Economie

Le coût de la vie reste élevé malgré le niveau d’inflation en mode decrescendo

Le niveau d’inflation va decrescendo. Pour le mois de juillet 2026, l’inflation en moyenne annuelle est fixée à 16,2% contre plus de 18% au mois de juin 2026. Pourtant, les consommateurs déplorent que le cout de la vie reste élevé. L’accès à certains produits et services reste difficile suite à leur cherté.

L’inflation en moyenne annuelle de juillet 2026 s’établit à 16,2% contre 18,4% en juin 2026. Cette inflation de 16,2% est due aux prix des produits alimentaires qui enregistrent une hausse de 12,2% .

 

L’inflation en moyenne annuelle de juillet 2026 s’établit à 16,2% contre 18,4% en juin 2026. Cette inflation de 16,2% est due aux prix des produits alimentaires qui enregistrent une hausse de 12,2%.  Cela est précisé par l’Institut National des Statistiques au Burundi (INSBu).

Ce sont principalement les pains et les céréales qui enregistrent une hausse de 17,5% composés essentiellement du riz en hausse de 29,8% et des produits de la pâtisserie en hausse de 23,3%, les légumes qui enregistrent une hausse de 8,3% composés essentiellement de tubercules frais et de légumes frais en fruit ou racines en hausse respectivement de 11,5% et 25,4%.

Et d’ajouter les poissons et les fruits de mer qui enregistrent une hausse de 10,5% composés essentiellement de poissons frais en hausse de 12,6%, les viandes qui enregistrent une hausse de 18,2% composées essentiellement de viandes de bœuf en hausse de 16,7% et les fruits qui enregistrent une hausse de 14,2%.

Les produits non alimentaires qui ont contribué à la hausse de cette inflation sont essentiellement le logement, l’eau, le gaz, l’électricité et les autres combustibles, les transports, les restaurants et les hôtels qui sont en hausse respectivement de 20,6%, 11,2% et 24,6%.

L’inflation en glissement annuel en juillet 2026 s’établit à +8,7% contre +9,9% en juin 2026 et est due aux prix des produits alimentaires qui enregistrent une hausse de 2,8% et les produits non alimentaires en hausse de 17,0%.

Les consommateurs déplorent que le coût de la vie reste élevé

Malgré cette baisse de l’inflation évoquée par l’INSBu, les consommateurs déplorent que le coût de la vie reste élevé pour plusieurs raisons.

Les loyers ne cessent d’augmenter. Une maison de deux chambres et salon se loue à un montant qui varie entre 400 000 FBu et 500 000 FBu dans les zones telles que Cibitoke, Musaga, Kanyosha, etc.

C’est de même pour l’accès aux soins de santé. Seule la consultation nécessite un montant de 30 000 FBu dans certaines structures de soins de santé.

Se déplacer actuellement est devenu un casse-tête. La majorité des gens se déplacent à pied suite au manque de moyens financiers pour se payer un taxi.

Pour les passagers qui se dirigent vers l’intérieur du pays, le ticket aller et retour est estimé à plus de 60 000 FBu pour le trajet Bujumbura‐Muyinga, Bujumbura‐Cankuzo, Bujumbura‐Kirundo.

De plus, l’accès aux matériaux de construction n’est pas à la portée de toutes les bourses. Ce qui fait qu’actuellement construire une maison n’est pas chose facile.

Le pire est le coût élevé des produits de la société Brarudi.  Selon Jean Claude Ninziza, habitant la zone Ngagara, c’est la raison pour laquelle la majorité des gens s’adonnent à la consommation des boissons fortement alcoolisées telles que Kik, Snap, Black etc.

Selon lui, la raison à cela est que le coût de ces boissons est jugé bas par rapport à celui des produits de la Brarudi. Une autre raison est que le consommateur n’en achète pas beaucoup, car elles sont très alcoolisées.

Notons que l’inflation au Burundi a atteint un niveau record estimé à plus de 45% ces derniers jours et que les critères de convergence macro-économique fixent à 8% le plafond du niveau d’inflation.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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