinte fait savoir qu’elle consomme des aliments qui contiennent du fer pour éviter les maux de tête liés à l’anémie.
Ces bénéficiaires remercient le gouvernement du Burundi et la Banque Mondiale pour avoir pensé à l’extension du projet PRODECI-TURIKUMWE afin de maîtriser la malnutrition et ses effets pervers au Burundi.
Quid du paquet offert par PRODECI-TURIKUMWE ?
Dans l’objectif d’aboutir à des résultats satisfaisants dans le domaine de la nutrition, les responsables du projet PRODECI-TURIKUMWE expliquent que le projet donne une assistance technique et une formation en faveur des communautés d’accueil et des réfugiés ainsi qu’aux associations afin de promouvoir des régimes alimentaires et des comportements nutritionnels améliorés. Ces derniers bénéficient des connaissances sur la nutrition, l’hygiène et la sécurité sanitaire des aliments. Des démonstrations culinaires et de préservation sont faites à leur endroit.
De plus, des intrants et une assistance technique pour la mise en place de jardins potagers composés spécialement de produits alimentaires à haute valeur nutritive ont été offerts aux camps et zones d’accueil adjacentes pour gagner le pari. Il y a eu également fourniture de micronutriments en poudre et d’acide folique aux femmes enceintes et aux enfants de moins de deux ans.
Les parents leaders locaux appelés parents lumières ont été formés pour promouvoir les bonnes pratiques nutritionnelles dans leurs communautés.

Cecile Musanrya, réfugiée au camp de Kinama. Cette femme enceinte fait savoir qu’elle consomme des aliments qui contiennent du fer pour éviter les maux de tête liés à l’anémie.
15 185 enfants âgés de 6 à 23 mois ont déjà bénéficié de micronutriments en poudre
Les aliments à domicile sont également fortifiés avec des micronutriments en poudre grâce au projet Prodeci ₋Turikumwe. Dans ce cadre, 15 185 enfants âgés de 6 à 23 mois ont déjà bénéficié de ces micronutriments et sont pour le moment en bon état de santé.
Pour améliorer la nutrition et contribuer à la prévention de l’anémie et au développement du fœtus, l’administration du fer et de l’acide folique aux femmes enceintes a été adoptée par le projet. Dans ce sens, 4523 femmes enceintes ont déjà bénéficié de ces micronutriments et sont pour le moment en bon état de santé.
La supplémentation en vitamine A indispensable à la vision et à la croissance a été adoptée par le projet et 14 464 enfants de 6 à 59 mois sont déjà supplémentés.
19765 enfants de 6-59 mois sont déjà dépistés de la malnutrition aiguë et quelques cas de malnutris aigus modérés et de malnutris sévères ont été référés et contre-référés vers les structures de soins pour une meilleure prise en charge.
12 217 femmes enceintes et allaitantes ainsi que des hommes formés sur la nutrition
12217 femmes enceintes et allaitantes issues des microentreprises et des coopératives bénéficiaires du projet et des hommes ont été formés sur la nutrition, la sécurité sanitaire des aliments et l’alimentation du nourrisson ainsi que du jeune enfant pour adopter les bonnes pratiques en nutrition et en santé mentale.
8000 ménages ont déjà installé des jardins potagers
Dans la même optique d’améliorer la nutrition, 8000 ménages constitués de femmes enceintes et allaitantes ont déjà installé des jardins potagers à base de légumes à haute valeur nutritive. Il s’agit des amarantes, des carottes, des choux, des aubergines africaines, des aubergines mauves, etc. Ces mêmes ménages ont bénéficié également d’appuis en fertilisants et en matériels agricoles tels que les pulvérisateurs, les produits phytosanitaires, les houes, les arrosoirs et les bidons pour le stockage de l’eau d’arrosage.
L’élevage de basse-cour constitué de lapins a été appuyé pour promouvoir les aliments constructeurs d’origine animale et à haute valeur nutritive. 388 bénéficiaires ont été déjà appuyés dans ce domaine. Pour le moment, 3428 lapins sont enregistrés.
L’élevage des lapins porte des fruits
Plus de 67% des bénéficiaires directs ont déjà vendus 1685 lapins. Ils ont perçu un montant de 30 397 000 de FBu, car le prix de vente moyen d’un lapin est estimé à 18 040 FBu. Ces revenus permettent aux bénéficiaires de subvenir à leurs autres besoins tels que les soins de santé, alimentation des ménages, la scolarisation des enfants, etc.
Déjà 330 ménages déclarent avoir augmenté leur production agricole grâce à l’élevage des lapins à travers l’utilisation du fumier et des urines de lapins comme fertilisants. Ils affirment également qu’ils ont amélioré leur nutrition à travers la consommation des protéines d’origine animale. A titre illustratif, 1248 lapins ont été abattus et autoconsommés.
153 bénéficiaires ont cédé 349 lapins à leurs voisins qui ne font pas partie des bénéficiaires initiaux.
Et de conclure que 20 séances de cuisine nutritive ou démonstrations culinaires ont été organisées. Dans ce sens, 500 femmes enceintes et allaitantes ont été déjà touchées afin d’améliorer la nutrition et la diversification alimentaire, de renforcer les compétences culinaires, de promouvoir les produits locaux, de partager les connaissances et de rendre autonome les ménages ainsi que de lutter contre la malnutrition.




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