Agriculture

FOMI-Imbura : Complet et réduisant l’acidité du sol

La société « Fertilisants Organo-Minéraux » (FOMI-Imbura) a introduit un nouveau engrais qui contient plus d’éléments dont la plante a besoin par rapport aux autres engrais chimiques dont on avait l’habitude d’utiliser.   Helménégilde Manyange, Directeur de la Recherche chez FOMI-Imbura explique que ce produit est une formule initiée pour éviter le mélange de différents types d’engrais chimiques et ainsi obtenir un engrais complet

Cet engrais porte le même nom que la société qui l’a produit (FOMI-Imbura). Selon Hélménégilde Manyange, directeur de la recherche au sein de cette société, ce fertilisant est composé pour une partie de l’engrais chimique et pour une autre de la fumure organique. Il contient aussi un élément qui ne faisait pas partie de la composition des engrais chimiques, en l’occurrence la chaux agricole. Ainsi, cet engrais est constitué de 5 éléments dont l’azote (N), le Phosphore (P), le potassium (K), le magnésium (Mg) et le calcium (Ca).

La production journalière est estimé entre 100 et 150 tonnes

«Nous avons pensé à cette composition organo-minérale en observant les besoins des cultures», indique-t-il. Selon lui, celui qui a l’intention de fertiliser son champ pour la culture du haricot, il mélangeait le DAP, et le KCl. Pour le moment, on ne va plus utiliser le NPK. Pour avoir le NPK, on mélangeait les différents types d’engrais. 

Les éléments dont la culture a besoin

Les cultures n’ont pas besoin des mêmes éléments et en mêmes quantités. H.Manyange explique que pour le moment cet engrais va remplacer le DAP qu’on avait l’habitude d’utiliser. FOMI-Imbura a une valeur ajoutée par rapport au DAP. Celui-ci est composé de deux éléments à savoir : le phosphore et l’azote alors que le nouvel engrais contient les trois éléments majeurs dont la culture a besoin (azote, phosphore et potassium). A cela s’ajoutent d’autres éléments secondaires comme le calcium, le magnésium, le zinc et le cuivre. 

Le Directeur de la Recherche chez FOMI informe que le DAP avait toujours besoin de compléments pour qu’il puisse être considéré comme un engrais complet. Pour le haricot par exemple, on a besoin d’ajouter le KCl et pour le riz le NPK. Mais pour le nouvel engrais, c’est le NPK qu’on pourra utiliser uniquement pour le haricot et le maïs. On pourra aussi l’utiliser pour rentabiliser la pomme de terre en y ajoutant des compléments organo-minéraux fabriqués aussi par cette usine.

Valeur ajoutée de FOMI

On avait l’habitude d’utiliser le NPK, importé 100% engrais chimique, le DAP, le KCl et l’Urée. H.Manyange fait savoir que pour le moment, le nouvel engrais contient presque tous les éléments qu’on trouvait dans trois ou quatre types d’engrais chimiques. Cette fois-ci, ce n’est pas l’agriculteur qui va faire le mélange pour avoir la formule dont il a besoin pour ses champs.  « Nous avons fait un mélange pour avoir le NPK que la culture a besoin. Si l’agriculteur veut fertiliser le haricot avec le DAP et le KCl, il achetait un sac de DAP, un sac de KCl pour avoir la formule dont il a besoin. Mais pour le moment, il va acheter un seul sac qui contient tous les éléments dont la culture a besoin » rassure-t-il. Cet engrais contient aussi la fumure organique qui est très importante à voir le rôle qu’elle joue en matière agricole. Il explique que la fumure organique ne détruit pas le sol. Elle a la capacité de retenir un peu l’eau du sol. Il précise que FOMI-imbura contient de la chaux agricole qui va servir de nourriture de base que la plante va utiliser pour grandir. Le sol burundais étant en général très acide, M.Manyange informe que la  chaux agricole va corriger au moins l’acidité du poquet où on va mettre la graine. Les premiers racines vont trouver directement le calcium et le magnésium dont la plante a besoin comme nourriture.  

La matière première utilisée

FOMI-Imbura est fait d’une part d’engrais chimiques (DAP et KCl) parce qu’il y a de la matière première qui n’est pas disponible au Burundi pour avoir une quantité d’azote et de phosphore nécessaire. Une autre partie est composée de la bouse de vache et enfin de la chaux agricole provenant des pierres dolomitiques exploitées dans un site qui se trouve dans la commune de Bukemba en province de Rutana et qui sont broyées pour obtenir de la chaux. La production journalière de ce nouvel engrais est estimée entre 100 et 150 tonnes.

Cette production va augmenter au fur du temps. Selon Manyange, tous les employés de cette société sont nouveaux et sans expérience confirmée. Ils ont été formés sur le tas. Il espère qu’ils vont encore améliorer la capacité de travailler pour maximiser la production de l’usine. Il informe que la coupure du courant électrique de la Regideso handicape aussi le bon déroulement des activités. En cas de coupure de courant, c’est un groupe électrogène de 1000 KVA d’une consommation de 200 litres /h qui est utilisé.

Contribution en devises de FOMI

La quantité produite sera vendue localement. Cela va permettre au trésor public d’économiser les devises qui étaient utilisées dans l’importation de l’engrais chimique. Pour le moment, les devises dont on aura besoin c’est 50% des devises qu’on demandait à l’Etat pour faire l’importation de cet engrais. « FOMI aura participé à l’économie des devises parce que s’il demandait un million de dollars, il va demandait la moitié », ajoute-t-il. 

Importance de FOMI par rapport à l’environnement

Les scientifiques ont prouvé que l’engrais chimique participe d’une manière ou d’une autre à l’augmentation de l’acidité du sol. Pour le moment, l’utilisation de FOMI-Imbura va réduire la quantité de l’engrais chimique qui était utilisé en faveur de la fumure organique qui ne participe pas à l’acidification du sol. 

Quant au lancement officiel de ce nouvel engrais, le Directeur de la Recherche tranquillise que sa société soit en communication avec le ministère ayant l’agriculture dans ses attributions sur ce sujet. Il espère qu’avec la prochaine saison culturale A, on pourra commencer l’utilisation de FOMI-Imbura. Selon lui, les premiers résultats des recherches effectuées dans différentes provinces du pays sont déjà tombés. FOMI a commencé à produire le nouvel engrais au mois de février 2019. 

A propos de l'auteur

Bonith Bigirindavyi.

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Un commentaire
  • NIYOKINDI Valère dit :

    C’est très important pour les paysans burundais qui utilisaient les anciens types d’engrais, des fois qui nécessitaient leur mélanges par les utilisateurs ce qui les compliquait . Aussi, les engrais n’étaient pas livrés toujours à temps par rapport aux saisons culturales au Burundi. Tantôt se remarque la disponibilité de certains types d’engrais et les autres retardent, tantôt la dolomie retarde.
    Espérons alors que le FOMI va corriger tout ce qui n’allait pas très bien avec l’ancien engrais importé.
    Mais, j’ai vu que l’engrais Fomi-imbura est constitué de plusieurs matières y compris la bouse des vaches, alors que cette bouse, est utilisée directement par l’éleveur de la vache en question, est-ce qu’ils se sont rendus compte chez FOMI, qu’ils trouveront toujours de la bouse pour assurer la fabrication des engrais suffisants? Ou alors ils ont un projet chez eux d’élevage des vaches?

    Merci.

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