Après que le Burundi ait été classé 167ème sur 182 pays par l’association Transparency International par rapport à la lutte contre la corruption, les experts déplorent cette situation.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.
On a accordé au Burundi un score de 17% comme indice de perception de la corruption (IPC).
Pourtant, le Rwanda a un score de 58%, le Kenya 30%, l’Ouganda 25% et la Tanzanie 40%. Ils précisent que l’origine de cette situation est la mauvaise gouvernance qui s’observe au Burundi. Il s’observe de l’impunité à l’endroit des auteurs de la corruption.
Ces experts alertent du fait que le niveau de la corruption au Burundi est devenu très élevé. Certains cadres demandent leur part aux opérateurs étrangers qui souhaitent investir dans notre pays.
Actuellement, la majorité des responsables des services n’ont même pas honte de demander des pots de vin au vu et au su de tout le monde. C’est devenu une habitude. Les exemples sont légion.
On peut citer ce qui s’est passé à l ’ANAGESA comme Alain Ndikumana, ministre en charge des finances l’a souligné ces derniers jours.
Et d’ajouter la fraude qui s’observe dans la commercialisation du café et du carburant, la non transparence dan la passation des marchés publics et l’octroi des exonérations, la forte spéculation dans la commercialisation des produits tels que le ciment, le sucre, les produits de la Barudi, etc
Par conséquent, cela constitue une barrière à l’augmentation des investissements étrangers. Le pays perd de la crédibilité auprès des investisseurs et des partenaires techniques et financiers. Il croupit dans la misère.
Le peuple vit dans une situation dE manque de carburant, de devises, de médicaments, etc. l’état des infrastructures tant routières qu’immobilières est alarmant. L’inflation galope. Le pouvoir d’achat de la population s’effrite. Les secteurs de base tels que l’éducation et la santé s’arcboutent. Le peuple fuit le pays d’origine pour aller chercher là où l’herbe est encore verte.
Pour que le Burundi décolle vers le développement, le gouvernement devrait miser sur renforcement de la bonne gouvernance car, dans ce concept, on sous-entend la redevabilité, la lutte contre la corruption et l’impunité, l’établissement d’une justice équitable et inclusive.
Il faut séparer la politique de l’économie, car ce n’est pas normal qu’un haut gradé de l’armée, de la police ou un haut fonctionnaire de l ’Etat dans tel domaine s’immisce dans le commerce.
Ces experts disent qu’il est temps de stopper cette hémorragie en recadrant les insoumis pour qu’il y ait de l’ordre partout. Un arsenal de textes régissant la lutte contre la corruption a été mise en place. De même pour les institutions de lutte contre ce fléau.
Pourtant, cela ne suffit pas. L’application de ces lois et l’implication de toutes ces structures sont une impérieuse nécessité pour gagner le pari.



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