Le Corridor Central a accordé un appui financier de 200 mille USD au Burundi pour la construction de la clôture du port sec de Kwala. Ce port sec est situé sur un terrain de 10 hectares concédé par la Tanzanie au Burundi. Cet engagement constaté chez les partenaires, les pays de la sous-région et les populations est fortement apprécié par les usagers des ports.

Me Flory Okandju, Secrétaire exécutif du Corridor Central : « Le Corridor Central a appuyé le Burundi dans la construction de la clôture du port sec de Kwala à hauteur de 200 mille USD ».
« La construction d’un port sec à Kwala vise non seulement à désengorger le port de Dar-es-Salaam, mais aussi à faire de Kwala un centre de consolidation du fret burundais, congolais et de tous les autres pays membres du Corridor Central », a déclaré Me Flory Okandju, Secrétaire exécutif du Corridor Central.
C’était jeudi le 2 septembre 2025 lors d’une visite de courtoisie au Burundi. Il en a profité pour faire le point sur l’état d’avancement du projet tripartite de construction du chemin de fer à écartement standard (SGR) reliant la Tanzanie, le Burundi et la République Démocratique du Congo (RDC).
Il s’est réjoui que le Burundi soit le premier pays à développer le port sec de Kwala considéré comme une plateforme logistique stratégique pour faciliter l’acheminement du fret burundais depuis Dar-es-Salaam jusqu’à Bujumbura.
Du soutien technique à l’appui financier
Me Flory Okandju a rappelé que la première étape franchie par le gouvernement burundais a été la réalisation des études de faisabilité pour évaluer la viabilité économique du port sec. Le Corridor Central a contribué à ces études à hauteur de 60 mille USD.
Ensuite, la construction de la clôture du site a été lancée. Le financement a transité par les comptes du Corridor Central.
Et de préciser : « Le gouvernement burundais a mobilisé des fonds, mais le Corridor Central a également apporté un appui conséquent pour accompagner cette vision de désenclavement. »
A ce soutien initial s’est ajoutée une contribution de 40 mille USD pour la supervision des travaux. Enfin, 100 mille USD ont été mobilisés pour finaliser la construction de la clôture, soit un budget total de 200 mille USD.
Un projet à portée régionale
« Lorsqu’un gouvernement s’implique financièrement, cela démontre une volonté politique forte de concrétiser le projet », affirme Me Flory Okandju.
Il a également souligné l’engagement interétatique autour de ce projet. Pour lui, les accords nécessaires ont été signés pour permettre l’implantation du port sec sur le sol tanzanien.
Le patron du Corridor Central indique que les partenaires sont enthousiasmés par les retombées potentielles, dont la création d’emplois, la mobilisation des recettes publiques, le désenclavement régional et la croissance économique pour la Tanzanie, le Burundi, la RDC et d’autres pays membres du Corridor Central.
Le Secrétaire Exécutif du Corridor Central confirme que les opérateurs économiques et les populations locales attendent avec impatience la réalisation complète du projet.
Des retombées économiques concrètes pour les importateurs
Pour Floribert Nzoyihera, président de l’Association burundaise des agences en douane et transitaires (ABADT), le temps est un facteur déterminant dans la chaîne logistique.
« Ce qui rend une marchandise plus coûteuse, c’est le temps. Plus elle met beaucoup de temps à arriver, plus elle engendre des frais supplémentaires qui se répercutent sur le prix final », fait-il remarquer.
M.Nzoyihera considère donc l’établissement d’un port sec à Kwala dédié en grande partie au Burundi comme une avancée majeure. Situé à seulement 80 km de Dar-es-Salaam, ce port permettra une réduction significative des distances, de la consommation de carburant et surtout des embouteillages qui ralentissent actuellement les opérations au port de Dar-es-Salaam.
« Aujourd’hui, entrer et sortir du port de Dar-es-Salaam peut prendre plus d’une journée. Grâce au port sec de Kwala, le temps d’embarquement sera réduit tout comme les procédures administratives », souligne-t-il.
M.Nzoyihera affirme que le coût d’acheminement des marchandises jusqu’à Bujumbura va considérablement baisser. Alors qu’un camion mettait auparavant 3 à 4 jours pour atteindre Bujumbura, le trajet se fera désormais en moins de 3 jours. Ce qui permettra d’augmenter la fréquence des rotations de deux à probablement trois par trimestre.




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