Genre

Avec un petit capital, les femmes vulnérables réinventent leur avenir

L’Association des Femmes et des Filles pour la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (AFFVBG) met en lumière ses initiatives pour aider les femmes et les jeunes filles à surmonter la pauvreté et à se construire un avenir, même avec un petit capital de départ. L’association forme ses membres à l’entrepreneuriat, à l’agriculture ? à la planification familiale… tout en luttant contre les violences basées sur le genre.

Claudine Inamuco, représentante légale de l’Association des Femmes et des Filles pour la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (AFFVBG), indique que son organisation réfléchit et met en œuvre des initiatives permettant aux femmes vulnérables de progresser et de renforcer leur autonomie grâce à un petit capital.

 

A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme célébrée le 8 mars et qui marque le mois de la femme, Claudine Inamuco, représentante légale de l’Association des Femmes et des Filles pour la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (AFFVBG) a tenu une conférence de presse pour présenter les actions de son organisation en faveur des femmes vulnérables. Cette activité a eu lieu à Bujumbura le 17 mars 2026. Pour Mlle Inamuco, l’objectif était de répondre à la question : « De quelle manière une femme peut-elle progresser grâce à un petit capital ? » Elle a expliqué que l’association accompagne particulièrement les femmes démunies et les jeunes filles en leur apprenant à développer et gérer leurs projets. L’objectif est de prévenir les violences faites aux femmes souvent liées à la pauvreté. Selon elle, « beaucoup de violences surviennent lorsque les femmes ne peuvent pas subvenir à leurs besoins et se retrouvent dans des situations qui génèrent des problèmes pour elles-mêmes et pour leurs enfants ».

Pour lutter contre ces difficultés, l’association a mis en place un système de cotisation accessible. « Nous avons commencé avec un petit capital de 500 BIF, que les membres se prêtent une fois par semaine », a-t-elle expliqué. Au départ, l’association comptait 70 femmes. Aujourd’hui, elle regroupe plus de 1 500 membres. Ces femmes viennent de différentes catégories sociales : les Batwa, les mères célibataires, etc.

Les activités de l’association sont variées

Mlle Inamuco a précisé que les Batwa sont formés pour mieux s’organiser et améliorer leurs conditions de vie. Elle a également insisté sur la sensibilisation des femmes à la planification familiale, afin de réduire les grossesses non désirées et les abandons scolaires. L’association accompagne aussi les jeunes filles qui ont dû interrompre leurs études à cause des grossesses ou d’autres difficultés. Nous nous demandons toujours : ces jeunes filles n’ont-elles pas de rêves ou si elles n’ont pas quelque chose qu’elles peuvent accomplir, a-t-elle souligné. Elle a ajouté que l’objectif est de montrer que même après une maternité précoce ou non désirée, elles peuvent reprendre le contrôle de leur vie et préparer l’avenir de leurs enfants.

Par ailleurs, l’AFFVBG forme les femmes et les jeunes filles à différents métiers : agriculture, couture, poterie, artisanat, informatique. Les membres sont également initiées à la création des jardins potagers. Cela permet aux femmes de cultiver des légumes comme les amarantes, les choux et les carottes même sur de petites parcelles. Cette pratique contribue à améliorer l’alimentation familiale et à prévenir les maladies liées à la malnutrition.

En plus de l’agriculture, l’association accompagne les femmes dans la commercialisation de leurs produits et dans le développement des microprojets, afin qu’elles puissent générer des revenus et améliorer leur autonomie.

Mlle Inamuco a insisté sur l’impact positif de ces actions : « Les femmes ne passent plus leurs journées à chercher de l’argent dans la rue ou dans des activités improductives. Elles peuvent désormais subvenir aux besoins de leur famille et participer activement à l’éducation de leurs enfants. » Actuellement, l’AFFVBG observe une réduction des violences liées à la pauvreté grâce à ces initiatives. « Les femmes échangent entre elles, partagent leurs expériences et constatent les changements positifs dans leur vie », a-t-elle expliqué. L’AFFVBG a été créée en 2023. Elle intervient principalement dans la province élargie de Burunga ainsi que dans les anciennes provinces de Cibitoke, Bubanza et Mwaro.

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A propos de l'auteur

Gilbert Nkurunziza.

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