Le CFP Gitega est confronté au manque de consommables en suffisance. Cela fait que les apprenants ne maîtrisent pas les connaissances apprises en classe. Le responsable de cette école demande au gouvernement d’injecter des fonds suffisants dans l’enseignement des métiers, pour valoriser ce secteur, car il est prometteur.
Le manque de consommables nécessaires pour bien maîtriser les connaissances apprises en classe constitue un défi majeur auquel les élèves du Centre de Formation Professionnel (CFP) de Gitega sont confrontés, déplorent le 13 janvier 2026 Benjamin Harerimana, directeur dudit CFP.
« Nous avons un effectif d’enseignants suffisant. Tous les cours sont dispensés dans toutes les filières. Pourtant, le manque de consommables suffisants crève les yeux », explique Harerimana. Selon lui, les apprenants ont besoin par exemple de tissus pour bien pratiquer le métier de couture.
C’est de même pour les élèves des filières soudure et transformation agroalimentaire. Ils ont besoin de la matière première pour produire des fenêtres, des portes, des lits, de jus, etc.
La pratique, incontournable pour valoriser la science
Harerimana explique que la pratique est très importante, car cela fait que l’apprenant approfondisse la matière apprise en classe. Il devient plus performant.
Pour le moment, le CFP Gitega utilise les moyens financiers qui proviennent du minerval payé par les élèves. Un élève du CFP paie 10 000 FBu par trimestre. Celui du CEM ou du CFA paie 5000 FBu par trimestre.
Il utilise également des fonds provenant de la vente des produits fabriqués par les élèves pendant la pratique. Ces derniers sont à titre illustratif les habits confectionnes par les apprenants de la filière couture et les portes ainsi que les fenêtres fabriquées par ceux de la filière soudure, etc.
Les moyens mobilisés insuffisants
Pourtant, Harerimana laisse entendre que les moyens financiers restent insuffisants. C’est pour cela qu’il demande au gouvernement et à ses partenaires d’injecter des fonds suffisants dans l’enseignement des métiers pour promouvoir ce secteur.
Selon lui, la raison est qu’actuellement ceux qui ne connaissent aucun métier se trouvent dans des conditions de vie innommables. Harerimana affirme que les artisans se débrouillent bien dans la vie. Ils trouvent facilement de l’emploi par rapport à ceux qui ont fait l’enseignement général. Ils sont même mieux payés.
L’enseignement des métiers méprisé auparavant
Il argue qu’auparavant, les apprenants et leurs parents ne se souciaient pas de l’enseignement des métiers. C’était un secteur réservé aux élèves qui affichaient une certaine faiblesse en classe.
Nonobstant, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il fait même remarquer que le gouvernement compte même mettre en place un institut supérieur pour ceux qui ont terminé les CFP pour leur permettre de décrocher un diplôme universitaire.
Ceux qui terminent les CEM vont passer un test qui leur permettra d’avoir accès aux CFP toujours dans l’optique de valoriser l’enseignement des métiers.
Les apprenants ravis
Les apprenants qui se sont entretenus avec Burundi Eco se réjouissent des connaissances acquises au CFP Gitega. Ils font remarquer que la raison pour laquelle ils ont préféré continuer leurs études dans l’enseignement des métiers est que l’acquisition d’un emploi devient facile après leurs études. Ils indiquent que leurs aînés travaillent dans des restaurants VIP, dans des garages, dans des maisons de couture, etc.
Certains ont même créé leurs propres emplois. Ils ne regrettent pas d’avoir choisi ce secteur, car il est prometteur.
Harerimana ajoute que le CFP Gitega est doté de trois catégories. Il s’agit du Centre de Formation Professionnel (CFP), du Centre d’Enseignement des Métiers (CEM) et du Centre de Formation Artisanal (CFA). Le CFP est constitué de 2 filières, à savoir la mécanique automobile et la transformation agroalimentaire.
Le CEM et le CFA sont constitués de 6 filières dont la mécanique automobile, la transformation agroalimentaire, la soudure, l’électricité, la télécommunication et la couture.
Au CFP, on accueille les élèves qui ont réussi le concours national tandis au CEM on accueille ceux qui ont échoué au concours national. Le CFA est réservé aux apprenants qui ont terminé la 6ème année, la 7ème année et la 8ème année.
Et de conclure que le CFP Gitega compte 365 élèves, dont 287 garçons et 78 filles.




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